Ma solitude me protège, mais en même temps
Elle me meurtrit sans cesse de l’intérieur, insidieusement.
Je pense qu’à ma manière (sans doute grâce à l’expérience)
Je suis conscient de ce danger. C’est pourquoi
Je dois sans cesse maintenir mon corps en mouvement
Et quelquefois le pousser jusqu’à ses limites,
Afin de guérir la solitude que je ressens
Au fond de moi, ou au moins la relativiser.
Haruki Murakami
