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dimanche 20 septembre 2026

Je Suis… Celui Que La Vie a Fait

 




JE SUIS… CELUI QUE LA VIE A FAIT

 

" On ne choisit pas toujours les 

Epreuves que la vie nous impose,

Mais on peut choisir ce 

Qu’elles feront de Nous. "

 

Je suis…

 

Cet homme qui s’est parfois trompé.

 

Celui qui a merdé, oui…

Parce qu’il n’a pas toujours dit les bonnes choses,

Pas toujours fait les bons choix,

Pas toujours trouvé les mots au bon moment.

 

Je suis cet homme-là.

 

Je ne chercherai pas à prétendre le contraire.

 

J’ai fait du bien dans ma vie.

J’ai aussi fait des erreurs.

J’ai aimé.

J’ai été déçu.

J’ai gagné parfois, perdu souvent.

J’ai connu les joies qui donnent envie de courir

Et les coups qui donnent simplement

 Envie de rester au fond de son lit.

 

Comme beaucoup d’entre nous,

J’ai quelques cicatrices.

 

Certaines se voient.

D’autres sont bien cachées.

 

Il y a les blessures que le temps a refermées,

Et celles qui, certains soirs,

Se rappellent encore à notre souvenir.

 

Parce qu’une vie, finalement,

Ce n’est pas seulement une

Collection de beaux moments.

 

C’est aussi tout ce que l’on a traversé

Pour arriver jusqu’à aujourd’hui.

 

Je suis un homme qui a changé.

 

Celui qui parlait beaucoup,

Qui aimait les gens,

Les rencontres, les discussions,

A appris peu à peu à se taire.

 

À observer.

 

À écouter davantage.

 

À se méfier aussi.

 

Pas par méchanceté.

 

Simplement parce qu’avec les années,

On comprend que tout le monde ne

Vient pas avec de bonnes intentions.

 

Alors parfois,

Je retourne dans ma tanière.

 

Ma petite montagne à moi.

 

Quelques arbres,

Un peu de silence,

Un café,

Un livre,

De la musique…

 

Et ces compagnons à quatre pattes

Qui, eux, ne demandent jamais

Pourquoi je suis différent.

 

Dans cette tanière,

je ne me cache pas vraiment.

 

Je me retrouve.

 

Je suis aussi un homme qui garde des rêves.

 

Des envies.

 

Des projets parfois un peu fous.

 

Des choses que je ne raconte pas forcément.

 

Parce qu'il existe des rêves que

 L’on protège du bruit du monde.

 

On les garde quelque part au fond de soi,

Comme une petite lumière sous la cendre.

 

Et puis on se dit :

 

" Un jour Peut-être… "

 

Parce qu’il ne faut jamais complètement tuer


Le " peut-être ".

 

C’est parfois lui

Qui nous permet de continuer.

 

Certaines personnes m’aiment.

 

D’autres ne m’aiment pas.

 

Certaines se souviennent du bien que j’ai pu faire.

 

D’autres ne retiendront que mes erreurs.

 

Et puis il y en aura toujours

Pour ne pas comprendre cet homme-là.

 

Ce n’est pas grave.

 

Je n’ai plus envie de passer ma vie

À convaincre les autres de qui je suis.

 

Je ne suis pas celui que tout

 Le monde voudrait que je sois.

 

Je suis simplement moi.

 

Avec mes qualités.

 

Mes défauts.

 

Mes contradictions.

 

Mes maladresses.

 

Mes silences.

 

Mes colères parfois.

 

Ma naïveté encore,

Même si j'aurais dû la 

Perdre depuis longtemps.

 

Et peut-être que cette naïveté 

N'est pas totalement un défaut.

 

Parce qu’au fond,

Il faut bien garder un peu de naïveté

Pour continuer à croire aux belles choses.

 

Je suis un vieux rescapé.

 

Un vieux guerrier, peut-être.

 

Mais pas un guerrier qui cherche encore des batailles.

 

Aujourd’hui,

J’aime davantage la paix.

 

J’ai compris que certaines batailles

Ne méritaient même pas d’être livrées.

 

Que partir en silence

Est parfois une victoire.

 

Que tourner le dos

N’est pas forcément fuir.

 

Et que lâcher prise

Peut-être une formidable manière de survivre.

 

Je ne suis pas invincible.

 

Loin de là.

 

Il m’arrive d’être fragile.

 

D’avoir peur.

 

De douter.

 

De me demander parfois

Où je vais encore chercher la force

De continuer.

 

Mais je sais une chose :

 

je me relève.

 

Peut-être moins vite qu’avant.

 

Peut-être avec quelques douleurs supplémentaires.

 

Peut-être en prenant davantage mon temps.

 

Mais je me relève.

 

Parce que j’ai appris que tomber

Ne faisait pas de nous des faibles.

 

Ce qui compte,

C’est ce que l’on décide de faire

Après la chute.

 

Chaque erreur,

Chaque échec,

Chaque déception,

Chaque rencontre,

Chaque amour,

Chaque joie,

Chaque réussite

A laissé quelque chose en moi.

