"On
ne guérit jamais de son enfance,
On
apprend juste à vivre avec ses fantômes."
Delphine
de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit
"On
ne guérit jamais de son enfance,
On
apprend juste à vivre avec ses fantômes."
Delphine
de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit
Elle rêve
parfois d’un homme à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m’aimer ? Avec
toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui
connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n’aurait pas peur des larmes
derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes. Un homme qui saurait.
Mais les
gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie
vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent,
comme les pôles identiques de deux aimants. Il y a longtemps qu’elle le sait.
Delphine
de Vigan
"
Dans les livres, il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour
montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des
parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute,
comme des tableaux. Mais dans la vie il n'y a rien, pas de titre, pas de
pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements
fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie, on est tout seul avec son
costume, et tant pis s'il est tout déchiré".
Delphine de Vigan
" Il
y a dans la relation Amoureuse
Une forme
de férocité infuse et inépuisable. "
Delphine
de Vigan - Les heures souterraines
" Comment
avez-vous aimé ? N'avez-vous jamais regardé une Femme, avec insistance, pour
qu'elle vous regarde aussi ? N'avez-vous jamais suivi une femme dans la rue, en
espérant qu'elle se retourne ou qu'elle s'arrête ? N'avez-vous jamais rêvé de
rencontrer une femme en achetant un pyjama, en descendant votre poubelle, ou au
fond d'un bar désert ? N'avez-vous jamais désiré une histoire comme on en voit
dans les films, cette facilité, cette évidence ? N'avez-vous jamais cherché à
lire le hasard, à détourner les coïncidences ? N'avez-vous jamais imaginé des
retrouvailles fortuites, des dialogues spirituels, et la violence du désir ? "
Delphine
de Vigan (Les jolis garçons)
Dans la
vie il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien : il
est impossible d'arrêter de penser. Quand j'étais petite je m'entraînais tous
les soirs, allongée dans mon lit, j'essayais de faire le vide absolu, je
chassais les idées les unes après les autres, avant même qu'elles deviennent
des mots, je les exterminais à la racine, les annulais à la source, mais
toujours je me heurtais au même problème : penser à arrêter de penser, c'est
encore penser. Et contre ça on ne peut rien.
Delphine
de Vigan
No et moi
Elle rêve parfois d'un homme à qui elle demanderait :
Est-ce que tu peux m'aimer ?
Avec toute sa vie fatiguée derrière elle,
Sa force et sa fragilité.
Un homme qui connaîtrait le vertige,
La peur et la joie.
Un homme qui n'aurait pas peur
De ses larmes derrière son sourire,
Ni de son rire dans les larmes.
Un homme qui
saurait.
Delphine
de Vigan
Les
heures souterraines
"L'amour
finit toujours par se transformer en cicatrice, plus ou moins vaste, plus ou
moins silencieuse. La question n'est pas de savoir si l'amour est supportable
ou non. La question est de savoir si l'on se protège ou si l'on s'expose. Si
l'on vit à l'abri ou à découvert. Si l'on est prêt à porter sur soi la trace de
nos histoires, à même la peau."
Delphine
de Vigan
"Dans
la vie il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien :
il est impossible d'arrêter de penser. Quand j'étais petite je m'entraînais
tous les soirs, allongée dans mon lit, j'essayais de faire le vide absolu, je
chassais les idées les unes après les autres, avant même qu'elles deviennent
des mots, je les exterminais à la racine, les annulais à la source, mais
toujours je me heurtais au même problème: penser à arrêter de penser, c'est
encore penser. Et contre ça on ne peut rien."
Delphine
de Vigan, No et moi
Elle va
avoir trente ans, elle est jolie quand elle y prête attention, parfois on se
retourne sur elle, on la dévisage, parfois elle est grise, on ne la voit pas.
On dit qu'elle est douce, fantasque, un peu sauvage. Qu'il y a dans son regard,
quand elle se tait, quelque chose qui met à nu. Que parfois sa voix se brise,
quand elle rit. Elle n'a aimé qu'un homme.
Delphine
de Vigan (Les jolis garçons)
Elle rêve
parfois d’un homme à qui elle demanderait : est-ce que tu peux m’aimer ? Avec
toute sa vie fatiguée derrière elle, sa force et sa fragilité. Un homme qui
connaîtrait le vertige, la peur et la joie. Qui n’aurait pas peur des larmes
derrière son sourire, ni de son rire dans les larmes. Un homme qui saurait.
Mais les
gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie
vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent,
comme les pôles identiques de deux aimants. Il y a longtemps qu’elle le sait.
Delphine
de Vigan
" Ce
sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres, aux morts comme aux
vivants. Ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons
l’écho, des fidélités silencieuses. Ce sont des contrats passés le plus souvent
avec nous-mêmes. Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et
les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves ".
Delphine de Vigan
"
Dans les livres, il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour
montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des
parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute,
comme des tableaux. Mais dans la vie il n'y a rien, pas de titre, pas de
pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements
fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie, on est tout seul avec son
costume, et tant pis s'il est tout déchiré".
Delphine de Vigan