"Je ne regrette rien.
Une vie doit être débordante de passions.
Elle est trop courte pour que l'on se contente
De n'en vivre qu'une seule."
Romy
Schneider
La
passion, la vraie, celle qui te traverse
Comme un
coup de vent sale ou un
Rayon de
soleil trop franc, ça n’a pas d’âge.
Tu peux
avoir vingt piges ou traîner des os fatigués
De soixante-dix ans, ça ne change rien
Si ça
brûle dedans, ça brûle pareil.
Les gens
confondent tout.
Ils
parlent de passion comme on parle d’un trophée,
D’une vitrine à remplir pour impressionner la
galerie.
Mais Bullshit.
Il y a pas Photo
La vraie
passion, c’est celle qui te remet debout
Quand t’as passé la nuit à boxer tes démons.
Celle qui
te garde vivant alors que ton corps
Commence à rouiller et que la société
Te range déjà dans la case “pièces détachées”.
Elle ne
frime pas, la passion.
Elle boit
à la bouteille, elle fume tes dernières minutes,
Elle te tire par le col quand t’es à deux
doigts de chuter.
C’est un
chien fidèle, un vieux compagnon
Qui ne
juge pas ta gueule cassée, ton âge, tes erreurs.
La
passion, c’est ce moteur secret qu’on garde en soi.
On peut
vieillir, traîner quelques cicatrices,
Rouler
moins vite… mais dedans, ça continue de vibrer.
Comme un
vieux V12 qui refuse de rendre les clés.
J’ai vécu
assez longtemps pour le savoir :
La
passion, quand elle est vraie,
Quand
elle te vient du fond des tripes,
Elle ne
frime pas.
Elle ne
cherche pas à briller, ni à séduire la galerie.
Elle
avance avec toi, comme une compagne têtue.
Elle te
permet de rester toi-même,
Même
quand le monde voudrait te ranger
Dans une boîte propre et silencieuse.
Moi, elle
m’a sauvé plus d’une fois.
Dans le
vacarme des moteurs, dans l’odeur
D’essence de mes années sport auto,
Dans les
nuits de moto sous la pluie où j’avais
L’impression de filer entre les gouttes de la
vie.
Dans les cabines de DJ où la musique
Les BPM pulsaient
Comme un deuxième cœur,
Où chaque
battement me rappelait que
J’étais encore vivant, encore brûlant,
Cette
communion avec le public
Malgré
les années, malgré les tempêtes.
Et puis
il y a eu les Femmes.
Celles
qui ont traversé ma vie comme des météores,
Et celles
qui sont restées assez longtemps
Pour laisser une empreinte dans la poussière.
Elles
aussi m’ont appris quelque chose de la passion :
Qu’elle
ne s’explique jamais,
Qu’elle
frappe sans prévenir,
Qu’elle
est instinctive, brutale, magnifique.
Parce que
oui,
On ne
choisit pas les émotions qui nous bouleversent.
Elles
arrivent comme un vent chaud au milieu de l’hiver,
Ou comme
un dernier tour de piste où tout se joue,
Où l’on
sent chaque vibration, chaque souffle,
Sans rien
calculer — jamais.
La
passion, quand elle est authentique,
C’est une
bénédiction qu’on s’offre à soi-même.
Elle nous
garde jeunes, quelque part entre les côtes,
Là où bat
encore ce foutu animal que
Le temps n’a pas réussi à apprivoiser.
Et
peut-être que c’est ça, la vraie survie :
Continuer
à vibrer, à aimer,
à écouter
ce vieux moteur intérieur
qui n’a
jamais vraiment accepté de s’arrêter.
Et peu
importe ce qu’ils racontent les autres :
Être
passionné, c’est rester jeune,
Quelque
part, au cœur du moteur.
Au cœur des
fréquences électro
Même si
tout le reste fatigue,
Même si la peau plisse, même si le monde va
trop vite.
La
passion te redresse, te ramène à toi-même,
T’empêche
d’abandonner.
Qui sait,
elle te sauve peut-être
Même de quelques maladies
Comme
aussi les pires : celles de l’âme.
L’authenticité,
c’est une grâce.
Une
bénédiction silencieuse qu’on s’accorde
Les jours où tout fout le camp.
Être
soi-même dans un monde
Qui maquille tout… c’est un luxe.
Un luxe
qui n’a rien à voir avec l’argent.
Juste du
courage.
Et puis
il y a les émotions.
Ces
saloperies magnifiques qu’on ne choisit jamais.
Elles
débarquent comme des ivrognes :
Sans prévenir, sans s’excuser,
Sans
demander si c’est le bon moment.
Elles
nous renversent, nous secouent, nous réveillent.
C’est
instinctif, brut, jamais calculé.
C’est
peut-être ça, être vivant pour de vrai.
La passion, c’est le vieux moteur intérieur
Qui refuse de caler : Elle te
Garde vivant, Jeune, et Vrai,
Même quand la route devient Longue
Et que la vie tente d’étouffer ton Feu.
© copyright Ours du Forez
Décembre 2025
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