Luxe
silencieux
J’aime
disparaître du temps.
Me
planquer avec moi-même.
Loin de
ce cirque bruyant qu’on appelle la vie sociale.
La nuit
m’aide.
Les journées grises aussi,
Celles qui pleurent doucement
Comme aujourd'hui sans demander pardon.
Là, je
refais le monde mal mal
Je
repasse mes souvenirs comme des vieux
Tickets froissés et ils me rattrapent
toujours,
Les
salops.
Je
m’accroche au temps,
Mais il
file comme une pute pressée.
Alors je
ralentis.
Je
m’assieds.
Je triche
avec les horloges.
Je
regarde la nature faire son boulot,
Sans
bruit, sans likes, sans discours.
Elle, au
moins, elle n’a rien à prouver.
Chez moi,
ma vie est simple.
Terriblement
simple.
Je lis.
Je
regarde des films.
J’écoute
de la musique jusqu’à ce qu’elle me laisse tranquille.
Je
promène le chien.
Le chat
vient réclamer sa dose d’amour,
Sans
philosophie, sans agenda.
Je
cuisine.
Oui, je
suis ennuyeux.
Et alors
?
J’ai
connu le contraire.
Le bruit.
La fureur
Des
moteurs
Des décibels
des BPM
Les gens.
La foule
Les
promesses creuses.
J’ai
appris que savoir se contenter du présent
S’éloigner
du mode anxiogène malade
Est une
forme de victoire discrète.
C’est ça,
ma réalité quotidienne.
Et
franchement, dans ce monde hyperconnecté,
Ça
ressemble au plus grand des luxes.
Chez moi,
ce n’est pas une adresse.
C’est un
état d’être.
C’est
l’odeur du café qui fend le silence du matin.
C’est le
clic de la serrure qui cloue le bec au monde.
C’est un
fauteuil, un livre, et plus aucune urgence.
C’est le
museau du chien qui impose son rythme
le seul qui vaille la peine.
Ce sont
des piles de livres jamais ouverts,
Des
promesses sans échéance.
Et oui,
c’est aussi ce moment sacré
Où
j’enfile mon pyjama le plus confortable
Comme on
hisse un drapeau blanc :
Au contraire d’hier
Aujourd’hui,
je ne conquiers rien.
Pendant
que le monde hurle pour exister
Réseaux
sociaux, performances, voyages low-cost vers le vide
Le vrai
trésor est là :
Cette
permission tranquille d’être chez soi.
Rester
chez soi, ce n’est pas fuir.
Ce n’est
pas être seul.
C’est
choisir son silence.
C’est
cultiver une intimité.
C’est
dire, sans lever la voix :
Je suis
bien ici.
Avec
moi-même.
Et ça
suffit largement.
" Je n’ai pas fui le monde…
Je me suis juste arrêté là où le silence
Savait encore me reconnaître. "
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Février 2026
%20(1)%20(1)%20(1)%20(1)%20(1)%20(1)%20(1).png)
