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dimanche 2 août 2026

Quand l'Invisible fait Plus de Bruit que les Mots L'anxiété

 




 

Quand l'invisible fait plus de bruit que les mots

 

L'anxiété

 

On la réduit souvent à une simple inquiétude. Pourtant, lorsqu'elle s'installe, elle sait devenir une compagne envahissante. Elle ne fait pas de bruit. Elle ne frappe pas à la porte. Elle entre doucement dans une existence, presque sur la pointe des pieds, jusqu'à occuper chaque pensée.

 

Un matin, sans vraiment comprendre pourquoi, la joie semble avoir quitté la pièce. Les couleurs perdent un peu de leur éclat. Les rires des autres paraissent lointains. Même entouré de ceux que l'on aime, on peut se sentir incroyablement seul.

 

Seul au milieu de la foule.

 Seul au milieu de ses amis

Seul au milieu de sa propre famille.

 

Et ce vide est difficile à expliquer, parce qu'il

 N'a parfois ni visage, ni raison précise.

 

Le plus déroutant, c'est que l'on ignore souvent soi-même ce qui nous arrive. On cherche une explication, une cause, un événement auquel accrocher cette douleur invisible. On retourne ses souvenirs, on interroge son passé, on analyse chaque émotion.

 

Mais plus on cherche à comprendre, 

Plus le brouillard semble s'épaissir.

 

Tout devient confus.

 

Les pensées tournent sans repos.

 

Le cœur s'emballe.

 

Le corps se fatigue.

 

L'esprit ne trouve plus le silence.


Beaucoup d'émotions

 

Alors on sourit.

 

On répond : « Ça va. »

 

Parce qu'on ne veut pas inquiéter.

 

Parce qu'on a peur d'être incompris.

 

Parce qu'on ne possède même plus les mots capables

 D'expliquer ce qui se passe à l'intérieur.

 

Il existe des combats qui ne laissent ni cicatrices visibles, ni plâtre, ni pansement. Pourtant ils épuisent davantage que bien des blessures que l'on voit.

 

Les troubles anxieux peuvent devenir une véritable prison lorsqu'ils envahissent chaque journée. Ils transforment les gestes les plus simples en montagnes et les nuits en longues veilles où le sommeil hésite à revenir.

 

Et pourtant

 

Ne crois jamais que cela fait de toi une personne faible.

 

Tu n'es pas cassé.

 

Tu n'es pas moins courageux que les autres.

 

Tu es simplement un être humain qui lutte contre une

 Tempête que peu de regards savent reconnaître.

 

Peut-être portes-tu depuis des années des blessures anciennes.

 

Peut-être as-tu dû être fort trop longtemps.

 

Peut-être ton histoire t'a demandé davantage d'efforts qu'à d'autres.

 

Ou peut-être vis-tu simplement avec cette maladie invisible 

Que sont certains troubles anxieux, sans jamais l'avoir choisie.

 

Alors offre-toi un peu de douceur.

 

Respire.

 

Pas pour faire disparaître la tempête d'un seul souffle.

 

Simplement pour rappeler à ton cœur qu'il existe encore un rivage.

 

N'exige pas de toi de tout comprendre aujourd'hui.

 

N'essaie pas de réparer en une seule journée ce que

 La vie a parfois construit pendant des années.

 

Accepte que ton mieux d'aujourd'hui ne ressemble pas à celui d'hier.

 

Il est pourtant suffisamment précieux.

 

Et si tu sens que ce poids devient trop lourd à porter seul, n'aie jamais honte de tendre la main. Le courage ne consiste pas toujours à avancer sans vaciller. Il consiste aussi à accepter qu'une présence, une écoute ou un professionnel puisse marcher quelques kilomètres à tes côtés.

 

La vie ressemble parfois à nos chemins de campagne. 

Certains matins, le brouillard recouvre tout. 

On croit que les paysages ont disparu.

