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dimanche 3 mai 2026

Les Hommes se Demandent s’il y a une Vie Après la Mort.

 




" Tout rêve d’avenir métamorphose la

 Manière dont on éprouve le présent."


Boris Cyrulnik / "Sauve-toi, la vie t’appelle "


Les Hommes se demandent s’il y a une vie après la mort. 

Mais la question qu’ils devraient se poser, est

De savoir, s’il existe une vie avant la mort. 

Et de commencer à la vivre pleinement !!!



Avant de mourir, vivre (ou au moins essayer)

 

Les hommes passent leur temps à se demander

 S’il y a quelque chose après la mort.

Un au-delà, un paradis, une seconde chance

 Avec des nuages propres et des regrets

 Lavés à grande eau.

Voir une réincarnation peut être

Une meilleure vie ou pire catastrophique  

 

Mais ils évitent soigneusement la seule

 Question qui gratte vraiment :

Est-ce qu’il y a une vie… avant la mort ?

Sa life sa vie depuis sa naissance

 

Parce que celle-là, elle fait mal.

Elle oblige à regarder ses journées en face.

Les réveils sans envie.

Les rêves rangés dans des tiroirs qu’on n’ouvre plus.

Les renoncements qu’on maquille en sagesse.

Que le mois se déroule rapidement

 Pour toucher son aumône

 

Vivre, vraiment vivre…

Pas survivre entre deux factures,

Pas attendre le week-end comme une perfusion,

Pas compter les années comme

On compte les verres pour oublier.

 

Non.

Vivre.

 

Mais voilà…

La vie, la vraie, elle coûte cher.

Pas toujours en argent — encore que —

Mais en énergie, en santé, en courage.

 

Et quand t’as pas grand-chose en poche,

Quand ton corps commence à tirer la gueule,

Quand le monde te regarde

Comme une statistique de plus,

On ne va pas se mentir…

Ça devient presque un luxe.

 

Parfois même, ça frôle l’impossible.

 

Alors les gens font comme ils peuvent.

Ils bricolent leur bonheur avec trois bouts de ficelle,

Ils bricolent une vieille caisse, une vieille bécane

Ou un vieux meuble

Un rayon de soleil sur un mur sale,

Et une bière tiède partagée avec

 Quelqu’un qui comprend sans parler.

 

C’est là que nos vieux avaient peut-être raison.

Le fameux système D.

Pas celui des magazines ou des coachs en réussite,

Non…

Le vrai.

 

Celui qui consiste à tenir debout quand tout pousse à s’asseoir.

À rire quand ce n’est pas prévu.

À aimer encore un peu, même quand ça a déjà fait mal.

 

Être inventif, oui.

Mais pas pour devenir riche ou célèbre.

Juste pour gratter quelques instants de vérité dans ce cirque.

 

Parce qu’au fond,

La vie avant la mort,

Ce n’est peut-être pas un grand feu d’artifice.

 

C’est peut-être juste

Réussir à rester vivant à l’intérieur

Dans un monde qui fait tout pour t’éteindre.

 

"Ils cherchent un paradis après la chute,

Alors qu’ils n’ont jamais essayé de tenir debout avant."


 Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Mai  2026




samedi 2 mai 2026

Le jour où j’ai Arrêté d’être Pratique

 



“ Le jour où j’ai arrêté d’être pratique ”


“Quand je saignais en silence, j’étais quelqu’un de bien…

Le jour où j’ai mis un pansement, je suis devenu le salop.”

 

Je ne suis pas un mauvais type…

Pas un saint non plus, faut pas déconner.

Juste un gars qui a essayé de faire

 Les choses à peu près droits

Dans un monde qui marche de travers.

 

J’ai longtemps cru que comprendre les autres,

C’était une forme de noblesse.

Alors j’ai écouté, encaissé, plié un peu,

Puis encore un peu…

Jusqu’à presque disparaître dans les

 Silences que je laissais aux autres.

 

J’étais ce type pratique.

Toujours là.

Toujours dispo.

Une sorte de paillasson avec

Un cœur qui bat trop fort.

 

On me balançait des mots tordus,

Des gestes à moitié lâches,

Des absences pleines de présence toxique…

Et moi, je ramassais tout ça comme

 On ramasse des mégots froids,

En se disant que ça finira bien par s’arrêter.

 

Ça ne s’arrête jamais.

Parce que les gens s’habituent vite

Au confort de ton silence.

