Derrière
chaque personne qu’on dit forte,
Il n’y a
pas de magie, ni de gènes supérieurs,
Juste une foutue histoire qui ne lui
A jamais laissé le choix.
Certains
appellent ça le destin,
D’autres
la malchance,
Moi je
dirais que c’est juste la vie,
La vraie,
celle qui ne demande pas ton avis.
On se
construit à coups de claques,
De nuits
sans sommeil,
D’amours
qui ne savent pas rester
Et de
matins où il faut quand même se lever
Avec le
cœur qui pèse comme un coffre-fort.
La force
ne tombe jamais du ciel,
Elle se
fabrique dans le silence,
Dans les
salles de bain où l’on étouffe les sanglots,
Dans les
chambres où personne ne viendra frapper,
Dans les
souvenirs qu’on ne veut plus regarder en face
Mais qui
reviennent quand même,
Comme des
chiens errants affamés.
Derrière
les sourires tranquilles
Et les
épaules qui encaissent,
Il y a
des cicatrices invisibles,
Des
renoncements,
Des
promesses qu’on n’a jamais su tenir,
Et des
espoirs qu’on a dû enterrer
Avant
même qu’ils apprennent à marcher.
Alors
oui, on peut choisir de raconter,
Déballer
l’histoire comme une vieille valise
Qui sent
le tabac froid et les regrets.
Ou bien
la garder pour soi,
Planquée
derrière une phrase banale :
« Ça va
»,
Parce que
de toute façon,
Les gens
veulent des héros,
Pas des
vérités.
La force,
ce n’est pas de gagner,
C’est
d’endurer.
C’est
d’être encore debout
Alors
qu’on sait très bien
Que
personne n’aurait parié un centime sur nous.
Et le
plus ironique dans tout ça,
C’est que
ceux qui nous admirent
Ne
comprendraient jamais
Ce que ça
coûte…
D’être
quelqu’un
Qui ne se
casse plus.
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Novembre 2025
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