 

Pourtant les montagnes sont toujours là.

Les forêts aussi.

La rivière coule toujours 

Dans la même direction 

Le soleil n'a pas cessé d'exister ;

 Il attend simplement

 Que la brume accepte de se lever.

 

Il en va souvent de même pour nous.

 

Ce n'est pas forcément ton monde qui s'écroule.

 

C'est peut-être simplement ton âme qui, 

Depuis trop longtemps,

 Te murmure avec une infinie douceur :

 

 Repose-toi un instant

Vie au jour le jour 

Eloigne toi des personnes négatives

Voir de cette société des médias

Il est encore temps de revenir 

Vers la douceur la quiétude 

 


 Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Aout 2026


 

samedi 1 août 2026

Le Vieux Banc des Souvenirs

 





Le Vieux Banc des Souvenirs

 

" Les souvenirs ne meurent jamais. 

Ils attendent simplement qu'un rayon de soleil, 

Une chanson ou une odeur vienne leur redonner la parole. "


 Par exemple cette canicule me rappelle l'année 2003


Il y a, au-dessus de chez moi, un endroit où j'aime parfois m'arrêter.

Lors de la dernière promenade au soleil couchant de Aaron mon fidèle chien

 

Un vieux banc de bois, tourné vers les monts du Forez.

 


À cette heure où le soleil descend doucement derrière les sapins, le silence devient presque une présence. Le vent joue avec les hautes herbes, quelques oiseaux s'offrent leurs dernières conversations avant la nuit, et les premières feuilles de septembre commencent déjà leur lente danse.

 

C'est souvent là que la mémoire vient me rendre visite.

 

Je ne l'appelle jamais.

 

Elle connaît le chemin.

 

John Irving écrivait :

 

" La mémoire est un monstre ; on oublie, pas elle.

 Elle archive ; elle tient à disposition ou bien elle dissimule.

 Et puis elle nous rappelle avec une volonté qui lui est propre.

 On croit avoir de la mémoire, on se fait avoir par elle. "

 

Comme il avait raison

 

On croit avoir rangé certaines pages de notre vie dans un vieux tiroir.

 

Mais la mémoire possède la clé.

 

Elle ouvre doucement la porte.

 

Et le film recommence.

 

Je ferme les yeux...

 

Je revois les enfants lorsqu'ils étaient petits.

La maison de Pont sur Vanne 

Leurs premiers pas hésitants.

Les éclats de rire qui remplissaient la maison.

De septembre à aux vacances d'été  

Des époques fortes entre

La rentrée scolaire

La préparation de Noël 

Pâques

les fêtes d'Aniverssaires

Les vacances déjà en Auvergne

 Les après midi de baignade au plan d'eau

De St Rémy le marché nocturne en famille  

Les vacances qui semblaient ne jamais devoir finir.

 

À l'époque, je pensais vivre des journées ordinaires. 

Aujourd'hui, je comprends qu'elles étaient extraordinaires.

 

Puis reviennent les femmes les compagne d'une nuit

Qui ont partagé un morceau de mon histoire.

J'ai toujours beaucoup de respect pour Elles 

Le temps a effacé les reproches.

 

Il a gardé les promenades, les repas improvisés, les footing

Les regards complices, les nuits de folies 

Les projets que l'on faisait en croyant que demain durerait toujours.

 

Finalement, l'amour laisse rarement les mêmes traces que les blessures.

 

Il devient une lumière douce, posée quelque part dans un coin du cœur.

 

Et soudain

 

Comme si quelqu'un avait posé un vieux disque sur une platine...

 

La musique démarre.

Les bals du 14 Juillet.

Les fêtes de village.