À ta patience tes silences

Qui ressemble à de la faiblesse.

À ton pardon automatique,

Comme un distributeur gratuit

Qu’on ne pense jamais à remercier.

 

Et puis un jour…

Sans prévenir,

T’as plus envie.

Plus envie de faire semblant

 Que ça ne te touche pas.

Que tout va bien

Plus envie de sourire quand ça pique.

Plus envie d’être ce type “bien”

Qui sert surtout à arranger les autres.

 

Alors tu dis non.

Calmement.

Ou pas.

 

Et là… miracle.

Tu changes de rôle.

 

D’un coup, t’es plus le mec gentil.

T’es devenu “le salop”.

Celui qui exagère.

Celui qui “a changé”.

Celui qui “prend tout mal”.

 

Drôle de mécanique.

Quand tu saignes en silence,

T’es quelqu’un de bien.

Quand tu poses un pansement,

T’es un connard.

 

Mais j’ai compris un truc, tard,

Mais assez tôt pour sauver ce qu’il restait :

Se respecter, ça fait du bruit.

Ça dérange.

Ça casse des habitudes… surtout celles des autres.

 

Alors non,

Je ne suis pas un mauvais type.

 

Je suis juste quelqu’un

Qui a arrêté de se laisser abîmer

Pour que les autres puissent

 Continuer à se sentir bien.

 

Et ça,

Ça vaut toutes les mauvaises réputations du monde.



  Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Mai  2026


vendredi 1 mai 2026

"Le Luxe de Respirer Encore"

 



 

" Ils nous ont appris à survivre pour produire,

 A exister pour servir, à sourire pour tenir…

Mais ils ont oublié un détail :

Un homme qui ne prend plus le temps

 De vivre, qui n'a aucun plaisir

Finit toujours par crever debout. " 


 

Parfois, il faut foutre la paix au monde

 Et se la foutre à soi-même.

 

Faire un truc inutile. Complètement inutile.

Pas rentable, pas productif, pas validé

 Par une quelconque autorité en costard.

Pourvoir fuir s'évader de 

La noirceur de ce monde 

Un truc qui n’entre dans aucune case,

Qui ne sert à rien d’autre qu’à te

Rappeler que t’es encore en vie.

 

Boire un verre en regardant

Le ciel comme un idiot.

Écouter une vieille musique qui te

 Serre un peu trop le cœur.

Une canne à pêche un plan d'eau 

Faire l’amour avec ta compagne

Rouler vite sur circuit

Avec ta Caisse ou ta Bécanne

Marcher sans savoir où tu vas,

Avec ton chien, le regarder courir

Marcher pour le bien être

Juste pour sentir tes jambes bouger

 Et aéré ton esprit, le ralentir.




Parce qu’au fond, on étouffe.

On étouffe sous les horaires,

Sous le stress des infos  

Les obligations, les visages

Qu’on supporte plus qu’on ne les aime.

On étouffe dans cette mécanique bien huilée

 Qu’on appelle “la vie normale”, où chaque

 Minute doit justifier son existence.

Travailler, produire, acheter, recommencer.

Encore. Encore. Jusqu’à devenir un meuble bien poli.

 

Et puis un jour, sans prévenir,

T’as besoin d’une échappée.

 

Pas une grande révolution.

Pas un changement de vie spectaculaire.

Non… juste une fissure dans le béton.

 

Un moment à toi.

Un vrai.

 

Un de ces petits plaisirs qui ne paient pas de mine,

Mais qui te réchauffent de l’intérieur

 Comme un vieux soleil fatigué.

Un moment où personne ne te demande rien.

Où tu redeviens quelqu’un, pas juste une fonction.

 

Parce que sans ça, on crève doucement.

Pas physiquement ça serait trop simple.

Non… on s’éteint à petit feu, en silence,

 Avec le sourire de façade.

 

Alors oui, parfois, faut être égoïste.

Un peu. Juste assez.

 

S’accorder ce luxe presque indécent

 De faire quelque chose inutile

Uniquement parce que ça fait du bien.

Parce que ça fait respirer.

Parce que on y retrouve la liberté

On y retrouve le plaisir le sourire

Parce que ça rappelle que sous la fatigue,

Sous les contraintes, sous les gens difficiles à encaisser…

Sous toutes les bassesses, difficulté de la vie

Il reste encore une étincelle.

