samedi 11 avril 2026
Une Passion doit avoir quelque chose de Clandestin
Une Passion doit avoir quelque chose de Clandestin,
Quelque chose de Transgressif
Et quelque chose de Pervers.
Graham
Greene
Photos Charme Sensuelle
Frissons d’Ombre et de Lumière
Là où la lumière effleure la peau, le désir s’éveille. Ombres et reflets dessinent les courbes, dévoilent sans tout dire, suggèrent plus qu’ils ne montrent. Un frisson glisse, s’attarde sur une hanche, s’évapore dans le creux d’une clavicule offerte.
Le noir et blanc sublime, attise les sens, capture l’instant où le souffle se suspend, où les lèvres entrouvertes murmurent une promesse. Le jeu est silencieux, mais le corps parle… une invitation, un vertige, une brûlure douce entre ombre et lumière.
La contemplation du corps de la Femme doit être
Une réponse rassurante à l'angoisse du monde.
Lucien Clergue
Artiste, Photographe (1934 - 2014)
L'opium des regrets est le plus redoutable.
" L'opium des regrets est le plus redoutable.
Dès qu'il mêle, à l'appétit des sens,
Sa morne et corrosive ivresse,
Toute guérison devient impossible ".
Francis Carco
" Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? "
" Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? "
Drôle de
question.
Toujours
la même. Toujours posée
Comme on
plante un clou dans un mur déjà fissuré.
Moi, j’ai
envie de répondre autre chose.
Pas leur
réponse propre, bien rangée,
Avec un
titre, un statut, une case.
J’ai
envie de dire :
Moi, dans
la vie, je me promène.
Je traîne un peu trop
Longtemps sous les arbres,
Je
regarde la lumière passer
Entre les branches comme si elle
Avait quelque chose à me dire.
Je
m’occupe de ma maison.
Pas comme
un propriétaire…
Comme un
type qui essaie de garder
Debout un
bout de paix au milieu du vacarme.
Je
m’occupe de mes animaux.
Eux, au moins, ne demandent
Pas ce que je “fais dans la vie”.
Ils s’en
foutent.
Ils
savent.
Je tourne
autour de ma vieille voiture,
Collecteur comme le propriétaire
Je la
regarde comme on regarde
Une Femme qu’on a aimée
Trop longtemps pour
l’oublier.
Je lis mes livres mes Bd
je trie mes vieux vinyles
Je
mélange des sons sur mes platines,
Parfois
ça grince, parfois ça décolle,
Mais au
moins, ça respire.
Je parle
avec des gens.
Des
vrais.
Pas ceux qui comptent
Leurs mots comme des billets.
Je
m’émerveille encore.
Oui, ça
existe encore.
Même à
mon âge.
Je
profite.
Je vis.
Mais non.
Ce n’est
pas ça qu’ils veulent.
Ce qu’ils
veulent, c’est une étiquette.
Un
métier.
Un truc
qui tient sur une ligne,
Qui
rassure, qui classe.
" Retraité "
Petite retraite
Pauvre
Inactif pour la société
Et alors.
Et là, tu
vois leurs yeux.
Ça
calcule.
Ça te
descend où ça t’oublie.
Comme si
ta vie venait de perdre
De la valeur en trois syllabes.
Parce que
dans leur monde,
Si tu ne
produis plus,
Tu
n’existes plus vraiment.
Si tu ne consomme pas
Tu n’existes plus vraiment
Alors la
vraie question derrière la leur,
Elle est là, planquée, minable :
" T’es
quoi dans la hiérarchie ?
Je suis
au-dessus ou en dessous ? "
Pathétique.
On a
transformé la vie en classement,
Les
hommes en curriculum vitae, et
Les
rencontres en comparaisons silencieuses.
Et le
pire…
C’est
qu’ils n’y voient même pas le problème.
Ils
avancent, bien dressés,
Bien
rangés,
Bien
vides parfois.
Moi, je
les regarde, et
Je me
dis qu’ils sont passés à côté du truc.
Pas de
l’argent.
Pas du
boulot.
Du reste.
Du vent
dans les sapins.
Du
silence qui fait du bien.
D’un
chien qui dort tranquille.
D’un
disque qui tourne dans la nuit.
De la
vie, quoi.
Mais ça,
Ça ne
rentre dans aucune case.
Et
peut-être que c’est ça qui les dérange le plus.
Eux si vide de culture, de plaisir, de Passion
" Si un homme ne suit pas le rythme de ses compagnons,
C’est peut-être parce qu‘il entend un battement différent.
Laissez-le marcher sur la musique qu‘il entend,
Quelle que soit sa mesure ou tempo".
Henry David Thoreau
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Avril 2026


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