Une seule phrase du renard fit taire le corbeau
A jamais.
Dans une forêt paisible, non loin d’une ville bruyante,
Vivait un corbeau nommé Oron.
Perché haut sur sa branche, il observait
Les humains avec un sourire moqueur.
Les
humains sont stupides...
Ils
possèdent tout, mais ne comprennent rien.
Ils courent après l’argent et les apparences,
Alors que nous vivons libres et
simples.
Oron se
croyait plus intelligent que tous.
Un jour,
un renard discret sortit de l’ombre.
Tu n’as
peut-être pas tort, Oron, dit-il calmement.
Mais tu juges les humains d’en haut.
Viens voir d’en bas... Tu verras ce que tu
ignores.
Le renard
lui montra trois scènes ..
Un homme seul dans sa voiture,
pleurant en silence.
Puis il essuya ses larmes et entra chez lui
Avec un sourire pour ne pas inquiéter sa
famille.
Ce n’est
pas de la faiblesse, c’est du courage invisible.
Une petite fille pauvre partageant son unique
Morceau de pain avec un chat errant.
Ce n’est
pas de la folie, c’est un cœur pur qui donne sans attendre.
Un jeune homme travaillant dur,
Puis étudiant tard à la lueur d’une bougie.
Ce n’est pas vain, c’est la force
De celui qui refuse d’abandonner.
Puis le
renard regarda Oron et dit ..
Tu ne
méprises pas les humains parce qu’ils sont faibles...
Tu les
méprises parce que tu as peur de leur ressembler.
Tu
n’étais pas plus intelligent qu’eux... juste plus méprisant.
Pour la
première fois, le corbeau se tut.
Troublé, il alla consulter la vieille chouette,
Réputée pour sa sagesse.
Elle lui
dit ..
Le renard
t’a appris la compassion.
Méfie-toi
de l’ignorant qui a du pouvoir,
et
respecte le sage, même dans sa faiblesse.
Fais de chaque être un miroir pour apprendre,
Et non un tribunal pour juger.
Oron
retourna parmi les siens.
Il
observa en silence.
Il
comprit que chaque être porte un fardeau invisible.
Observer
le monde d’en haut donne l’illusion de la supériorité,
Mais
marcher parmi les autres apprend l’humanité.
Moralité
.
La sagesse ne consiste pas à juger d’en haut,
Mais à comprendre à hauteur de cœur.
Celui qui
juge sans comprendre révèle sa peur.
Celui qui
comprend sans juger révèle sa grandeur.
