jeudi 19 mars 2026

Les Gens Croient Qu'ils sont Libres

 




Le Désir de Vivre

 




Les Lézards

 



 

Les lézards des murailles disparaissent de nos villages

 Chaque fois qu'un mur en pierres sèches est rejointoyé au ciment.

 

Ces petits reptiles gris-brun aux flancs tachetés vivent dans les fissures des vieux murs, des murets de jardin et des tas de pierres depuis des générations. Ils sont strictement protégés par la loi française (arrêté du 19 novembre 2007) — les détruire, les capturer ou détruire leur habitat expose à 150 000 € d'amende. La plupart des maçons et des propriétaires qui rebouchent les joints d'un vieux mur ignorent qu'ils condamnent une colonie entière.

 

Un lézard des murailles adulte consomme chaque jour des dizaines d'araignées, moustiques, pucerons, fourmis et petits coléoptères. Là où ils vivent en nombre, les terrasses sont naturellement débarrassées des insectes rampants sans aucun produit. Ils régulent aussi les populations de tiques en mangeant les larves sur les murets où les rongeurs passent.

 

Ce que nous devons faire pour les protéger :

- Ne JAMAIS rejointoyer un mur en pierres sèches au ciment sans vérifier la présence de lézards (obligation légale).

- Conserver les tas de pierres, tuiles cassées et vieux bois en bordure de jardin — ce sont leurs refuges et sites de ponte.

- Laisser au moins une face de mur exposée plein sud sans végétation dense (ils ont besoin de chaleur pour réguler leur température).

- Ne pas utiliser d'insecticides en bordure de murets — empoisonnement indirect par les proies contaminées.

 

Chaque fissure dans un vieux mur est un appartement occupé depuis des décennies par la même lignée. Un mur rejointoyé est un immeuble rasé.

La pierre sèche respire, isole, et abrite

 le ciment ne fait aucune de ces trois choses.

 

En Attendant et Pendant Le Printemps

 




La vie est la courte distance entre deux vides

 




La vie est la courte distance entre deux vides. On gesticule pour la remplir. On traîne pour l’étirer. On voudrait qu’elle s’éternise. On s’invente même parfois des doubles vies. On respire et on ment. On regarde sans voir. On veut profiter de tout et tout glisse entre les doigts. On aime et c’est déjà fini. On croit au futur et le passé est déjà là. On est si vite oublié. On ne veut pas perdre, et lorsque vient la fin, on refuse de baisser les paupières. On refuse la poignée de terre sur notre peau glacée. Il faut pourtant savoir lâcher prise.


Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt.

Les Evènements ...

 


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