samedi 29 novembre 2025

La vie, tu ne la Répares Pas. Tu ne la Réécris pas non Plus.

 


La vie, tu ne la répares pas.

Tu ne la réécris pas non plus.

Tu avances comme tu peux, et le reste

 Les regrets, les victoires de pacotille,

Les erreurs bien plantées

 ça s’accroche à toi comme des ombres mal élevées.

 

Parfois, je repense à tout ce que j’ai laissé derrière moi.

Des choix qui tenaient debout, d’autres qui

 Auraient dû être fusillés dès le départ.

Et puis les Femmes…

Celles qui ont traversé ma vie comme des météores,

Celles qui ont partagé mon lit, mon souffle,

Mes passions, comme mes mauvaises habitudes ;

Celles que j’ai aimées trop fort ou pas assez,

Celles que j’ai perdues parce qu’on n’est

 Jamais au bon endroit au bon moment.

Les Femmes qu’on aurait dû garder,

Celles qu’on aurait dû fuir,

Et celles qui ont juste laissé un parfum derrière elles,

Assez pour te troubler des années plus tard.

 

Il y a aussi les postes, les boulots,

Tous ces morceaux de vie qu’on accepte

 Parce qu’il faut payer quelque chose,

Souvent sa liberté, parfois son âme.

On construit des sociétés comme 

On construit nos journées :

Avec des compromis, des coups de chance

 Et des coups dans la gueule.

Parfois on choisit bien, parfois on se plante,

Mais la vie ne te demande jamais ton avis.

Elle continue minute par minute,

Comme une montre cassée qui n’a jamais

 Su faire autre chose que t’imposer son rythme.

 

On dit qu’on ne vit qu’une vie.

Des conneries.

Il en faudrait une cargaison entière

Juste pour épuiser tout ce qu’on aurait voulu faire,

Tout ce qu’on ne s’est pas autorisé,

Tout ce qu’on a laissé crever faute de courage.

 

Et pourtant, malgré le vacarme,

Nos rêves reviennent toujours, têtus comme des chiens errants.

Il suffit d’une fissure, d’une nuit un peu trop longue,

Et ils s’infiltrent dans ta tête pour te rappeler

Que tu aurais pu être quelqu’un d’autre, quelque part ailleurs.

 

La nostalgie, la vieillesse,

Et cette foutue sensation que le théâtre ferme bientôt,

Ce sont les dernières calamités d’une vie trop courte.

Et personne n’en sort vraiment indemne.

 

La vie, tu ne la rembobines pas.

Tu avances, tu fais des choix, tu en plantes d’autres,

Et derrière toi ça s’empile comme des

 Valises qu’on n’a jamais vraiment ouvertes.

Parfois, je repense à tout ce que j’ai

 Laissé sur le bord de la route :

Les bonnes décisions, les vraies conneries,

Et puis tout ce que je n’ai même pas eu le courage de vivre.

On dit qu’une seule vie suffit.

Foutaises.

Il en faudrait dix, vingt, cent,

Juste pour être à la hauteur de nos rêves d’imbéciles.

 

On ne vit que ce qui nous est distribué.

Ni une minute de plus, ni une seconde de moins.

Le reste, c’est du fantasme, de la fiction bon marché,

Des plans sur la comète qu’on se raconte

 Le soir pour ne pas devenir dingue.

 

Et pourtant…

Peu importe leur taille ou leur forme,

Qu’ils soient délirants, ridicules, ou vaguement raisonnables,

Nos rêves trouvent toujours un moyen de s’infiltrer.

Il suffit d’une brèche — une fêlure, une nuit trop longue,

Et ils se glissent dedans comme des clandestins,

Prêts à foutre le bordel dans ce qu’il reste de notre lucidité.

 

La nostalgie,

La vieillesse,

Et toutes ces saloperies qui plombent les jours qui raccourcissent,

Ce sont les calamités d’une existence qui file trop vite.

Et le pire, c’est qu’on les voit venir de loin…

Mais on ne peut jamais vraiment y échapper.


La Nostalgie, la vieillesse, 

La pauvreté, comme la maladie

 sont bien les pires calamité d’une Vie



 La vie est une perpétuelle distraction qui passe

 Ne laissant après elle que la passion de son souvenir.


 Edgar Allan Poe


    Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

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Novembre  2025