Parfois,
le bonheur, ce n’est rien qu’une
Bouffée
d’air qui passe au bon moment.
Un
souffle moins lourd, un cœur qui arrête
De se débattre deux minutes,
Une
petite échappée du merdier quotidien,
Comme si la vie retirait enfin
Sa botte de votre poitrine.
RESPIRER
SE SENTIR VIVANT
C’est
juste un souffle plus facile,
Un peu
moins de stress dans les veines,
Le cœur
qui relâche enfin sa gueule,
Et la tête qui arrête de cogner
Contre les murs invisibles.
Ça peut
venir d’un truc tout simple, presque dérisoire,
Comme cet
argent que vous attendiez depuis des mois
La
retraite, le rappel, ce foutu dû
Qui
aurait dû tomber bien avant
Mais que
personne n’était pressé de vous donner.
Un combat
durant des mois
Des envois
de documents
Encore et
Encore
Puis
Quand ça
arrive enfin,
Ce n’est
pas le jackpot,
Mais
c’est assez pour se sentir
Moins écrasé par la vie.
Alors
vous vous offrez un ou deux petits cadeaux
Oh pas du
luxe, pas du fantasme, rien à afficher
Juste une
paire de fringues qui tiendra l’hiver,
Un livre
qui remet de la lumière derrière le regard,
Ou même
ce matériel musical d’occasion,
Déniché
sur coin coin occase
Une
vieille platine, un sampler fatigué,
Histoire
de relancer vos vieux CD
Comme on
rallume un cœur.
Souvenir
Nostalgie
Et puis
il y a le jardin.
Vous
achetez quelques plantes, rien de Versailles,
Pas
besoin de jardins royaux ni d’allées
Qui impressionnent les voisins.
Juste
deux, trois choses qui respirent,
Quelques
feuilles qui dansent,
Et quand
vous les voyez par la fenêtre
Vous vous
dites que la vie n’a pas tout vendu
Ni tout
arraché.
Ou alors
c’est la forêt,
Des rencontres
magiques
Un
chevreuil qui vous regarde
Comme si
vous étiez encore humain,
Un faisan
qui traverse avec l’élégance
Des choses silencieuses,
Et votre
chien, compagnon de vérité,
Toujours
plus authentique que les hommes.
Et
parfois, il reste les copains.
Pas les
ombres intéressées,
Mais les deux, trois survivants
Qui
savent encore tendre la main.
Une panne
de voiture,
Une livraison
de bois à crédit
Un simple
café…
Ils sont
là sans contrat, sans calcul.
On les
compte sur les doigts d’une main amputée.
Et si un
jour l’argent repasse par chez nous,
C’est
moins une invitation
Qu’un
remerciement silencieux :
Grâce à
eux, on tient debout
On leur
paiera un bon repas,
Comme on
plante une bougie
Dans un monde qui refuse la lumière.
Et là,
Dans
cette somme de petits riens,
Vous vous
surprenez à vous sentir vivant.
Ridicule
?
Peut-être.
Mais
c’est le genre de vérité
Que les
autres ne comprendront
Jamais
tant qu’ils respirent en apnée.
Et ça,
Bien que ce
soit peut-être
Con pour
les autres
Ça suffit
à votre bonheur
Oui Le
bonheur, parfois,
C’est
juste respirer un peu mieux.
Moins de poids. Moins de bruit.
© copyright Ours du Forez
Novembre 2025
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