mardi 18 novembre 2025

Station-service d’antan… Un parfum de vraie France

 


 Station-service d’antan… 

Un parfum de vraie France

 






Il fut un temps, en France, où se rendre à la

 Station-service n’était pas un acte mécanique ou banal.

Non… c’était un fragment de vie, un rituel, presque

 Une petite halte dans le grand voyage du quotidien.

 

On arrivait tranquillement, on baissait la vitre en sifflotant,

Et déjà le pompiste s’approchait, casquette vissée,

Chiffon à la main, sourire honnête au coin des lèvres.

Il demandait : “Je vous mets combien, patron ?”

Pas par obligation, mais avec cette chaleur humble

 Et naturelle des métiers de service d’autrefois.

 

Pendant que le carburant glissait dans le réservoir,

il vérifiait la pression des pneus, contrôlait l’huile,

 Essuyait les phares ou le pare-brise,

Comme si chaque conducteur était une petite fierté nationale…

Comme si chaque voiture méritait d’être traitée avec douceur,

Comme si chaque voyageur comptait, un à un.

 

Sans facture supplémentaire,

Sans soupir, sans chronomètre marketing.

Puis, au moment de repartir, venait la phrase magique,

Courte mais authentique, simple mais lumineuse :

 

“Bonne route à vous.”

 

Aujourd’hui, on paye en carte bleue sur une borne froide,

Sous néon, sans un mot, parfois même sans un regard.

On repart vite, sans trace, sans récit, sans lien.

Comme si notre temps avait plus de valeur que nos histoires.

 

Et parfois, je me surprends à penser

Que ce ne sont pas seulement

Les pompistes qui ont disparu…

Mais aussi un petit bout de cette France qui sentait

La camaraderie, le travail bien fait,

 La politesse naturelle,

La vie à hauteur d’homme.

 

Cette France qui n’avait pas peur de prendre

 Une seconde de plus, celle qui disait “merci”, “

À bientôt”, “prenez soin de vous”.

 

Une France qui manque encore…

Même à ceux qui ne l’ont jamais vraiment connue.