samedi 28 février 2026

J'ai aimé l'idée de Lui

 




" J'ai aimé l'idée de lui, un homme qui non seulement

 Toucherait mon corps, mais atteindrait mon âme.

 Et c'était mon âme, qui le suppliait "


 Jacqueline Simon Gunn.


Si je Ferme les Yeux

 




En Attendant et Pendant l’Hiver

 


Osez Jouer la Partie Quand Même

 




Quelle que soit l’obscurité qui nous entoure,

 Rien ne peut éteindre cette lumière.


Odile Dormeuil


Osez Jouer la Partie Quand Même


Ce n’est pas la vie qui passe vite.

C’est nous qui la regardons filer, 

Comme des types assis au comptoir,

 A refaire le monde avec un verre tiède

 Et des rêves en retard.

 

On dit que le temps court.

Mais la vérité, c’est qu’on hésite.

On tergiverse.

On attend le bon moment.

Le bon salaire.

La bonne reconnaissance.

Le bon amour.

Et pendant qu’on attend, la vie,

 Elle, ne nous attend pas.

 

On vit pour exister.

On travaille pour prouver qu’on est là.

On s’agite pour laisser une trace.

Et parfois, malgré tous nos efforts, 

Malgré la sueur, malgré les nuits blanches, 

On a l’impression d’être transparent. 

Comme si le destin avait distribué

 Les cartes avec un rictus. 

Comme si la roue tournait sans jamais

 S’arrêter sur notre numéro.

 

Oui, la roue est parfois moche.

Elle grince.

Elle écrase.

Elle oublie.

 

Mais on n’a pas choisi le jeu.

Seulement la manière de le jouer.

 

Accepter les cartes qu’on a en main,

 Ce n’est pas renoncer.

C’est arrêter de maudire la table.

C’est comprendre que le destin ne nous doit rien 

Et que pourtant, il nous offre chaque matin

 Un ticket supplémentaire.

 

Il y a une différence entre vivre et exister.

 

Exister, c’est gérer l’intendance.

Se lever. Payer. Consommer. Dormir.

Suivre la foule comme un troupeau pressé

 Vers des soldes imaginaires.

C’est faire du bruit pour ne pas entendre le silence.

 

Vivre, c’est autre chose.

C’est continuer en tant qu’individu,

 Même quand ça dérange.

C’est rester critique quand

 Tout le monde applaudit.

C’est chercher sa voie dans un monde 

Qui vend des autoroutes toutes tracées.

C’est garder son sourire 

 Pas celui des vitrines, 

Celui qu’on fabrique avec ses cicatrices.

 

La vraie force n’est pas spectaculaire.

 

Être fort, ce n’est pas écraser les autres

 Sous le poids de ses certitudes, 

De ses ambitions ou de ses rancœurs.

Ce n’est pas parler plus fort

 Pour masquer ses peurs.

 

La vraie force est presque invisible.

Elle se cache dans celui qui

 Doute mais avance quand même.

Dans celui qui accueille le vide

 Sans se jeter dans le vacarme.

Dans celui qui accepte le silence

 Sans le remplir de haine.

 

Elle est dans les gestes simples.

Un regard franc.

Une main posée sur une épaule.

La patience des jours ordinaires.

 

La vie n’est pas une promesse de grandeur.

Elle est une invitation à l’attention.

 

L’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

Elle est plus verte là où elle est arrosée.

 

Alors peut-être que l’optimisme n’est pas une naïveté.

Peut-être que c’est un acte de résistance.

 

Continuer à arroser son carré de terre.

Continuer à croire qu’un sourire vaut plus qu’une victoire.

Continuer à vivre  vraiment  même quand la roue grince.

 

Parce qu’au fond, le désabusement

 Lucide n’est pas un abandon.

C’est un regard clair posé sur le monde,

et la décision tranquille

De ne pas lui laisser voler notre lumière.

 

 La vie ne nous doit rien, 

Alors chaque jour où l’on choisit

 De sourire malgré tout devient

 Une petite victoire contre le destin. 


Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Février  2026


Être Positif ..

 




Je Suis un Peu Horrifiée

 



Le dessin du Jour,