dimanche 22 février 2026

Cette nuit-là j'ai haï la société et ses horaires qui crucifient les âmes nomades.

 



 

A plus de 80 ans, mon père malade s'était levé dans le milieu de la nuit, paniqué, persuadé d'avoir oublié de rejoindre son poste à l'usine. Une détresse sans appel creusait ses yeux. Cette nuit-là j'ai haï la société et ses horaires qui crucifient les âmes nomades.


Les Ruines du ciel de Christian Bobin.

Aimer lire…

 



Lire, cela s’apprend à l’école.

Aimer lire…

Le temps de lire est toujours du temps volé. 

(Tout comme le temps d’écrire, d’ailleurs, ou le temps d’aimer.)

Volé à quoi ?

Disons, au devoir de vivre.

C’est sans doute la raison pour laquelle le métro – symbole rassis dudit devoir – se trouve être la plus grande bibliothèque du monde.

Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre.

Si on devait envisager l’amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s’y risquerait ? Qui a le temps d’être amoureux ? A-t-on jamais vu, pourtant, un amoureux, ne pas prendre le temps d’aimer ?

Je n’ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n’a pu m’empêcher de finir un roman que j’aimais. La lecture ne relève pas de l’organisation du temps social, elle est comme l’amour, une manière d’être.

La question n’est pas de savoir si j’ai le temps de lire ou pas (temps que personne, d’ailleurs, ne me donnera), mais si je m’offre ou non le bonheur d’être lecteur.


Daniel Pennac, Comme un roman (1992).

 

Pour Moi ne Compte que Ceux ....

 




C'était Beau tant que cela a Duré

 




L'image du Jour

 




La folie est une ivresse sans fin,

 


La folie est une ivresse sans fin, 

où la joie,  les délices, les enchantements

 Se renouvellent sans cesse.


Érasme

Photos Charme Sensuelle

 



Frissons d’Ombre et de Lumière

 

Là où la lumière effleure la peau, le désir s’éveille. Ombres et reflets dessinent les courbes, dévoilent sans tout dire, suggèrent plus qu’ils ne montrent. Un frisson glisse, s’attarde sur une hanche, s’évapore dans le creux d’une clavicule offerte.

 

Le noir et blanc sublime, attise les sens, capture l’instant où le souffle se suspend, où les lèvres entrouvertes murmurent une promesse. Le jeu est silencieux, mais le corps parle… une invitation, un vertige, une brûlure douce entre ombre et lumière.


La contemplation du corps de la Femme doit être

Une réponse rassurante à l'angoisse du monde.

 

Lucien Clergue

Artiste, Photographe (1934 - 2014)