" On peut s'éprendre d'une Femme
Pour une manière de ramener
Ses cheveux sur sa nuque,
Pour la négligence dans sa voix,
Ou la lumière sur ses mains.
Pour une raison aussi simple,
On abandonne le tout de sa vie. "
Christian
Bobin
" On peut s'éprendre d'une Femme
Pour une manière de ramener
Ses cheveux sur sa nuque,
Pour la négligence dans sa voix,
Ou la lumière sur ses mains.
Pour une raison aussi simple,
On abandonne le tout de sa vie. "
Christian
Bobin
La
solitude nous amène vers la plus simple lumière : nous ne connaîtrons jamais
d'autre perfection que celle du manque. Nous n'éprouverons jamais d'autre
plénitude que celle du vide, et l'amour qui nous dépouille de tout est celui
qui nous prodigue le plus.
Christian
Bobin
Il n'y a
pas plus grande joie
De
connaître quelqu'un
Qui voit
le même monde que vous.
C’est
apprendre que l’on n’était pas fou.
Christian
Bobin
Chaque
Personne, Hommes, Femmes, Mérite son Quelqu’un.
" La
vraie force, c’est celle qui sait prendre soin de la fragilité. Être fort, ce
n’est pas écraser les autres sous le poids de ses certitudes ou de ses
ambitions. Être fort, c’est être capable de douceur dans un monde qui ne l’est
pas. C’est accueillir le doute, le vide, le silence, et continuer d’avancer,
sans jamais céder à l’amertume. La vraie force est invisible, elle se niche
dans les gestes simples, dans les regards bienveillants, dans la patience des
jours ".
Christian
Bobin
"Le
cœur a besoin de lenteur, de secret, d’attention, de patience, toutes matières
qui sont aujourd'hui plus rares que l'or et enfouies bien plus
profondément".
Christian
Bobin.
Pour s'éprendre d'une Femme,
Il faut qu'il y ait en elle un désert,
Une absence, quelque chose qui
Appelle la tourmente, la jouissance.
Une zone de vie non entamée dans sa vie,
une terre non brûlée,
Ignorée d'elle-même comme
de vous.
Christian
Bobin
La part
manquante
Ma vie
s’était passée dans les livres, loin du monde, et j’avais, sans le savoir fait
avec mes lectures ce que les oiseaux par instinct font avec les branches nues
des arbres : ils les entaillent et les triturent jusqu’à en détacher une
brindille bientôt nouée à d’autres pour composer leur nid.
Christian
Bobin
Pour s'éprendre d'une Femme,
Il faut qu'il y ait en elle un désert,
Une absence, quelque chose qui appell
La tourmente, la jouissance.
Une zone de vie non entamée dans sa vie,
une terre non brûlée, ignorée
D'elle-même comme
de vous.
Christian
Bobin
La part
manquante
"
L'amour du temps perdu. Le temps perdu est comme le pain oublié sur la table,
le pain sec. On peut le donner aux moineaux. On peut aussi le jeter. On peut
encore le manger, comme dans l'enfance le pain perdu : trempé dans du lait pour
l'adoucir, recouvert de jaune d'oeuf et de sucre, et cuit dans une poêle. Il
n'est pas perdu, le pain perdu, puisqu'on le mange. Il n'est pas perdu, le
temps perdu, puisqu'on y touche à la fin des temps et qu'on y mange sa mort, à
chaque seconde, à chaque bouchée. Le temps perdu est le temps abondant,
nourricier. "
Christian
Bobin - La part manquante
" Ceux que j'aime.
Je ne leur demande que d'être libres de moi...
Et ne
jamais me rendre compte...
De ce
qu'ils font ou de ce qu'ils ne font pas...
Et de ne
jamais exiger une telle chose de moi...
L'amour
ne va qu'avec la liberté.
La
liberté ne va qu'avec l'amour".
Christian
Bobin
J'aime
appuyer ma main sur le tronc d'un arbre devant lequel je passe, non pour
m'assurer de l'existence de l'arbre, dont je ne doute pas, mais de la mienne.
Christian Bobin
la présence pure
"Je n'aurais pas dû entrer dans ce champ pour cueillir des coquelicots.
Je le savais, pourtant : les coquelicots, il faut les aimer avec les yeux,
Pas avec les mains. Dans les yeux, ils flambent.
Au bout des doigts, ils fanent."
(Christian
Bobin - Geai)