Le désir
féminin de lire et d'écrire n'est pas près de s'éteindre. Pourquoi dit-on dans
la langue des commerciaux du livre que les femmes demeurent des
"prescriptrices "? Les docteurs peuvent prescrire des pilules contre
la mélancolie, les femmes, elles, savent, comme les sourcières, sorcières,
trouver sous le corps du texte l'essence même de leur être.
Laure
Adler
Les femmes qui lisent sont dangereuses
