"L'homme qui a suffisamment de richesse intérieure
Préfère rester hors de la société, pour
N'avoir rien à donner et rien à supporter."
Arthur
Schopenhauer
"L'homme qui a suffisamment de richesse intérieure
Préfère rester hors de la société, pour
N'avoir rien à donner et rien à supporter."
Arthur
Schopenhauer
Je crois
qu'un des plus grands défis de notre humanité est de réapprendre à entendre les
signes. Avant une maladie, le murmure d'une fatigue ; avant une rupture, le
murmure d'un agacement ; avant le désastre écologique, le murmure d'une espèce.
Mais nous ne savons plus entendre que les cris. Trop pressés, il nous faut des
grondements pour comprendre. Or il suffirait de simplement réapprendre à
écouter.
Catherine
Testa
" Pour
certains esprits aveugles,
Tous les
chats se ressemblent.
Pour celui ou celle qui aime les chats,
Chacun d'eux, depuis le commencement
Des temps, est absolument
Et étrangement unique. "
Odile
Dormeuil
Vieillir
en beauté, c’est vieillir avec son cœur,
Sans
remords, sans regret, sans regarder l’heure.
Aller de
l’avant, arrêter d’avoir peur,
Car à
chaque âge se rattache un bonheur.
Vieillir
en beauté, c’est vieillir avec son corps,
Le garder
sain en dedans, beau en dehors.
Ne jamais
abdiquer devant un effort.
L’âge n’a
rien à voir avec la mort.
Vieillir
en beauté, c’est donner un coup de pouce!
À ceux
qui se sentent perdus dans la brousse,
Qui ne
croient plus que la vie peut être douce
Et qu’il
y a toujours quelqu’un à la rescousse.
Vieillir
en beauté, c’est vieillir positivement.
Ne pas
pleurer sur ses souvenirs d’antan.
Être fier
d’avoir les cheveux blancs,
Car pour
être heureux, on a encore le temps.
Vieillir
en beauté, c’est vieillir avec amour,
Savoir
donner sans rien attendre en retour,
Car où
que l’on soit, à l’aube du jour,
Il y a
quelqu’un à qui dire bonjour.
Vieillir
en beauté, c’est vieillir avec espoir,
Être
content de soi en se couchant le soir.
Et
lorsque viendra le point de non-recevoir,
Se dire
qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir !
Ne
regrette pas de vieillir.
C’est un
privilège refusé à beaucoup !
Félix
Leclerc, poète québécois.
« J’aime
être chez moi. Ma vie est très simple. Je lis beaucoup. Je regarde beaucoup de
films. J’écoute beaucoup de musique. Je promène le chien. Je cuisine avec ma
famille. Oui, je suis ennuyeux. »
Cette
citation de Cillian Murphy ? Ce n’est pas juste un sentiment. C’est ma réalité
quotidienne. Et, à vrai dire, cela me semble être le plus grand des luxes dans
notre monde hyperconnecté.
Oubliez
les images léchées des hôtels cinq étoiles ou des piscines à débordement. Pour
moi, le vrai luxe, c’est cette paix profonde que je trouve dans l’étreinte
familière de mon chez-moi. Ce n’est pas que je ne rêve jamais d’aventure, mais
le réconfort constant de mon espace personnel est une ancre, un refuge.
Chez moi,
ce n’est pas une simple adresse. C’est un état d’être.
C’est
l’arôme riche du café qui emplit le silence du matin.
C’est le
clic rassurant de la serrure qui referme le tumulte du monde.
C’est me laisser happer par un livre aimé,
Un bon disque sur la platine
Installé dans mon fauteuil préféré.
Un câlin avec mon chat
C’est la pression douce du museau de mon chien
Réclamant sa promenade, ce rythme
apaisant de mes journées.
Ce sont
les piles de livres encore vierges, promesse de mondes entiers à découvrir sans
jamais quitter mes murs.
Et oui, c’est aussi le plaisir discret d’enfiler
Mon vieux survêt le plus confortable,
Comme un drapeau levé pour proclamer :
aujourd’hui, je choisis d’être simplement moi.
Dans un
monde qui hurle pour une validation extérieure la spirale infinie des réseaux sociaux, la
course effrénée à l’accomplissement, les sirènes des vols à bas prix vers
l’ailleurs , le vrai trésor est là : dans cette permission tranquille d’être
simplement chez soi loin du monde
C’est cette capacité à suffire à soi-même dans un univers intime,
A trouver refuge et
à goûter la douceur de cette étreinte silencieuse.
