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samedi 21 mars 2026

Hasard Destiné

 





Le Hasard…

On en parle comme d’un vieux complice ivre,

Comme s’il balançait des dés

Au-dessus de nos crânes fatigués

Pendant qu’on essaye simplement de tenir debout.

 

On dit : “c’était le hasard.”

C’est pratique, le hasard.

Ça évite de regarder en face

Les virages qu’on a pris trop vite

Ou ceux qu’on n’a jamais osé prendre.

 

Il y a ces rencontres…

Celles qui arrivent sans prévenir,

Qui s’installent dans ta vie comme

 Un rayon de soleil en hiver,

Qui te réchauffe sans te demander la permission.

Elles te font croire, l’espace d’un instant,

Que tout ça a peut-être un sens.

 

Et puis il y a les autres.

Celles qui te laissent un goût de métal dans la bouche,

Qui te plie en deux sans prévenir,

Qui t’apprennent, parfois brutalement,

Que tout le monde ne reste pas.

 

On appelle encore ça le hasard.

Comme si ça excusait tout.

 

Mais entre ces deux extrêmes,

Entre la lumière et la claque,

Il y a toi.

Toujours toi.

 

Tes silences.

Tes fuites.

Tes élans.

Tes décisions prises à

Moitié sobre, à moitié lucide.

 

Parce qu’au fond,

Le hasard te met peut-être

 Quelqu’un sur la route…

Mais c’est toi qui décides

 D’ouvrir la porte,

Ou de la laisser claquer.

 

Alors la destinée…

Ce grand mot qu’on sort

Pour se rassurer la nuit,

Ce n’est peut-être rien d’autre qu’un

 Enchaînement un peu bordélique

De rencontres imprévues

Et de choix mal assurés.

 

Une route cabossée,

Faite de détours inutiles et

 De bifurcations salvatrices,

Où l’on avance comme on peut,

Avec nos blessures et nos espoirs cabossés.

 

Et au bout…

Ce n’est pas forcément

 L’endroit où on voulait arriver.

 

Mais c’est souvent là

Où quelque chose en nous

A enfin appris à respirer.  


 Le hasard met les visages sur notre route

Mais ce sont nos choix qui décident

 Lesquels deviennent notre histoire. 

D'où notre Destiné 


Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Mars  2026



samedi 28 février 2026

Osez Jouer la Partie Quand Même

 




Quelle que soit l’obscurité qui nous entoure,

 Rien ne peut éteindre cette lumière.


Odile Dormeuil


Osez Jouer la Partie Quand Même


Ce n’est pas la vie qui passe vite.

C’est nous qui la regardons filer, 

Comme des types assis au comptoir,

 A refaire le monde avec un verre tiède

 Et des rêves en retard.

 

On dit que le temps court.

Mais la vérité, c’est qu’on hésite.

On tergiverse.

On attend le bon moment.

Le bon salaire.

La bonne reconnaissance.

Le bon amour.

Et pendant qu’on attend, la vie,

 Elle, ne nous attend pas.

 

On vit pour exister.

On travaille pour prouver qu’on est là.

On s’agite pour laisser une trace.

Et parfois, malgré tous nos efforts, 

Malgré la sueur, malgré les nuits blanches, 

On a l’impression d’être transparent. 

Comme si le destin avait distribué

 Les cartes avec un rictus. 

Comme si la roue tournait sans jamais

 S’arrêter sur notre numéro.

 

Oui, la roue est parfois moche.

Elle grince.

Elle écrase.

Elle oublie.

 

Mais on n’a pas choisi le jeu.

Seulement la manière de le jouer.

 

Accepter les cartes qu’on a en main,

 Ce n’est pas renoncer.

C’est arrêter de maudire la table.

C’est comprendre que le destin ne nous doit rien 

Et que pourtant, il nous offre chaque matin

 Un ticket supplémentaire.

 

Il y a une différence entre vivre et exister.

 

Exister, c’est gérer l’intendance.

Se lever. Payer. Consommer. Dormir.

Suivre la foule comme un troupeau pressé

 Vers des soldes imaginaires.

C’est faire du bruit pour ne pas entendre le silence.

 

Vivre, c’est autre chose.

C’est continuer en tant qu’individu,

 Même quand ça dérange.

C’est rester critique quand

 Tout le monde applaudit.

C’est chercher sa voie dans un monde 

Qui vend des autoroutes toutes tracées.

C’est garder son sourire 

 Pas celui des vitrines, 

Celui qu’on fabrique avec ses cicatrices.

