En Attendant et Pendant Noël
Il y a
quelque chose, en Décembre, qui transforme le monde.
Une lumière différente, plus douce, comme si même
Le soleil décidait de parler plus bas,
De peur de déranger l’hiver.
Les journées sont courtes, les rues s’illuminent,
Et l’on sent cet appel profond :
Celui du retour, de la chaleur,
des racines.
Alors on
ralentit.
Même ceux qui vivent à mille à l’heure finissent par
Sentir cette petite main invisible tirer leur manche,
Comme pour leur dire :
« Arrête-toi un instant… Regarde
autour de toi. »
C’est le
moment de l’année où les téléfilms de Noël prennent vie.

On retrouve avec tendresse l’histoire de cette avocate brillante
De New York, tirée à quatre épingles, téléphone greffé à la main,
Qui vit au rythme de réunions, emails, taxis pressés
Et latte avalés sur le trottoir.
Burn-out en
vue, vie à 200 à l’heure, plus le temps de respirer.
Un jour,
elle rentre au pays, dans son Montana natal.
Elle passe le panneau en bois, voit la neige sur les toits,
Les premières lumières aux fenêtres,
La guirlande qui clignote sur la maison de ses parents…
Et
quelque chose se débloque dans sa poitrine.
Une
respiration nouvelle. Une paix ancienne retrouvée.
Là-bas, il y a ce garçon du pays : chemise en flanelle,
Regard franc, yeux bleu, sourire simple.
Il coupe du bois, travaille la terre,
Sait réparer une porte comme consoler un cœur.
Il a la force tranquille de ceux qui
Ne courent pas après le superflu.
Accompagné de son gros chien
Et de son vieux 4x4
Ils se
rencontrent, discutent, rient.
Et elle
se souvient :
Qu’il
existe des Hommes qui regardent dans les yeux,
Des gens
qui prennent le temps,
Des
villages où tout le monde se connaît,
Des fêtes
où les sapins sentent vraiment la forêt.
Dans ces villages, on décore la place,
On organise la fête des lumières,
On partage du vin chaud et on a toujours une
Couverture écossaise à prêter à celui qui a
froid.
On croit encore au Père Noël…
Même si on le cache derrière un sourire amusé.
On parle des elfes comme s’ils existaient vraiment
Quelque part, juste de l’autre côté
des sapins enneigés.
À Noël, la nuit sent le bois brûlé,
La cannelle et le chocolat chaud pimenté.
Les maisons remplissent leurs fenêtres de lumières,
Les enfants guettent les pas dans la neige, les
Adultes retrouvent une âme d’enfant l’espace d’une soirée.
Et nous,
en attendant et pendant Noël,
On ferme
les yeux un instant,
On oublie
la grisaille, les soucis, la vitesse du monde.
On se
rappelle que :
La magie
existe encore dans les petites choses,
Un sapin
peut remettre du vert dans l’âme,
Une odeur
peut réveiller des souvenirs,
Une
chanson peut réchauffer un soir entier,
Un simple
“viens boire un chocolat” peut sauver quelqu’un.
Alors
oui, c’est bon d’y croire.
À la neige, aux étoiles, au vieux traîneau
Du Père Noël, au silence d’une nuit
d’hiver.
Parce que la vraie fête ne se passe
Pas seulement au pied du sapin…
Elle se
passe dans les bras de ceux que l’on aime,
Dans les
moments partagés,
Dans les
regards,
Dans la
lenteur retrouvée.
En
attendant et pendant Noël,
Ouvrons
grand la porte à la magie
Même si
ce n’est que pour quelques soirs.
Parce
qu’au fond…
c’est
tout ce qu’il faut pour se sentir vivant.
© copyright Ours du Forez
Novembre 2025