Rester chez soi, ce n’est pas s’isoler.
C’est cultiver, préserver une intimité.
Ce n’est
pas la solitude, mais un choix intentionnel.
C’est cette affirmation discrète :
Je suis bien ici. Avec moi-même
"Vieillir,
c’est un art et une épreuve.
Il faut
saluer avec tendresse celui qu’on est devenu...
Et faire
la paix avec celui qu’on n’est plus.
Il faut apprendre à marcher plus lentement,
A se dépouiller des attentes, et à chérir ceux
Qui restent sans crainte de perdre encore.
Vieillir,
ce n’est pas seulement compter les années.
C’est
apprendre à dire adieu sans s’éteindre.
C’est
garder vivants, dans les plis du cœur,
ceux qui
sont déjà partis.
Et parfois, pleurer jusqu’à ce que le silence devienne
Semence pour faire naître
d’autres rêves, d’autres sourires..."
Vieillir,
ce n’est pas faiblir. C’est oser continuer."
Alejandro
Jodorowsky.
"La
vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux
; mais, lorsqu'on arrive en haut, on aperçoit tout d'un coup la descente, et la
fin, qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on
descend. A votre âge, on est joyeux. On espère tant de choses, qui n'arrivent
jamais d'ailleurs. Au mien, on n'attend plus rien... que la mort."
Guy de
Maupassant, Bel-Ami
"Je suis l'ennemi des endroits pleins de gens,
De la vanterie d'argent et de lignée,
De la prétention, des consommateurs,
Des relations éphémères et des réunions
Remplies d'hypocrisie et de mensonges."
Fiodor
Dostoïevski
"Le
meilleur pour les turbulences de l'esprit, c'est apprendre. C'est la seule
chose qui n'échoue jamais. Vous pouvez vieillir et trembler, vous pouvez
veiller la nuit en écoutant le désordre de vos veines, vous pouvez manquer
votre seul amour et vous pouvez perdre votre argent à cause d'un monstre ; vous
pouvez voir le monde qui vous entoure dévasté par des fous dangereux, ou savoir
que votre honneur est piétiné dans les égouts des esprits les plus vils, il n'y
a qu'une seule chose à faire dans de telles conditions : apprendre."
Marguerite
Yourcenar
Mon passe-temps favori,
C'est laisser passer le temps,
Avoir du temps, prendre du temps,
Perdre son temps, vivre à contre-temps.
Françoise
Sagan
Non pas
parce que les gens sont peu nombreux, mais parce que les âmes comme la nôtre
sont rares, et parce que certains cœurs sont faits pour la solitude plutôt que
pour la foule.
Il existe
un type de personne qui a du mal à trouver sa place parmi les autres. Elle peut
passer de longs moments en leur compagnie, et pourtant, elle ressent toujours
une distance, comme si un voile transparent la séparait du monde. Elle voit
tout le monde, l’entend, parfois sourit, mais elle ne se sent pas vraiment à sa
place.
La vie
passe, les visages changent, les connaissances se multiplient, mais le
véritable ami reste absent – cette personne avec qui l’on peut partager un silence
authentique, qui perçoit notre
lassitude à l’intonation de notre voix et lit
la tristesse dans nos yeux avant même que
nous ayons prononcé un mot.
J’ai
passé des années à observer les gens nouer facilement des amitiés, rire et
partager les petits détails de leur quotidien, tandis que je ne parvenais pas à
trouver une âme auprès de laquelle je me sente pleinement en sécurité.
Peut-être
est-ce parce que je recherchais la sincérité plus que la flatterie, la
profondeur plus que les conversations éphémères, et peut-être parce que
certaines âmes ne supportent tout simplement pas les relations superficielles,
quels que soient leurs efforts.
La
solitude n'est pas toujours synonyme d'isolement total. Parfois, on est entouré
de dizaines de personnes, mais on ne trouve personne à qui dire : « Voilà qui
je suis… sans masque. »
Avec le
temps, on apprend à s'accepter, à dissimuler sa lassitude derrière une
apparence sereine, et à devenir un monde à part entière.
Mais
malgré tout, une petite voix intérieure aspire toujours à trouver un jour
quelqu'un qui incarne la tranquillité… un véritable ami avec qui l'on ne se
sent pas étranger à soi-même.
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