Ceux qui
s’éloignent, les Désabusé es !!!
Ils
s’éloignent.
Lui.
Elle.
Pas
ensemble, pas vraiment seuls non plus
Juste en
retrait du vacarme du monde.
Ils n’en
peuvent plus.
Des gens,
des jugements,
Des salaires de misère,
De ce
grand cirque où faut toujours
Prouver qu’on vaut quelque chose.
Ils ont
donné.
Des
années, des forces, des rêves aussi.
Et
maintenant qu’ils ont passé la cinquantaine,
On les
regarde comme des vieilles
Machines bonnes pour la casse.
Lui, il a
bossé toute sa vie,
Souvent
pour d’autres, rarement pour lui.
Elle
aussi, debout avant le soleil,
À courir
entre les gosses,
Le
boulot, les fins de mois.
Ils ont
trimé, serré les dents,
Avalé des couleuvres.
Et puis
un jour, plus rien.
Le corps
qui lâche,
La santé
qui s’en va,
Le crabe
qui rôde,
Et le
regard des autres qui tue
Plus sûrement que la maladie.
On les
appelle parasites, K’sos, assistés.
Comme si
la pauvreté était une faute,
Comme si
tomber devenait un crime.
On attise
la haine envers eux
Et les
frustrés aigris applaudissent
Sans
penser que cela pourra
Un jour
prochain leur arriver
Mais
personne ne voit la honte silencieuse,
Le cœur
lourd, les mains vides
Et les
nuits sans sommeil.
Alors ils
s’éloignent.
Pas pour
fuir le monde
Mais pour
ne plus s’y briser.
Ils se
construisent une carapace,
Pas pour
jouer les durs,
Mais pour
survivre au mépris,
À la
peur,
À cette
fatigue qui colle à la peau.
Ils
disent qu’ils aiment la solitude,
Le
silence,
Le vent
sur la joue,
Les jours
sans but.
Mais
c’est juste une façon de dire :
«
Laissez-nous en paix. »
«
Laissez-nous CREVER en paix. »
Ils n’ont
pas renoncé à la vie, non.
Ils ont
juste renoncé à la farce.
Ils n’ont
pas fui les autres,
Ils se
sont simplement choisis eux-mêmes,
Après
avoir tant donné,
Tant
perdu,
Et
compris enfin que la dignité ne se mesure
Pas au nombre d’heures qu’on vend.
Alors Il
Elle s’éloigne.
Doucement.
Il Elle se
construit une carapace,
Pas pour faire le dur,
Juste
pour ne plus se faire éventrer à chaque coup de vent.
La
vérité, c’est qu’il qu’el n’a plus les moyens
D’en prendre plein la gueule.
Il Elle non
pas renoncé à la vie, non.
C’est la
société, les médias,
Les
réseaux Sociaux
Le petit
peuple aigris
Qui ont craché dessus
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Novembre 2025
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