 

Des morceaux de vie.

 

Des morceaux de mémoire.

 

Des morceaux de moi.

 

Et finalement…

 

Tout cela a fabriqué l’homme que je suis aujourd’hui.

 

Pas parfait.

 

Pas invincible.

 

Pas toujours raisonnable.

 

Mais encore debout.

 

Et peut-être est-ce cela,

Au fond,

La plus belle des victoires.

 

Continuer à avancer

Sans devenir complètement dur.

 

Continuer à aimer

Sans oublier les blessures.

 

Continuer à rêver

Même lorsque la réalité nous rappelle parfois

Que le monde est un endroit compliqué.

 

Et continuer à croire

Qu’il existe encore quelques matins tranquilles,

Quelques cafés partagés,

Quelques musiques qui donnent envie de danser,

Quelques regards sincères,

Quelques être capables de rester…

 

Et suffisamment de lumière

Pour avoir envie de voir demain.

 

Alors oui…

 

Je suis cet homme.

 

Celui qui a vécu.

 

Celui qui s’est trompé.

 

Celui qui a aimé.

 

Celui qui a perdu.

 

Celui qui s’est relevé.

 

Celui qui s’est éloigné.

 

Celui qui rêve encore.

 

Celui qui se protège derrière quelques silences

Mais qui, quelque part,

Possède toujours un cœur capable de battre très fort.

 

Je suis peut-être un vieux guerrier.

 

Mais aujourd’hui,


Je ne cherche plus vraiment à gagner les guerres.

 

Je cherche simplement à gagner un peu de paix.

 

Et si quelqu’un me demande encore qui je suis…

 

Je crois que je répondrai simplement :

 

Je suis moi.

 

Avec mes cicatrices,

Mes rêves,

Mes erreurs,

Mes valeurs,

Mes silences

Et mes espoirs.

 

Je suis celui que la vie a fait.

 

Et malgré tout ce qu’elle a essayé de m’enlever…

 

Je suis encore là.

 

Debout.

 

Et demain matin…

 

On verra bien.

 

Le café sera chaud.

 

La forêt sera là.

 

La musique aussi.

 

Et peut-être qu’au détour d’un rayon de soleil,

 

La vie aura encore quelque chose de beau à me raconter.

 

 Ours du Forez 63

 

 

Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Septembre 2026   

 

samedi 19 septembre 2026

APRÈS LA DÉCEPTION… Apprendre à Regarder Autrement

 



 

APRÈS LA DÉCEPTION…

Apprendre à Regarder Autrement

 

" On ne guérit pas de tout ce qui nous a blessés.

On apprend simplement à vivre sans laisser

Nos blessures décider à notre place. "


 Ours du Forez


 

Comment apprend-on à voir la vie autrement après une déception ?

 

Une déception amoureuse…

 

Celle qui vous fait croire, pendant quelque temps,

 Que votre cœur ne saura plus jamais faire confiance.

 

La perte d’un emploi…

 

Et avec elle, parfois, la sensation 

De ne plus servir à grand-chose,

 Comme si quelques lignes sur un CV 

Pouvaient soudain effacer des années de vie.

 

La perte d’un être cher…

 

Humain ou poilu à quatre pattes.

 

Ces absences qui laissent une place vide 

Dans la maison, dans le fauteuil, dans le jardin…

 Et surtout quelque part en nous.

 

Un déménagement.

 

Quitter un endroit, des habitudes, des souvenirs, 

Parfois même une partie de soi que 

L’on avait laissée entre quatre murs.

 

Une trahison.

 

Peut-être l’une des blessures les plus étranges, 

Parce qu’elle ne vient pas d’un inconnu.

 

Elle vient souvent de quelqu’un à qui l’on avait ouvert la porte.

 

La vieillesse aussi peut être une déception.

 

Le corps qui ralentit.

 

Les projets qui changent.

 

Les choses que l’on faisait sans y penser et 

Qui demandent désormais davantage d’efforts.

 

Et puis il y a cette grande déception…

 

Celle du monde.

 

De ce que l’on imaginait de l’être humain.

 

De cette société qui court toujours plus vite, 

Qui possède beaucoup et semble 

Parfois avoir oublié l’essentiel.

 

Alors comment apprend-on à vivre après tout cela ?

 

Est-ce une question de caractère ?

 

De force intérieure ?

 

De courage ?

 

De soutien ?

 

De temps ?

 

Ou simplement de conscience ?

 

Je crois qu’il n’existe pas une seule réponse.

 

Nous ne guérissons pas tous de la même manière.

 

Certains parlent pendant des heures.

 

D’autres gardent tout au fond d’eux.

 

Certains ont besoin de comprendre.

 

D’autres finissent par comprendre qu’il n’y 

Aura jamais d’explication suffisante.

 

Certains pleurent.

 

Certains s’isolent.

 

Certains partent marcher dans la forêt.

