On dit
que l’argent ne fait pas le bonheur.
C’est
joli, ça sonne bien, ça rassure ceux qui n’en ont pas.
Mais
alors, il faudrait qu’on m’explique pourquoi ceux qui en
Ont beaucoup s’y accrochent comme à une bouée
de sauvetage.
Ils
pourraient s’en débarrasser, non ?
Donner un
peu, alléger le sac, respirer…
Mais non.
Ils
comptent, ils cumulent, ils empilent.
Ça sent
donc bien que ça doit faire quelque chose.
La
vérité, c’est que l’argent ne fait
Peut-être pas le bonheur,
Mais il
aide à éviter les galères :
La
facture qui arrive quand le frigo est vide,
La panne
de voiture quand il faut aller bosser,
La
douloureuse chez le dentiste
Qu’on
repousse depuis huit mois,
Ou le
loyer en retard qui vous fait perdre le sommeil.
Sans
argent, on apprend vite que la misère
Ne fait pas le bonheur non plus.
Elle use,
elle fatigue, elle rend les sourires
Plus rares et l’avenir plus court.
Elle
étouffe l’envie, elle éteint l’étincelle, elle bride les rêves.
Et quand
on vit dedans, on n’a même plus le luxe de philosopher.
Alors
oui, on peut être heureux sans rouler sur l’or.
Le
bonheur est souvent ailleurs :
Dans un
café partagé avec un ami,
Dans une
soirée simple où personne ne juge,
Dans une
balade au soleil,
Dans le
silence d’un moment de paix.
Ces
choses-là ne s’achètent pas, elles se vivent.
Mais il
faut être honnête :
La
pauvreté n’a rien de romantique.
Elle
n’éclaire pas l’âme, elle l’use.
Elle
n’apprend pas à aimer, elle oblige à survivre.
Au final,
l’argent ne fabrique pas le bonheur…
Mais il
offre au moins le luxe d’avoir le
Temps et
l’esprit libres pour le chercher.
Et ça,
ceux qui en manquent le savent mieux que personne.

