365 jours
viennent de crever.
Le
compteur repart à zéro.
Même
machine, même panne.
Les mêmes
conneries
Les mêmes
cons
Le 31
décembre…
Pour beaucoup
surtout les jeunes,
Et tant mieux pour eux
C’est la
fête.
Des
verres qui s’entrechoquent,
Des corps
qui se frottent,
De la
musique électro trop forte,
Des rires
un peu faux mais encore vivants.
Des
lumières partout,
Comme si
ça pouvait éclairer quelque chose.
Et puis
il y a les autres.
Ceux pour
qui ce soir-là
Ressemble
à un lundi gris sous anxiolytiques.
La
solitude,
Parfois
adoucie par un chien, un chat,
Ces êtres
qui n’attendent rien
Et qui
donnent tout.
Devant
une télé de plus en plus conne,
Avec le
joueur de pipeau national
Et son
discours à vomir.
Boycott.
À 20h00,
j’éteins.
Trop peur
de flinguer l’écran
Ou ma
santé mentale.
Plus
terne, plus vide
Qu’une
journée de semaine sans café.
Et en
plus,
Tout le
monde n’a même pas Netflix
Pour
anesthésier le néant.
Quoi que
j’aie fait cette année,
Je l’ai
fait avec les tripes.
Pour le
reste ?
Honnêtement,
je m’en fiche.
La
conscience tranquille,
C’est un
luxe rare.
Et
beaucoup n’ont même
Plus les moyens de la louer.
Je suis
dans cette phase
Où plus
rien ne surprend.
Désabusé.
Pas
triste, non.
Juste
vidé.
Je
regarde ce monde, ce pays,
Courir
droit dans le mur
En
klaxonnant.
On me dit
distant.
Non.
Je
protège mon énergie.
C’est
tout ce qu’il me reste.
Une année
de désillusions.
Alors
rire ?
Désolé.
L’espoir
que 2026 ira mieux…
Qu’elle
ne soit déjà pas pire,
Ce serait
pas mal.
Ce soir,
ce n’est pas un bilan,
C’est un
inventaire des dégâts.
Les
départs inattendus.
Les
promesses qu’on croyait solides
Et qui se
sont effondrées
Au premier courant d’air.
Les
combats menés seul,
Sans
témoin, sans médaille,
Sans
personne pour ramasser les morceaux.
On ferme
une année lourde,
Avec des
plaies encore ouvertes,
Des
questions sans réponses,
Et cette
fatigue sourde
Qui
s’installe dans la poitrine.
Pour les
cœurs fatigués,
Ce soir
n’est pas une célébration.
C’est
juste un passage.
Une
survie de plus cochée sur le calendrier.
Avec cet
espoir fragile, presque honteux,
Que la
suivante soit un peu moins violente.
Et puis
putain,
Cette
obligation de souhaiter une bonne année.
Comme si
elle allait être bonne
Par
décret collectif.
Le pire ?
L’hypocrisie.
Ces gens
qui te souhaitent le meilleur
Après
t’avoir ignoré
Ou
méprisé
Les 365
jours précédents.
Bonne
année ?
Non.
Bonne
chance.
Et bon
courage.
Si vous
avez survécu à 2025,
Vous
pouvez survivre à tout.
Même aux
cafards de cette société
Qui
prolifèrent dans la lumière artificielle.
Oui, on
sent que tout peut s’écrouler
D’un
instant à l’autre.
Être
optimiste devient un sport extrême.
On sait
que ça va mal,
Sans
toujours réussir
À mettre des mots dessus.
Et c’est
ça le plus dur.
Alors
non,
Je ne
trinque pas à l’avenir.
J’essaie
juste
De rester
debout,
Lucide,
Et en
harmonie avec moi-même.
Et
franchement,
C’est
déjà beaucoup.
Une nouvelle année ne promet rien.
Elle
recommence juste le combat.
Survivre, rester lucide,
Protéger son énergie
C’est
déjà une forme de victoire.
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Décembre 2025
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