Il y a des nuits qui passent en quelques heures…
Et d’autres qui semblent durer une
éternité.
Il y a ceux qui ferment les yeux en laissant derrière eux les soucis
De la journée,
certains que demain sera simplement un autre jour.
Et puis il y a ceux qui, lorsque le monde s’endort,
Commencent leur véritable combat.
Ceux qui
restent éveillés avec leurs pensées.
Ceux qui
recomptent les souvenirs.
Ceux qui
revivent une conversation, un regard, une absence.
Ceux qui cherchent désespérément une réponse à
Une question qui n’en aura peut-être
jamais.
Il y a ceux qui regardent le plafond dans le silence,
Parce que le silence est parfois le seul endroit où
Tout ce qu’on retient pendant la journée finit par sortir.
La nuit,
personne ne demande si ça va.
Personne
ne voit les larmes.
Personne
n’entend les soupirs.
Personne ne sait combien de fois un cœur peut se briser
En silence sans que cela ne se
voie au matin.
Alors si tu croises demain quelqu’un qui sourit, qui travaille,
Qui plaisante, qui semble aller parfaitement bien…
Ne sois pas trop rapide à croire que sa vie est
légère.
Peut-être qu’il a simplement appris à porter ses
Tempêtes sans faire de bruit.
Parce
qu’on ne voit pas toujours les batailles les plus difficiles.
Certaines se livrent derrière une porte fermée,
Dans une chambre plongée dans le noir,
Au milieu d’une nuit que personne d’autre
Ne trouve particulièrement longue.
Et parfois, le simple fait de se lever
Le matin est déjà une victoire.
Alors
soyons doux.
Avec les
autres.
Avec
leurs silences.
Avec
leurs absences.
Avec
leurs sourires parfois fatigués.
Parce qu’on ne sait jamais quelle nuit quelqu’un est en train de traverser…
Ni depuis
combien de temps il attend simplement que le jour se lève.