 

D’autres prennent un chien dans leurs bras, caressent

 Un chat, regardent tomber la pluie derrière une fenêtre…

 

Et puis, un matin, sans vraiment savoir

 Pourquoi, quelque chose a changé.

 

La douleur est toujours là.

 

Mais elle ne prend plus toute la place.

 

On recommence à respirer autrement.

 

On recommence à regarder.

 

Un rayon de soleil sur la table.

 

L’odeur du café le matin.

 

Un morceau de musique qui réveille un vieux souvenir.

 

Le vent dans les arbres.

 

Un animal qui vient poser sa tête contre votre jambe.

 

Une personne qui vous sourit sans rien attendre en retour.

 

Des petites choses…

 

Presque rien.

 

Et pourtant, parfois, c’est avec ces presque

 Rien que l’on recommence à vivre.

 

Parce qu’il arrive un moment où l’on

 Comprend une chose essentielle :

 

Nous ne pouvons pas changer ce qui nous a fait mal.

 

Nous ne pouvons pas réécrire certaines histoires.

 

Faire revenir certaines personnes.

 

Récupérer certains emplois.

 

Effacer certaines trahisons.

 

Rajeunir.

 

Revenir en arrière.

 

Mais nous pouvons choisir ce que

 Cette douleur fera de nous.

 

Elle peut nous rendre amers.

 

Elle peut nous enfermer.

 

Elle peut nous faire croire que plus 

Personne ne mérite notre confiance.

 

Ou bien…

 

Elle peut nous rendre plus lucides.

 

Plus attentifs.

 

Plus doux.

 

Plus vrais.

 

Parce qu’après avoir été déçu, on ne regarde 

Plus forcément la vie avec les mêmes yeux.

 

Et ce n’est peut-être pas une mauvaise chose.

 

Voir la vie en rose ne signifie pas que tout est devenu beau.

 

Cela signifie simplement qu’après avoir longtemps connu le gris…

 

on apprend à choisir une autre couleur.

 

Pas par naïveté.

 

Pas parce que l’on aurait oublié les coups reçus.

 

Mais parce qu’on a compris que rester prisonnier de ce

 Qui nous a détruits, c’est donner encore un peu

 De pouvoir à ceux qui nous ont fait du mal.

 

Alors parfois, il faut accepter de tourner une page.

 

Pas parce que l’histoire ne comptait pas.

 

Mais parce que nous comptons encore.

 

Il faut parfois laisser partir.

 

Une personne.

 

Un lieu.

 

Un métier.

 

Une époque.

 

Une illusion.

 

Et même une ancienne version de nous-même.

 

Celle qui croyait que tout devait 

Forcément se passer comme prévu.

 

La vie, elle, n’a jamais vraiment promis cela.

 

Elle nous prend parfois par surprise.

 

Elle nous offre.

 

Elle nous reprend.

 

Elle nous fait rire un jour et pleurer le lendemain.

 

Elle nous donne des printemps et des hivers.

 

Des rencontres et des séparations.

 

Des départs.

 

Des retours.

 

Des blessures.

 

Des renaissances.

 

Et peut-être que grandir, finalement, 

Ce n’est pas devenir plus fort.

 

C’est devenir plus conscient.

 

C’est apprendre à regarder ce qui nous a blessés 

Sans laisser cette blessure nous empêcher

 De regarder tout ce qui mérite encore d’être aimé.

 

C’est comprendre que certaines cicatrices

 Ne disparaîtront jamais complètement.

 

Mais qu’elles peuvent devenir la preuve 

Que nous avons traversé quelque chose.

 

Que nous sommes tombés.

 

Que nous avons eu mal.

 

Et que, malgré tout…

 

nous sommes encore là.

 

Alors si aujourd’hui vous traversez une déception, 

Ne vous demandez peut-être pas combien

 De temps il faudra pour oublier.

 

Demandez-vous plutôt :

 

« Qu’est-ce que cette épreuve peut m’apprendre sur moi ? »

 

Prenez votre temps.

 

Il n’y a aucune médaille à gagner dans la guérison.

 

Chacun avance à son rythme.

 

Un pas aujourd’hui.

 

Un autre demain.

 

Parfois trois pas en arrière.

 

Puis, sans même s’en apercevoir…

 

un petit pas en avant.

 

Et c’est déjà beaucoup.

 

Parce que vivre, ce n’est peut-être pas 

Réussir à éviter toutes les tempêtes.

 

C’est apprendre, après chacune d’elles, 

A retrouver le chemin de la lumière.

 

Et peut-être qu’un jour, en regardant derrière nous, 

Nous comprendrons que certaines déceptions

 N’étaient pas la fin de notre histoire.

 

Elles étaient simplement…

 

Le moment où nous avons commencé à

 Apprendre à la regarder autrement.

 

" Après avoir connu le gris, 

Il ne s’agit pas de nier la pluie.

Il s’agit simplement de ne plus oublier

 Qu’il existe encore des couleurs. "


 Ours du Forez 63

 


Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Septembre 2026