 

La vraie force n’est pas spectaculaire.

 

Être fort, ce n’est pas écraser les autres

 Sous le poids de ses certitudes, 

De ses ambitions ou de ses rancœurs.

Ce n’est pas parler plus fort

 Pour masquer ses peurs.

 

La vraie force est presque invisible.

Elle se cache dans celui qui

 Doute mais avance quand même.

Dans celui qui accueille le vide

 Sans se jeter dans le vacarme.

Dans celui qui accepte le silence

 Sans le remplir de haine.

 

Elle est dans les gestes simples.

Un regard franc.

Une main posée sur une épaule.

La patience des jours ordinaires.

 

La vie n’est pas une promesse de grandeur.

Elle est une invitation à l’attention.

 

L’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

Elle est plus verte là où elle est arrosée.

 

Alors peut-être que l’optimisme n’est pas une naïveté.

Peut-être que c’est un acte de résistance.

 

Continuer à arroser son carré de terre.

Continuer à croire qu’un sourire vaut plus qu’une victoire.

Continuer à vivre  vraiment  même quand la roue grince.

 

Parce qu’au fond, le désabusement

 Lucide n’est pas un abandon.

C’est un regard clair posé sur le monde,

et la décision tranquille

De ne pas lui laisser voler notre lumière.

 

 La vie ne nous doit rien, 

Alors chaque jour où l’on choisit

 De sourire malgré tout devient

 Une petite victoire contre le destin. 


Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Février  2026


dimanche 22 février 2026

Vivre est un acte de Rébellion pour osez la Survie !!!

 



Essaie de ne jamais oublier tes rêves. La vie, les gens, tous essaieront de t’empêcher d’être libre. La liberté, c’est un boulot de tous les jours. Un boulot à plein temps.


Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté

 



Je sais… Je me répète souvent dans mes écrits.

Comme un vieux disque rayé qui refuse de se taire.

Mais les disques rayés ont parfois raison :

 Ils insistent là où les autres dorment encore.

 

J’écris pour réveiller ceux qui somnolent debout.

Ceux qui confondent la sécurité avec la vie.

Ceux qui ont accepté la cage parce 

Qu’elle est tapissée de velours et chauffée l’hiver.

 

La liberté commence un jour très banal.

Pas avec un grand discours.

Pas avec une révolution.

Juste un mot sec, simple, presque ridicule : NON 

 

Non à ce qui rassure mais étouffe.

Non à ce carcan confortable qu’on appelle normalité.

Non aux voix bien coiffées qui parlent fort

 Pour qu’on n’entende plus la sienne.

 

Un jour on arrête d’écouter le bruit.

La MANIPULATION de 80% des médias

Les experts payés pour expliquer comment penser.

Les pseudos artistes subventionnés qui peignent 

Des émotions tièdes pour que 

Personne ne ressente vraiment.

Tout ce théâtre qui maquille la vérité

 Pour qu’elle reste présentable.

 

Et puis on fait quelque chose de presque obscène :

On vit. On décide de prendre le temps

De fuir le troupeau

On décide de penser, de comprendre

De par sois même  

Ce pays comme le Monde 


 

Si tu aimes le silence, quitte la foule.

Si tu aimes la foule, quitte les collines.

Si tu veux chanter, chante  même faux, surtout faux.

Si tu veux partir, pars avant que ton

 Courage ne se transforme en excuse.

 

Vivre en accord avec soi… c’est un geste brutal.

Parce que ça oblige à ne plus

 Demander la permission.

À ne plus jouer un rôle.

À ne plus ajuster son âme pour

 Qu’elle rentre dans les cadres sociaux,

 Familiaux, professionnels, moraux… 

Tous ces cercueils élégants.

 

On te parlera d’image.

De réputation.

De “ce que vont dire les gens”.

 On s'en br..... des gens 

Les gens disent toujours quelque chose.

C’est leur façon de ne jamais rien faire.

 

Alors tu choisis.

Et choisir, c’est renoncer.

Renoncer au confort de plaire.

Renoncer à la tranquillité d’obéir.

Renoncer à cette société qui court 

Vers le mur en appelant ça le progrès.

 

Moins de peur.

Moins de tension.

Moins de poison dans le corps.

 

Peut-être moins de maladies.

Peut-être moins de nuits à regarder le plafond

 En se demandant pourquoi on respire encore.

Peut-être même quelques vies sauvées 

 Discrètement, sans cérémonie.

 

Parce que vivre en accord avec soi n’est pas un luxe spirituel.

