samedi 8 novembre 2025

Ceux qui s’éloignent les Désabusé es !!!

 






Ceux qui s’éloignent, les Désabusé es !!!

 

Ils s’éloignent.

Lui.

Elle.

Pas ensemble, pas vraiment seuls non plus

Juste en retrait du vacarme du monde.

 

Ils n’en peuvent plus.

Des gens, des jugements,

 Des salaires de misère,

De ce grand cirque où faut toujours

 Prouver qu’on vaut quelque chose.

Ils ont donné.

Des années, des forces, des rêves aussi.

Et maintenant qu’ils ont passé la cinquantaine,

On les regarde comme des vieilles

 Machines bonnes pour la casse.

 

Lui, il a bossé toute sa vie,

Souvent pour d’autres, rarement pour lui.

Elle aussi, debout avant le soleil,

À courir entre les gosses,

Le boulot, les fins de mois.

Ils ont trimé, serré les dents,

 Avalé des couleuvres.

Et puis un jour, plus rien.

Le corps qui lâche,

La santé qui s’en va,

Le crabe qui rôde,

Et le regard des autres qui tue

 Plus sûrement que la maladie.

 

On les appelle parasites, K’sos, assistés.

Comme si la pauvreté était une faute,

Comme si tomber devenait un crime.

On attise la haine envers eux

Et les frustrés aigris applaudissent

Sans penser que cela pourra

Un jour prochain leur arriver

Mais personne ne voit la honte silencieuse,

Le cœur lourd, les mains vides

Et les nuits sans sommeil.

 

Alors ils s’éloignent.

Pas pour fuir le monde

Mais pour ne plus s’y briser.

Ils se construisent une carapace,

Pas pour jouer les durs,

Mais pour survivre au mépris,

À la peur,

À cette fatigue qui colle à la peau.

 

Ils disent qu’ils aiment la solitude,

Le silence,

Le vent sur la joue,

Les jours sans but.

Mais c’est juste une façon de dire :

« Laissez-nous en paix. »

« Laissez-nous CREVER en paix. »

 

Ils n’ont pas renoncé à la vie, non.

Ils ont juste renoncé à la farce.

Ils n’ont pas fui les autres,

Ils se sont simplement choisis eux-mêmes,

Après avoir tant donné,

Tant perdu,

Et compris enfin que la dignité ne se mesure

 Pas au nombre d’heures qu’on vend.

Alors Il Elle s’éloigne.

Doucement.

Il Elle se construit une carapace,

 Pas pour faire le dur,

Juste pour ne plus se faire éventrer à chaque coup de vent.

La vérité, c’est qu’il qu’el n’a plus les moyens

 D’en prendre plein la gueule.

 

Il Elle non  pas renoncé à la vie, non.

C’est la société, les médias,

Les réseaux Sociaux

Le petit peuple aigris

 Qui ont craché dessus


   Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Novembre  2025