dimanche 16 novembre 2025

Parfois, le Bonheur, ce n’est rien qu’une Bouffée d’air qui passe au bon Moment.

 


 

Parfois, le bonheur, ce n’est rien qu’une

Bouffée d’air qui passe au bon moment.

Un souffle moins lourd, un cœur qui arrête

 De se débattre deux minutes,

Une petite échappée du merdier quotidien,

Comme si la vie retirait enfin

 Sa botte de votre poitrine.


RESPIRER 

SE SENTIR VIVANT

 

C’est juste un souffle plus facile,

Un peu moins de stress dans les veines,

Le cœur qui relâche enfin sa gueule,

Et la tête qui arrête de cogner

 Contre les murs invisibles.

 

Ça peut venir d’un truc tout simple, presque dérisoire,

Comme cet argent que vous attendiez depuis des mois

La retraite, le rappel, ce foutu dû

Qui aurait dû tomber bien avant

Mais que personne n’était pressé de vous donner.

Un combat durant des mois

Des envois de documents

Encore et Encore

Puis

Quand ça arrive enfin,

Ce n’est pas le jackpot,

Mais c’est assez pour se sentir

 Moins écrasé par la vie.

 

Alors vous vous offrez un ou deux petits cadeaux

Oh pas du luxe, pas du fantasme, rien à afficher

Juste une paire de fringues qui tiendra l’hiver,

Un livre qui remet de la lumière derrière le regard,

Ou même ce matériel musical d’occasion,

Déniché sur coin coin occase

Une vieille platine, un sampler fatigué,

Histoire de relancer vos vieux CD

Comme on rallume un cœur.

Souvenir Nostalgie

 

Et puis il y a le jardin.

Vous achetez quelques plantes, rien de Versailles,

Pas besoin de jardins royaux ni d’allées

 Qui impressionnent les voisins.

Juste deux, trois choses qui respirent,

Quelques feuilles qui dansent,

Et quand vous les voyez par la fenêtre

Vous vous dites que la vie n’a pas tout vendu

Ni tout arraché.

 

Ou alors c’est la forêt,

Des rencontres magiques

Un chevreuil qui vous regarde

Comme si vous étiez encore humain,

Un faisan qui traverse avec l’élégance

 Des choses silencieuses,

Et votre chien, compagnon de vérité,

Toujours plus authentique que les hommes.


Et parfois, il reste les copains.

Pas les ombres intéressées,

 Mais les deux, trois survivants

Qui savent encore tendre la main.

Une panne de voiture,

Une livraison de bois à crédit

Un simple café…

Ils sont là sans contrat, sans calcul.

On les compte sur les doigts d’une main amputée.

Et si un jour l’argent repasse par chez nous,

C’est moins une invitation

Qu’un remerciement silencieux :

Grâce à eux, on tient debout

On leur paiera un bon repas,

Comme on plante une bougie

 Dans un monde qui refuse la lumière.

 

Et là,

Dans cette somme de petits riens,

Vous vous surprenez à vous sentir vivant.

Ridicule ?

Peut-être.

Mais c’est le genre de vérité

Que les autres ne comprendront

Jamais tant qu’ils respirent en apnée.

 

Et ça,

Bien que ce soit peut-être

Con pour les autres

Ça suffit à votre bonheur

Oui Le bonheur, parfois,

C’est juste respirer un peu mieux.

Moins de poids. Moins de bruit.


    Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Novembre  2025