Reste
avec ta folie, mon vieux.
Garde-la précieusement comme une bouteille
De mauvais whisky planquée sous le lit.
Ne cherche pas à être lisse, ni à entrer dans
Le costume repassé du type bien sous
tout rapport.
Ça pue la mort, ces gens parfaits, ces mannequins
De pacotille avec leur sourire de
supermarché.
La
perfection, c’est un cercueil avec du parfum.
Toi,
traîne tes cicatrices, tes erreurs, ton foutoir intérieur.
Crache tes vérités, même si elles font mal,
Même si elles font fuir les lâches.
La plupart ne comprendront pas, ils voudront
T’ajuster, t’arrondir les angles, comme
Si
la vie devait tenir dans une boîte bien fermée.
Mais toi,
tiens bon.
Parce
qu’il y aura toujours quelqu’un, quelque part,
Une âme
cabossée, bancale, tordue comme toi,
Qui reconnaîtra ta musique dans ce
Vacarme de faux-semblants.
Et cette
personne t’aimera.
Pas
malgré ta folie, non.
Mais pour
elle.
Pour ce
bordel qui te rend vivant, différent, réel.
Alors
garde ta folie, fous ton imperfection au visage du monde.
C’est
tout ce qui empêche la machine de t’avaler.
Une simple réflexion partagée,
Signé Ours du Forez
© copyright Ours du Forez
Septembre 2025
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