Les déplacements avec le vieux fourguons C25

Déjà sourire une grosse sono installée dedans

Pour se mettre dans l'ambiance et surtout

Ne pas s'endormir au retour au petit matin  

Les journées d’été où l'on installait les enceintes, le pont de lumière,

 La régie son où l'on déroulait des kilomètres de câbles

Les énormes caissons de basses en 46 comme les satellites 

Bon sang que ca tapait fort 


 Avant que la piste ne s'anime.

les copains, la nervosité du trac qui 

Se faisait sentir mais sans rien montrer 

Les gens qui arrivaient 

Les premières musiques lancée pour le warm-up

Les enfants qui couraient partout.

Les anciens assis sur les bancs de la place 

Les jeunes qui riaient jusqu'au bout de la nuit.

Les couples d’amoureux

Les familles 

 

Je revois les projecteurs dessiner leurs faisceaux dans la fumée légère.

 

Je revois des centaines de visages.

La plupart ont sûrement changé.

Quelques-uns ne sont plus là.

Mais ils continuent de danser dans ma mémoire. 


Puis comme un film le décor change encore.

 

Le bruit d'un moteur remplace celui de la musique.

Les rallyes 

Les reconnaissances. 

Les copains. 

Les discussions sans fin autour d'un capot ouvert. 

L'odeur de l'essence. 

Les pneus encore chauds. 

Les mains noircies par la mécanique.

 

Certaines voitures ne sont jamais de simples voitures.

Elles deviennent des morceaux de notre jeunesse.

 

On pourrait me montrer une vieille Alpine, une 104 Peugeot ZS, une R5 Turbo, une Simca rallye 3 une Lancia Delta Intégrale, et je suis certain que mon cœur retrouverait immédiatement quelques battements d'autrefois.

 

Comme une vieille chanson que l'on connaît encore par cœur.

 

Puis viennent les visages des amis.

Ceux avec qui l'on croyait avoir le temps.

Le temps de se revoir.

Le temps de se rappeler.

Le temps de refaire le monde.

La vie en a décidé autrement.

Certains sont partis beaucoup trop tôt.

Des séparations dus aux déménagements 

D'autres ont simplement pris une route différente.

 

Pourtant, il suffit d'une anecdote, d'une photo jaunie ou d'un éclat de rire entendu chez quelqu'un d'autre pour qu'ils s'assoient, quelques minutes, à côté de moi sur ce vieux banc.

 

C'est peut-être cela, la vraie richesse d'une vie.

 

Pas ce que nous avons possédé.

 

Mais tout ce que nous avons vécu.

Toutes ces régions

De la RP 95

À toutes ces régions

La Normandie

L’Yonne

L’Auvergne

Toutes ces distances

Tous ces kilomètres.

Toutes ces mains serrées.

 

Tous ces cafés partagés.

 

Toutes ces passions qui nous ont empêchés de simplement exister.

 

Car vivre n'est pas seulement respirer.

 

C'est collectionner des instants qui, un jour, deviendront des souvenirs capables de nous réchauffer lorsque l'automne s'installera dans notre existence.

 

Aujourd'hui, je ne cherche plus à retenir le temps.

 

Je sais qu'il est plus fort que nous.

 

En revanche, je remercie la mémoire.

 

Même lorsqu'elle fait monter une larme.

 

Car une larme née d'un beau souvenir vaut souvent

 Mieux qu'un cœur qui n'aurait plus rien à se rappeler.

 

Le soleil disparaît derrière les montagnes.

 

Le vent s'est levé.

 

Je me relève doucement de ce vieux banc.

Aaron me rejoint en sortant d’un bosquet

 

Je souris.

 

Je ne suis plus tout à fait seul.

 

Mes souvenirs ont marché un moment à mes côtés.

 

Et je crois qu'ils continueront de le faire jusqu'au dernier sentier.

