samedi 29 novembre 2025

“En attendant et pendant Noël”






En Attendant et Pendant Noël

 

Il y a quelque chose, en Décembre, qui transforme le monde.

Une lumière différente, plus douce, comme si même

 Le soleil décidait de parler plus bas,

De peur de déranger l’hiver. 

Les journées sont courtes, les rues s’illuminent,

 Et l’on sent cet appel profond : 

Celui du retour, de la chaleur, des racines.

 

Alors on ralentit.

Même ceux qui vivent à mille à l’heure finissent par

 Sentir cette petite main invisible tirer leur manche,

 Comme pour leur dire : 

« Arrête-toi un instant… Regarde autour de toi. »

 

C’est le moment de l’année où les téléfilms de Noël prennent vie.





On retrouve avec tendresse l’histoire de cette avocate brillante

 De New York, tirée à quatre épingles, téléphone greffé à la main,

 Qui vit au rythme de réunions, emails, taxis pressés 

Et latte avalés sur le trottoir. 

Burn-out en vue, vie à 200 à l’heure, plus le temps de respirer.

 



Un jour, elle rentre au pays, dans son Montana natal.

Elle passe le panneau en bois, voit la neige sur les toits,

 Les premières lumières aux fenêtres, 

La guirlande qui clignote sur la maison de ses parents…

Et quelque chose se débloque dans sa poitrine.

Une respiration nouvelle. Une paix ancienne retrouvée.

 

Là-bas, il y a ce garçon du pays : chemise en flanelle,

 Regard franc, yeux bleu, sourire simple.

Il coupe du bois, travaille la terre, 

Sait réparer une porte comme consoler un cœur.

Il a la force tranquille de ceux qui

 Ne courent pas après le superflu.

Accompagné de son gros chien

Et de son vieux 4x4

Ils se rencontrent, discutent, rient.

Et elle se souvient :

Qu’il existe des Hommes qui regardent dans les yeux,

Des gens qui prennent le temps,

Des villages où tout le monde se connaît,

Des fêtes où les sapins sentent vraiment la forêt.

 

Dans ces villages, on décore la place, 

On organise la fête des lumières,

 On partage du vin chaud et on a toujours une

 Couverture écossaise à prêter à celui qui a froid.

On croit encore au Père Noël… 

Même si on le cache derrière un sourire amusé.

On parle des elfes comme s’ils existaient vraiment

 Quelque part, juste de l’autre côté des sapins enneigés.

 


À Noël, la nuit sent le bois brûlé, 

La cannelle et le chocolat chaud pimenté.

Les maisons remplissent leurs fenêtres de lumières, 

Les enfants guettent les pas dans la neige, les

Adultes retrouvent une âme d’enfant l’espace d’une soirée.

 

Et nous, en attendant et pendant Noël,

On ferme les yeux un instant,

On oublie la grisaille, les soucis, la vitesse du monde.

 

On se rappelle que :

 



La magie existe encore dans les petites choses,

 

Un sapin peut remettre du vert dans l’âme,

 

Une odeur peut réveiller des souvenirs,

 

Une chanson peut réchauffer un soir entier,

 

Un simple “viens boire un chocolat” peut sauver quelqu’un.

 



Alors oui, c’est bon d’y croire.


À la neige, aux étoiles, au vieux traîneau 

Du Père Noël, au silence d’une nuit d’hiver.

Parce que la vraie fête ne se passe 

Pas seulement au pied du sapin…

Elle se passe dans les bras de ceux que l’on aime,

Dans les moments partagés,

Dans les regards,

Dans la lenteur retrouvée.

 

En attendant et pendant Noël,

Ouvrons grand la porte à la magie

Même si ce n’est que pour quelques soirs.

 

Parce qu’au fond…

c’est tout ce qu’il faut pour se sentir vivant.













© copyright Ours du Forez

Novembre  2025