samedi 6 décembre 2025

La Passion, c’est le Vieux Moteur Intérieur Qui refuse de Caler

 



"Je ne regrette rien. 

Une vie doit être débordante de passions. 

Elle est trop courte pour que l'on se contente

 De n'en vivre qu'une seule." 


Romy Schneider





La passion, la vraie, celle qui te traverse

Comme un coup de vent sale ou un

Rayon de soleil trop franc, ça n’a pas d’âge.

Tu peux avoir vingt piges ou traîner des os fatigués

 De soixante-dix ans, ça ne change rien

Si ça brûle dedans, ça brûle pareil.

 

Les gens confondent tout.

Ils parlent de passion comme on parle d’un trophée,

 D’une vitrine à remplir pour impressionner la galerie.

Mais Bullshit. 

Il y a pas Photo 

La vraie passion, c’est celle qui te remet debout

 Quand t’as passé la nuit à boxer tes démons.

Celle qui te garde vivant alors que ton corps

 Commence à rouiller et que la société

 Te range déjà dans la case “pièces détachées”.

 

Elle ne frime pas, la passion.

Elle boit à la bouteille, elle fume tes dernières minutes,

 Elle te tire par le col quand t’es à deux doigts de chuter.

C’est un chien fidèle, un vieux compagnon

Qui ne juge pas ta gueule cassée, ton âge, tes erreurs.

 

La passion, c’est ce moteur secret qu’on garde en soi.

On peut vieillir, traîner quelques cicatrices,

Rouler moins vite… mais dedans, ça continue de vibrer.

Comme un vieux V12 qui refuse de rendre les clés.

 

J’ai vécu assez longtemps pour le savoir :

La passion, quand elle est vraie,

Quand elle te vient du fond des tripes,

Elle ne frime pas.

Elle ne cherche pas à briller, ni à séduire la galerie.

Elle avance avec toi, comme une compagne têtue.

Elle te permet de rester toi-même,

Même quand le monde voudrait te ranger

 Dans une boîte propre et silencieuse.

 


Moi, elle m’a sauvé plus d’une fois.

Dans le vacarme des moteurs, dans l’odeur

 D’essence de mes années sport auto,

Dans les nuits de moto sous la pluie où j’avais

 L’impression de filer entre les gouttes de la vie.




Dans les cabines de DJ où la musique

Les BPM pulsaient

 Comme un deuxième cœur,

Où chaque battement me rappelait que

 J’étais encore vivant, encore brûlant,

Cette communion avec le public

Malgré les années, malgré les tempêtes.

 


Et puis il y a eu les Femmes.

Celles qui ont traversé ma vie comme des météores,

Et celles qui sont restées assez longtemps

 Pour laisser une empreinte dans la poussière.

Elles aussi m’ont appris quelque chose de la passion :

Qu’elle ne s’explique jamais,

Qu’elle frappe sans prévenir,

Qu’elle est instinctive, brutale, magnifique.

 

Parce que oui,

On ne choisit pas les émotions qui nous bouleversent.

Elles arrivent comme un vent chaud au milieu de l’hiver,

Ou comme un dernier tour de piste où tout se joue,

Où l’on sent chaque vibration, chaque souffle,

Sans rien calculer — jamais.

 

La passion, quand elle est authentique,

C’est une bénédiction qu’on s’offre à soi-même.

Elle nous garde jeunes, quelque part entre les côtes,

Là où bat encore ce foutu animal que

 Le temps n’a pas réussi à apprivoiser.

 

Et peut-être que c’est ça, la vraie survie :

Continuer à vibrer, à aimer,

à écouter ce vieux moteur intérieur

qui n’a jamais vraiment accepté de s’arrêter.

Et peu importe ce qu’ils racontent les autres :

Être passionné, c’est rester jeune,

Quelque part, au cœur du moteur.

Au cœur des fréquences électro

Même si tout le reste fatigue,

 Même si la peau plisse, même si le monde va trop vite.

La passion te redresse, te ramène à toi-même,

T’empêche d’abandonner.

Qui sait, elle te sauve peut-être

 Même de quelques maladies

Comme aussi les pires : celles de l’âme.

 

L’authenticité, c’est une grâce.

Une bénédiction silencieuse qu’on s’accorde

 Les jours où tout fout le camp.

Être soi-même dans un monde

 Qui maquille tout… c’est un luxe.

Un luxe qui n’a rien à voir avec l’argent.

Juste du courage.

 

Et puis il y a les émotions.

Ces saloperies magnifiques qu’on ne choisit jamais.

Elles débarquent comme des ivrognes :

 Sans prévenir, sans s’excuser,

Sans demander si c’est le bon moment.

Elles nous renversent, nous secouent, nous réveillent.

C’est instinctif, brut, jamais calculé.

C’est peut-être ça, être vivant pour de vrai.


 La passion, c’est le vieux moteur intérieur

 Qui refuse de caler : Elle te

 Garde vivant, Jeune, et Vrai, 

Même quand la route devient Longue

 Et que la vie tente d’étouffer ton Feu. 

 

   Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Décembre  2025