C’est une question de survie.

 

N’oublie jamais tes rêves.

Le monde passera son temps à t’expliquer

 Qu’ils sont irréalistes, immatures, inadaptés, inutiles.

La liberté, elle, n’est jamais acquise.

C’est un travail quotidien.

Un travail sale, exigeant, à plein temps.

 

Nous ne voulions rien d’extraordinaire.

Nous rêvions juste de respirer sans permission.

 

Et au fond, la vérité est simple :

La plupart des gens meurent lentement

 Pour éviter d’avoir à vivre vraiment.


Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Février  2026


"C'est à partir de là qu'on accède à la liberté : quand on n'a plus peur et qu'on ne se laisse pas enfermer dans un carcan rassurant, qu'on ose s'ouvrir pour vivre en accord avec soi-même. Sans penser à l'image qu'on donne aux autres, sans se soucier du qu'en-dira-t-on. Vivre pour soi, en sortant du moule qu'on a construit soi-même ou dans lequel d'autres vous ont enfermé. Prendre les décisions qui sont bonnes pour soi, du moment qu'on le sait intuitivement, intimement.

Choisir et renoncer."

Laure Manel

L'embarras du choix



samedi 21 février 2026

Ah la Vie… Cette Putain de Traversée Sur un Caillou Perdu dans le Noir.

 





On ne Choisie par Toujours

La route la plus Facile

On choisit Celle

En qui on Croit

 

Ah la vie… cette putain de traversée

 Sur un caillou perdu dans le noir.

On avance comme on peut, à coups de choix bancals,

 De hasards insolents, de rencontres

 Qui nous sauvent… ou nous achèvent.

 

On tourne à droite, on tourne à gauche, 

Parfois sans même savoir pourquoi.

Il y a mille routes à chaque carrefour.

 Mille existences possibles. 

Mille versions de nous-mêmes qui n’existeront jamais.

 

Et pourtant, parfois, quelque chose ressemble à une évidence.

Comme si la route nous attendait déjà.

Comme si quelqu’un avait griffonné notre trajectoire

 Dans un vieux carnet usé… le fameux livre de la vie

 Dont parlent les rêveurs, les résignés

 Et les ivrognes philosophiques.

 

Alors on se demande…

Est-ce qu’on choisit vraiment ?

Ou est-ce qu’on se contente de suivre une pente invisible, 

Douce au début, puis raide, puis impossible à remonter ?

 

Parce qu’il faut être solide pour vivre. 

Pas courageux… non. Solide.

Blindé. Cabossé. Replâtré de l’intérieur.

 

La vie frappe sans prévenir.

Parfois doucement.

Parfois comme un camion lancé à pleine vitesse.

 

Et on regarde autour de soi…

Certains semblent nés avec toutes les cartes en main.

Les bonnes. Les gagnantes. 

Les cartes qui ouvrent les portes

 Sans qu’il faille frapper.

 

Et d’autres…

D’autres jouent avec du vent. 

Avec rien. Même pas un joker

 Froissé au fond de la poche.

 

Il n’y a pas de justice dans la distribution.

Seulement le silence après le tirage.

 

Moi, ce que je veux… ce n’est pas gagner.

Pas vraiment.

 

Je veux juste être capable de regarder

La vie en face sans détourner les yeux.

Encaisser l’injustice sans devenir amer.

Traverser la malchance sans me dissoudre.

Supporter les erreurs, les malentendus, 

Les tristesses ordinaires… 

Sans perdre ce petit noyau 

Tranquille quelque part en moi.

 

L’équilibre.

Ce mot fragile qu’on prononce comme une prière discrète.

 

Parce qu’au fond, on passe une bonne partie de

 Notre existence à regarder chez les autres.

Leur bonheur. Leur réussite. Leur pelouse impeccable.

 

On se dit que là-bas, sûrement, 

C’est plus simple. Plus beau. Plus vrai.

 

Et puis un jour on s’approche.

On touche.

On gratte un peu.

 

Et on découvre que le gazon est en plastique.

Parfait, oui… Mais mort. Définitivement mort.

 

Alors on revient chez soi.

Avec sa terre irrégulière, ses trous, ses mauvaises herbes…

 Et cette chose vivante qui pousse quand même.

 

Et peut-être que vivre, au fond, c’est juste ça.

 

Continuer à pousser, même de travers.

 


 

La vie ne choisit pas qui elle épargne… 

elle regarde juste qui tient encore debout après l’impact. 


   Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Février  2026