Vieillir, c’est comprendre que Noël tient Parfois
Dans une tasse chaude et un cœur Apaisé.
Noël
après 60 berges
Noël
change après 60 berges.
Pas parce
qu’il devient triste.
Mais
parce qu’il cesse de mentir.
Avant, je
croyais que Noël
Devait faire du bruit.
Des
magasins pleins à craquer,
Des
néons, qui fatigues les yeux
Des sacs bien
trop lourds,
Des
sourires forcés entre deux files d’attente.
Je
pensais que plus ça brillait,
Plus ça
comptait.
Quelle
connerie.
Avec
l’âge, on comprend que le vacarme
N’a
jamais été la fête.
Que le
monde adore vendre du bonheur
Pub a
gogo en hausse
Mais ne
sait pas le fabriquer.
Aujourd’hui,
je fuis les magasins.
Le bruit
m’agresse.
Les
foules m’épuisent.
Je n’ai
plus rien à prouver,
Plus
personne à impressionner.
À 60 ans
passés,
On
choisit le silence
Comme on
choisit un bon Bourbon :
Lentement,
sans se justifier.
Noël
devient un moment à part.
Un temps
où l’on s’assoit.
Où l’on
regarde le sapin sans le photographier.
Où l’on
laisse revenir les visages.
Certains
vivants.
D’autres
partis sans prévenir.
La
solitude, à cet âge-là,
N’est
plus une punition.
C’est
parfois un refuge.
Un espace
propre,
Sans
bruit inutile,
où l’on
peut enfin respirer droit.
On se
souvient.
Des Noëls
pleins.
Des Noëls
ratés.
Des
absents.
Des
excès.
Des
silences aussi.
Et on
comprend que tout ça
A filé plus
vite qu’on ne l’aurait cru.
Le corps
est plus lent.
Le visage
plus marqué.
Mais
l’intérieur est plus clair.
On sait
ce qu’on veut.
Et
surtout ce qu’on ne veut plus.
À Noël,
après 60 ans,
La joie
est plus discrète.
Moins
démonstrative.
Mais plus
vraie.
L’amour
ne crie plus,
Il reste.
Il
s’installe.
Il tient
chaud.
On
n’attend plus des miracles sous le sapin.
On sait
qu’ils ont déjà eu lieu.
Dans un
regard.
Une
présence.
Un
souvenir qui revient sans prévenir
Quand la
maison est calme.
Vieillir,
c’est peut-être ça :
Arrêter
de courir après le monde
Et
choisir la quiétude.
Comprendre
que le temps
Est le
seul cadeau
Qu’on ne
pourra jamais échanger.
Alors si
vous lisez ces lignes,
Ne
cherchez pas à remplir Noël.
Laissez-le
respirer.
Asseyez-vous.
Éteignez
le bruit.
Les
années passent,
Les corps
fatiguent,
Mais
l’amour, le vrai,
Lui, ne
prend pas une ride.
Il était
là hier.
Il est là
aujourd’hui.
Et il
attend, tranquille,
Dans
chaque Noël à venir.
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Décembre 2025
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