samedi 13 décembre 2025

Le Temps… Chaque chose a son foutu temps. Et putain, il passe vite, ce salaud.




« Le temps te dépouille de tout, 

Sauf de tes souvenirs. 

Alors vis assez fort pour que, 

Quand vient l’hiver de ta vie, 

Tu aies encore quelque chose

 Pour réchauffer ton âme. »



Le Temps…

Chaque chose a son foutu temps.

Et putain, il passe vite, ce salaud.

Il ne revient jamais. Jamais.

On croit qu’on en a des tonnes, qu’on peut le brûler

 Comme une clope au bord d’un comptoir…

Puis un jour on se réveille, et il ne reste plus

 Qu’un mégot froid au fond du cendrier.

 

Alors ne le dilapidez pas avec des boulots

 à la con, des gens qui vous pompent l’air,

Une femme aigrie une histoire à la con 

Des obligations minuscules qui grignotent

 votre vie comme des rats dans une cave.

Ne l’offrez pas à des conversations vides

 ou à ces journées qui se répètent,

Comme si vous étiez né pour tourner

 En rond dans une cage invisible.

 

Occupez-le avec ce qui vous rend vivant, vraiment vivant.

Ce qui vous file un sourire, 

Une montée d’adrénaline,

Des sensations des émotions 

 Une paix sincère.

Accrochez-vous aux bonnes personnes, 

Celles qui éclairent un soir gris rien

 Qu’en vous serrant l’épaule.

Gardez-les près, très près.

Le reste ?

Ca dégage 

Bon débarras.

 

Regardez autour de vous :

Pour beaucoup, la vie c’est attendre.

Attendre la fin du mois pour la paye, 

Pour l’aide sociale, pour reprendre

 Juste assez d’air et replonger.

Attendre le week-end, 

Attendre les vacances, 

Attendre Noël

Attendre que ça change.

Toujours attendre.

 

Et pendant que vous patientez,

 Le temps, lui, fait son boulot : il file.

On croit survivre 30 jours… 

Et on se réveille 30 ans plus tard,

 Le regard vidé,

À se demander où tout est parti,

À quel moment exact on s’est fait voler la vie sous le nez.

 

Le plus triste ?

On ne s’en rend même pas compte.

On vit, on attend, on vieillit.

Et un matin, on comprend enfin ce qui nous est arrivé.

Mais comme d’habitude, c’est trop tard.


J’espère seulement que certains ont vraiment vécu,

Qu’ils ont engrangé assez de bons souvenirs

 Pour ne pas grelotter quand vient l’automne 

Et plus tard l’hiver  de nos vies.

Parce que les souvenirs, c’est tout ce qu’il nous

 Reste quand le temps a déjà tout embarqué.

Un peu de baume au cœur, un feu qui tient

 Encore, même s’il crépite moins fort.

 

Des souvenirs de Femmes, de corps et de regards volés à la nuit.

Des souvenirs de routes avalées, de voyages qui sentent la liberté,

De passions qui vous laissent les mains tremblantes et l’âme debout.

Des éclats de rires, des verres partagés,

 Des heures où l’on se sentait immortel.

 

Oui, j’espère que certains ont vraiment vécu.

Parce que quand le rideau se tire,

C’est tout ce qu’on emporte avec nous :

Les moments heureux, 

Les temps où la vie avait un goût de vrai.

Le reste… le reste s’efface comme le bruit

 D’une ville qu’on quitte au petit matin.


   Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Décembre  2025