" Il existe un courage bizarre qui vous pousse
A détruire vos habituelles raisons de vivre.
C'est un courage d'abîme et de lueurs,
Le courage des solitudes brusques,
Celui qui
accompagne les nouveaux départs ".
Y. Haenel
L'échappée
belle
" Il existe un courage bizarre qui vous pousse
A détruire vos habituelles raisons de vivre.
C'est un courage d'abîme et de lueurs,
Le courage des solitudes brusques,
Celui qui
accompagne les nouveaux départs ".
Y. Haenel
L'échappée
belle
Il y a des murs intérieurs très hauts
Qui s'effondrent face à un
Geste de pure Tendresse.
Massimo
Bisotti
Le
tableau jamais peint
" Il
était seul à décider de mon plaisir et de mes souffrances. Lui seul avait le
pouvoir de mes jouissances, de mes cris et de mes larmes. Il me possédait et
choisissait avec quoi, quand et comment Il me donnerait du plaisir ou me ferait
souffrir. A bout de souffle je Lui murmurait que oui. Je lui appartenais. Il
pouvait faire tout ce qu’Il voulait de moi et je le ressentais
pleinement. "
Eva
Delambre
Les mots sont indépendants comme les chats
Et ils ne font pas ce que vous voulez.
Vous avez beau les aimer,
Les flatter, leur parler doucement,
Ils s'échappent et
partent à l'aventure.
Jacques
Poulin
Le vieux
chagrin
L'été est
comme un fruit, il pointe début juin, encore aigrelet, gonfle, mûrit à partir
de juillet, jusqu'à faire craquer sa peau d'où ruisselle, fin août, un jus
sucré, épais... Lequel sera perdu s'il n'y a personne pour le savourer.
Madeleine
Chapsal
Suzanne
et la province
Quelqu'un,
un jour m'a demandé, comment je peux apprécier une personne que je n'ai jamais
rencontrée. Je lui ai répondu que je n'ai jamais vu le vent, et que cela ne
m'empêche pas d'en apprécier sa brise, tout autant que sa douce fraîcheur ou sa
chaleur. À plus forte raison, on peut authentiquement aimer et apprécier
quelqu'un que l'on n'a jamais vue en personne. Il s'agit d'être ouvert, sincère
et authentique dans nos échanges... !
" Nous
vivons en des temps d'impureté et de désespérance si grandes qu'on a cru
parfois que nous avions atteint les temps d'absinthe marqués par les prophètes.
Vous autres, séparés de ces temps par l'absence d'illogiques désirs, maîtres
d'un travail qui suffit à entretenir l'admirable pauvreté, vous ne pouvez pas
imaginer la misère morale des meilleurs d'entre nous, la misère physique d'un
peuple soumis à des lois arbitraires…
Car la richesse de l'homme est dans son cœur.
C'est dans son cœur qu'il est le roi du monde.
Vivre n'exige pas la possession de tant de choses. "
Jean Giono
" Les vraies Richesses "
Et avec le temps, elle avait choisi de ne plus faire semblant.
De ne plus s'adapter à ceux qui ne lui convenaient pas.
D'être heureuse autrement.
Karine
Lamber
Certain disent que le frisson d'une histoire d'Amour
Peut-être comme un rêve paradisiaque.
Ce n'est pas le cas,
Le Frisson d'une Passion,
C’est une
prière que tu joues au Diable.
L'été se poursuivit lentement, comme si la chaleur rendait
Le temps visqueux, son écoulement semblant freiné par
Le frottement de ses molécules élevées à haute
température.
Jean
Echenoz
Éblouissante, mystérieuse, attirante, et énigmatique,
Chaque femme, possèdes-en son for intérieur
Une beauté inestimable qu'elle ne révélera
Qu'à l'être qui l'aimera
dans son intégralité.
Joëlle
Laurencin
Essence-Ciel
"À
tous ceux qui parlent au vent,
Les fous
d’amour, les visionnaires,
À ceux
qui donneraient vie à un rêve !
Les
rejetés, les exclus,
Aux réels
ou suspects fous.
Aux
Hommes de cœur,
À ceux
qui persistent à croire,
Aux
sentiments purs.
À tous
ceux qui se déplacent encore !
Aux idées
et aux rêves.
À ceux
qui n’abandonnent jamais,
Ceux qui
sont ridiculisés et jugés.
Les
poètes du quotidien !
Pour les
héros oubliés et pour les vagabonds.
Pour ceux
qui n’ont pas peur
De dire
ce qu’ils pensent !
À tous
les chevaliers errants,
Qui ont
parcouru le monde
Ou qui le
feront un jour."
Miguel de Cervantes
L'ingénieux hidalgo
Tableau
Don Quichotte de la Manche
Artiste Octavio
Ocampo
(Peintre
mexicain né en 1943)
"Visions de Don Quichotte" 1989.
"Attitude
philosophique : vivre et boire la vie jusqu'à la lie : pourvu, pourvu que je
n'arrête pas de penser, et ne me mette pas à subir, par aveuglement, par
appréhension ! Je veux goûter et célébrer chaque jour, et ne jamais avoir peur
d'une expérience douloureuse ; ne jamais m'enfermer dans un noyau de torpeur
insensible, garder une attitude critique face à la vie, me poser des questions,
et ne jamais choisir la solution de facilité. Apprendre à penser, penser à
vivre, vivre pour apprendre - avec une perspicacité, une compréhension et un
amour toujours neufs."
Sylvia Plath
Journaux : 1950 à 1962