 

" Le plus beau cadeau que le temps nous laisse n'est pas de rester jeunes. C'est de pouvoir être en bonne santé, fermer les yeux et revoir, le cœur encore émerveillé, tous ceux qui ont donné un sens à notre chemin. "

 

 Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Aout 2026



dimanche 26 juillet 2026

Je M'éloigne Pour ne Pas me Perdre

 




 Je M'éloigne Pour ne Pas me Perdre

 

" Il est des départs qui ne sont pas des Fuites, 

Mais des rendez-vous avec Soi-Même. "

 

Il fut un temps où je croyais qu'il fallait rester coûte que coûte. Supporter les mots qui blessent, les regards qui jugent, les silences qui excluent. Je pensais qu'il fallait apprendre à encaisser, à faire semblant, à attendre que les tempêtes passent.

 

Aujourd'hui, j'ai compris autre chose.

 

Je m'éloigne lorsque l'endroit où je suis ne fait plus vibrer mon cœur. Lorsque l'air devient trop lourd pour respirer sereinement, lorsque mes pas ne trouvent plus leur place, lorsque mon âme se sent étrangère parmi les vivants.

 

Je m'efface doucement lorsque je sens que je suis devenu de trop. Lorsque les gestes n'ont plus la chaleur de la sincérité, lorsque l'affection devient un effort, lorsque l'on ne me regarde plus vraiment.

 

Je pars des endroits où l'irrespect est devenu une habitude, où les êtres humains passent plus de temps à se déchirer qu'à se tendre la main, où l'on préfère rabaisser plutôt que relever, où les paroles sont des armes et non des refuges.

 

Je ne m'attarde jamais là où un simple « je t'aime » paraît ridicule, là où l'on oublie que la tendresse est une force immense. Je fuis les lieux où les cœurs se ferment comme des maisons abandonnées, où les âmes refusent de se rencontrer, où chacun construit des murs au lieu de planter des jardins.

 

Je m'éloigne aussi des faux-semblants. De ces endroits où les sourires sonnent creux, où tout paraît parfait en façade tandis que les émotions s'écroulent dans le silence.

 

Je refuse les lieux qui mettent du désordre dans mon équilibre intérieur. Ceux qui brouillent ma paix, qui nourrissent mes doutes, qui volent peu à peu la lumière que j'essaie de préserver.

 

Je ne laisse plus personne piétiner mes fragilités avec des chaussures couvertes de boue. Mes blessures ne sont pas des faiblesses ; elles racontent simplement les chemins que j'ai traversés. Elles méritent la délicatesse, jamais le mépris.

 

Et puis il y a mes silences.

 

Longtemps, on les a pris pour de la distance, de l'indifférence ou de l'orgueil. Pourtant, mes silences ne crient contre personne. Ils sont simplement ces instants où mon cœur reprend son souffle, où mon âme répare discrètement ce que le bruit du monde a fissuré.

 

Je n'ai plus envie de convaincre ceux qui ne veulent pas comprendre. Je n'ai plus envie de lutter pour avoir une place là où l'on ne voit pas ma valeur.

 

À mesure que les années passent, je découvre que la paix intérieure est un bien précieux. Elle ne se marchande pas. Elle se protège.

 

Alors je choisis les lieux où les regards réchauffent plus qu'ils ne jugent. Les personnes qui savent écouter sans interrompre. Celles qui respectent les absences autant que les présences. Celles auprès desquelles on peut déposer son cœur sans craindre qu'il soit abîmé.

 

Parce qu'au fond, s'éloigner n'est pas renoncer aux autres.

 

C'est parfois la plus belle façon de rester fidèle à soi-même.

 

Et il suffit parfois d'une seule âme bienveillante, d'une seule main tendue, d'un seul sourire sincère pour nous rappeler que le monde n'est pas seulement fait de bruit et de blessures. Il existe encore des refuges où l'on peut respirer, aimer, espérer… et recommencer à croire en l'humain.

 

" La plus belle des libertés n'est pas de partir. 

C'est de savoir où notre cœur peut enfin

 Rester sans avoir besoin de se protéger. "



 Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Juillet 2026