dimanche 1 février 2026

Février arrive dans le Forez sans éclat ni fracas.

 



Février arrive dans le Forez sans éclat ni fracas.


À six cents mètres d’altitude, la montagne veille, austère et douce à la fois. La neige s’est retirée vers les sommets, laissant ici la terre sombre, gorgée d’eau, silencieuse. Les chemins brillent d’une humidité tranquille, comme s’ils se souvenaient de l’hiver sans chercher à le retenir.

 

L’air est froid, mais plus léger. La lumière s’attarde un peu plus longtemps entre les troncs, caresse les mousses, glisse sur l’écorce des sapins. Rien ne se presse. Tout écoute. Sous la surface, quelque chose patiente, discret, obstiné.

 

Février n’annonce rien à voix haute dans le Forez.


Il se contente d’ouvrir un passage, fragile et lent, 

Entre l’hiver qui s’éloigne et le printemps

 Qui apprend encore à respirer.