Derrière
la Fenêtre
Il y a
des jours où je reste là,
Simplement
assis derrière une fenêtre.
Je
regarde dehors sans vraiment savoir ce que je cherche.
Qu’il
pleuve, qu’il neige,
Que
l’automne dépose ses couleurs sur les chemins
Ou que
l’été fasse chanter les oiseaux,
Je
regarde.
Derrière
la vitre, le monde continue.
Les
arbres bougent doucement sous le vent,
Les
forêts de sapins s’étirent jusqu’à l’horizon,
Les
nuages passent sans demander leur chemin.
Et moi,
je cherche encore l’inspiration.
Peut-être
une réponse.
Peut-être
un signe.
Peut-être
simplement cette petite chose invisible
Qui
pourrait me souffler de quel côté aller.
Parce qu’avec le temps, on comprend
Que l’on ne sait jamais vraiment
Où les
chemins de la vie vont nous conduire.
Il y a
ceux que l’on emprunte avec confiance,
Ceux que
l’on prend parce qu’il le faut,
Et puis il y a ceux que l’on
Abandonne en cours de route
Par
fatigue, par peur ou simplement
Parce que
la vie nous a un peu cabossés.
Alors
parfois, on reste derrière sa fenêtre.
On
regarde vivre les autres.
On
regarde passer les saisons.
On
regarde l’horizon en se demandant
Si
quelque chose nous attend encore quelque part.
Et
pourtant…
Il suffit
parfois de presque rien.
Un rayon
de soleil sur le vieux parquet.
Le parfum
de la pluie.
Le chant
d’un oiseau.
Un café
encore chaud entre les mains.
Un
souvenir qui revient sans prévenir.
Et
soudain, on se rappelle que le bonheur
n’a
jamais promis de faire beaucoup de bruit.
Il se
cache souvent dans les petites choses,
Dans ces
instants que nous ne remarquons même plus
Parce que nous sommes trop occupés à
Attendre quelque chose de plus grand.
Alors je
regarde encore une fois l’horizon.
Ces
forêts de sapins que je connais si bien.
Et je me
dis que peut-être, finalement,
je n’ai
pas besoin de savoir où aller.
Peut-être qu’il faut simplement
Recommencer à avancer.
Doucement.
À son
rythme.
Avec ses
blessures, ses souvenirs, ses doutes,
Mais aussi avec cette petite lumière
Qui refuse obstinément de s'éteindre.
Car la
vie n’est pas toujours un grand soleil.
Elle est
aussi faite de brouillard, de pluie, de nuits longues
Et de
matins où l’on n’a pas vraiment envie de se lever.
Mais
derrière chaque fenêtre,
Il existe
toujours un dehors.
Un
chemin.
Un
horizon.
Une
possibilité.
Et
peut-être même un bonheur que l’on n’attendait plus.
Alors
aujourd’hui,
Je vais
peut-être faire quelque chose de tout simple.
Je vais
ouvrir la fenêtre.
Laisser
entrer l’air frais.
Respirer
profondément.
Et faire
un pas.
Pas pour
courir après le bonheur.
Juste
pour lui laisser une chance de me trouver.
Parce que
parfois, le bonheur n’est pas au bout du chemin.
Il
commence simplement
Au moment
où l’on ose ouvrir la fenêtre.
L'image qui ma donné l'idée de ce texte
" Il faut
parfois ouvrir la fenêtre de son cœur
pour
laisser entrer ce que la vie n’osait plus nous Offrir. "
Ours du Forez 63
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Septembre 2026
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