 

Et cette étincelle-là,

C’est peut-être la seule chose

Qui vaut vraiment la peine d’être protégée.


L'idée de ce texte me vient de cette citation de Boris Vian


J’aime ce qui n’a pas de sens, ça réveille les cellules du cerveau.

 La fantaisie est un ingrédient nécessaire dans la vie. 

 Boris Vian,

L’automne à Pékin


Parfois, il faut sortir du Rang.

Pas pour tout casser… 

Juste pour ne pas se perdre.

Juste pour avoir envie de Vivre 

 

On nous a appris à être utiles, à être rentables,

 A être à l’heure, à être sages.

Mais jamais à être vivants.

 

Alors on s’accorde des échappées.

Des moments sans logique, 

Sans but, sans justification.

Des instants gratuits, 

Sourire presque suspects 

dans un monde qui calcule tout.

 

Et c’est là, dans cette parenthèse 

Un peu bancale, que quelque chose se remet à bouger.

 

Comme le disait Boris Vian dans L’automne à Pékin :

"J’aime ce qui n’a pas de sens, ça réveille les cellules du cerveau.

 La fantaisie est un ingrédient nécessaire dans la vie."

 

Peut-être qu’il n’y a rien à comprendre.

Peut-être que tout est là justement.

 

Dans ce qui ne sert à rien.

Dans ce qui ne rapporte rien.

Dans ce qui nous sauve, sans prévenir.


 Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Mai  2026

dimanche 26 avril 2026

La dignité n’est pas négociable Ni vos lois, ni vos dieux

 




 " Je ne vois pas pourquoi je devrais mourir dans la souffrance pour satisfaire les convictions des autres. Chacun brandit ses vérités, ses croyances, ses peurs… mais personne ne porte ma douleur. Peut-être que si chacun s’occupait de sa propre vie, sans vouloir intervenir dans celle des autres, cette terre serait déjà un peu moins proche de l’enfer. "



La vie était devenue aussi précieuse que fragile. 

Elle ne tolérait plus ni rancœurs ni ressentiments, 

Mais imposait d'aller à l'essentiel.


Theresa Révay- (La louve blanche)



Je ne vois pas pourquoi je devrais m’éteindre lentement,

Comme une vieille ampoule qui clignote dans une pièce vide,

Juste pour rassurer le regard inquiet du voisin d’en face.

 

Lui, avec ses certitudes bien rangées,

Ses croyances empilées comme

Des boîtes dans un grenier poussiéreux,

Il pense savoir ce qui est juste… pour moi.

 

Mais moi, je ne lui ai rien demandé.

 

Je ne me suis jamais invité dans sa vie

Pour lui dire comment aimer,

Pourquoi prier,

Pour un dieu imaginaire

Ou comment mourir.

 

Alors pourquoi faudrait-il que je traîne mes os

Dans une agonie interminable,

Comme une dette que je n’ai jamais contractée ?

 

On nous parle de dignité

Avec des mots propres, bien repassés,

Mais il n’y a rien de digne

Dans un corps qui se délite,

Dans un esprit qui regarde

Partir ses propres lumières.

 

Il y a juste de la peur.

Et une forme d’hypocrisie tranquille.

 

Certains veulent que la souffrance ait un sens.

Moi, j’y vois surtout une habitude

Qu’on n’ose pas remettre en question.

 

Ils invoquent des dieux, des lois, des principes…

Comme si la douleur devenait noble

Dès qu’on lui colle une étiquette sacrée.

 

Mais au fond,

La mort, c’est quelque chose de personnel.

Intime.

Silencieux.

 

Un dernier geste qui ne regarde que celui

Qui doit le faire.

 

Je ne réclame pas qu’on m’applaudisse,

Ni même qu’on me comprenne.

Je demande juste qu’on me foute la paix

Avec leurs vérités toutes faites.

 

Parce qu’au bout du compte,

C’est mon corps,

Ma fatigue,

Ma fin.

 

Et si je dois partir,

Je préfère le faire comme

On ferme une porte doucement,

Plutôt que d’attendre qu’elle me tombe dessus.


" Ma fin ne regarde que Moi. 

Que chacun s’occupe de sa Vie… 

Et peut-être que cette Terre 

Cessera enfin de ressembler à un Enfer. "


" Ils ont des opinions sur ma mort, mais aucune sur ma douleur.

 Qu’ils vivent leur vie… le monde s’en porterait déjà mieux. "


 Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Avril  2026