La vie,
tu ne la répares pas.
Tu ne la
réécris pas non plus.
Tu
avances comme tu peux, et le reste
Les regrets, les victoires de pacotille,
Les
erreurs bien plantées
ça s’accroche à toi comme des ombres mal
élevées.
Parfois,
je repense à tout ce que j’ai laissé derrière moi.
Des choix qui tenaient debout, d’autres qui
Auraient dû être fusillés dès le départ.
Et puis
les Femmes…
Celles
qui ont traversé ma vie comme des météores,
Celles
qui ont partagé mon lit, mon souffle,
Mes passions,
comme mes mauvaises habitudes ;
Celles
que j’ai aimées trop fort ou pas assez,
Celles
que j’ai perdues parce qu’on n’est
Jamais au bon endroit au bon moment.
Les Femmes qu’on aurait dû garder,
Celles
qu’on aurait dû fuir,
Et celles
qui ont juste laissé un parfum derrière elles,
Assez
pour te troubler des années plus tard.
Il y a
aussi les postes, les boulots,
Tous ces
morceaux de vie qu’on accepte
Parce qu’il faut payer quelque chose,
Souvent
sa liberté, parfois son âme.
On construit des sociétés comme
On construit nos journées :
Avec des
compromis, des coups de chance
Et des coups dans la gueule.
Parfois
on choisit bien, parfois on se plante,
Mais la
vie ne te demande jamais ton avis.
Elle
continue minute par minute,
Comme une
montre cassée qui n’a jamais
Su faire autre chose que t’imposer son rythme.
On dit
qu’on ne vit qu’une vie.
Des
conneries.
Il en
faudrait une cargaison entière
Juste
pour épuiser tout ce qu’on aurait voulu faire,
Tout ce
qu’on ne s’est pas autorisé,
Tout ce
qu’on a laissé crever faute de courage.
Et
pourtant, malgré le vacarme,
Nos rêves
reviennent toujours, têtus comme des chiens errants.
Il suffit
d’une fissure, d’une nuit un peu trop longue,
Et ils
s’infiltrent dans ta tête pour te rappeler
Que tu
aurais pu être quelqu’un d’autre, quelque part ailleurs.
La
nostalgie, la vieillesse,
Et cette
foutue sensation que le théâtre ferme bientôt,
Ce sont
les dernières calamités d’une vie trop courte.
Et
personne n’en sort vraiment indemne.
La vie,
tu ne la rembobines pas.
Tu
avances, tu fais des choix, tu en plantes d’autres,
Et
derrière toi ça s’empile comme des
Valises qu’on n’a jamais vraiment ouvertes.
Parfois,
je repense à tout ce que j’ai
Laissé sur le bord de la route :
Les
bonnes décisions, les vraies conneries,
Et puis
tout ce que je n’ai même pas eu le courage de vivre.
On dit
qu’une seule vie suffit.
Foutaises.
Il en
faudrait dix, vingt, cent,
Juste
pour être à la hauteur de nos rêves d’imbéciles.
On ne vit
que ce qui nous est distribué.
Ni une
minute de plus, ni une seconde de moins.
Le reste,
c’est du fantasme, de la fiction bon marché,
Des plans
sur la comète qu’on se raconte
Le soir pour ne pas devenir dingue.
Et
pourtant…
Peu
importe leur taille ou leur forme,
Qu’ils
soient délirants, ridicules, ou vaguement raisonnables,
Nos rêves
trouvent toujours un moyen de s’infiltrer.
Il suffit
d’une brèche — une fêlure, une nuit trop longue,
Et ils se
glissent dedans comme des clandestins,
Prêts à
foutre le bordel dans ce qu’il reste de notre lucidité.
La
nostalgie,
La
vieillesse,
Et toutes
ces saloperies qui plombent les jours qui raccourcissent,
Ce sont
les calamités d’une existence qui file trop vite.
Et le
pire, c’est qu’on les voit venir de loin…
Mais on
ne peut jamais vraiment y échapper.
La Nostalgie, la vieillesse,
La pauvreté, comme la maladie
sont bien les pires calamité d’une Vie
La vie est une perpétuelle distraction qui
passe
Ne laissant après elle que la passion de son
souvenir.
Edgar Allan Poe
© copyright Ours du Forez
Novembre 2025
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