« L’homme n’est jamais paresseux :
Il a juste besoin d’un moteur, d’un riff,
D’un sourire de Femme pour rallumer l’incendie.
Sans passion, il s’éteint. Avec elle, il
renaît. »
La
motivation…
On en parle comme d’une potion magique,
Comme si ça tombait du ciel
Dans une petite
fiole lumineuse.
Putain mais foutaises.
L’Homme
n’est pas paresseux.
Donne-lui un moteur qui hurle sous ses doigts,
Un volant qui tremble, l’odeur d’essence
brûlée qui colle à la peau,
et il se
lève avant même que le soleil décide d’exister.
Balance-lui une nuit de musique,
un mix à construire, les basses qui cognent
Comme un cœur
trop vivant,
Et tu
verras s’il traîne les pieds.
Mets-lui une Femme dans les bras
Une vraie, avec un rire qui claque,
Un regard mutin qui promet une nuit torride
Des yeux qui te déshabillent mieux
Que n’importe quel club de strip
Et tu verras comme il retrouve soudainement de l’énergie,
Du souffle, des muscles
qu’il croyait morts.
Mais
démotive-le…
Prive-le de passion, de danger, de vibration,
De cette petite folie qui donne un sens à
la route.
Fais-lui
croire que sa vie doit tenir dans un formulaire,
Qu’il doit sourire comme un automate et rentrer
Dans les cases comme un bon petit
soldat…
Et là,
oui, il devient incroyablement paresseux.
Un poids
mort.
Un type affalé dans un coin de bar,
Un verre tiède à la main, regardant les jours
Passer comme des trains qu’il ne prendra plus.
Et il a
bien raison.
Parce que
courir sans raison, c’est juste mourir plus vite.
Travailler
sans envie, c’est se pendre lentement.
Avancer
sans passion, c’est déjà être mort.
La motivation, c’est ce qui fait rugir
Un vieux moteur au fond de toi.
C’est la Femme que t’as aimée trop fort.
C’est la
musique qui t’a sauvé de toi-même.
C’est la route à l’aube, quand tu te dis que
Malgré toutes les conneries de la vie…
Oui, bordel, ça vaut encore le coup
D’appuyer sur l’accélérateur.
Ou frôler de ces doigts
Sa table de mixage
© copyright Ours du Forez
Décembre 2025
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