Il y a
quelque chose d’étrange avec Noël.
Plus tout semble parfait, plus certains
Ont l’impression d’être en trop.
De ne pas pouvoir faire
Partie des réjouissances
Festives de Noël
Comme s’ils regardaient la fête derrière
Une vitre épaisse, sans poignée pour entrer.
Sans savoir comment retrouver l'Esprit de Noël.
On parle de Joie, de Famille, d’Amour, de Lumière
Mais derrière tout ça, il y a des gens qui sourient
Juste pour faire semblant, qui rentrent chez eux
Avec ce vide, cette tristesse en eux
Que personne ne voit
Ils sont les Invisibles :
Les gens qu'on croise
Sur les trottoirs
Sur les chemins
Dans les magasins
Au travail
Dans les transports
Au cabinet médical
Les gens seuls.
Les personnes malades
Les handicapés
Les
pauvres.
Les séparés
Les
solitaires.
Ceux que
l’amour a laissés sur le bas-côté.
Ceux que
le système a usés jusqu’à l’os.
Et pendant ce temps-là, les pubs hurlent d’acheter,
De consommer, de prouver qu’on existe à coups
De guirlandes et de cartes bancaires.
Alors que certains comptent leurs pièces,
Se demandant comment offrir
Quelque chose à leurs mômes, à leur Femme,
Ou simplement remplir l’assiette sans honte.
( Putain oui j'ai connu cela à une époque
Pourtant ex chef d'entreprise, du succès
Dans les affaires, comme ils disent
Plein d'ami es sourire
Imaginez l'Evènementiel la Fête
La musique le fric les Femmes
Et la chute le RSA
Ce putain de déménagement forcé
Plus de relationnel, plus d'amis
Oui je maudis ceux qui crache
Sur la fameuse " prime de Noël "
Qui peut parfois
Amener un peu de lumière
A certain hommes et femmes
Voir les sauver d'une connerie fatale
Je ne m'en suis jamais vraiment
Remis une blessure
Jamais cicatrisé au fond de moi )
Noël
On parle
de Joie, de Famille, d’Amour.
Mais derrière les sourires bien rangés,
il y a des gens qui jouent un rôle.
Qui rient
pour ne pas inquiéter.
Qui rentrent chez eux avec ce vide
Que personne ne voit,
Parce ils simulent si bien .
Et souvent, ces gens-là, tu les croises
Sans même t’en rendre compte.
Peut-être même que cette année…
Toi ou des proches en font partie.
Noël a ce talent cruel :
Rappeler ce qui manque.
Amener donner l'envie
Comme
l’écrivait Charles Bukowski :
Mon auteur préféré
« À rappeler à ceux qui sont seuls,
Qu’ils sont seuls,
À ceux qui n’ont pas d’argent,
Qu’ils n’ont pas d’argent,
Et à ceux qui ont une famille de merde
Qu’ils ont une famille de merde. »
C’est
violent, oui.
Mais
c’est honnête.
Et parfois, l’honnêteté fait moins
Mal que les faux contes de fées.
On peut
vivre la même soirée et ressentir
Des choses complètement différentes.
Être
entouré et se sentir à des kilomètres.
Être seul
et enfin respirer.
Ce qui
pèse, ce n’est pas le nombre de personnes
Autour de la table.
C’est ce
que cette période réveille en silence :
Les
attentes,
Les
comparaisons,
Les
absences,
Le besoin
d’être vu pour de vrai.
On oublie
trop souvent que chacun porte quelque chose.
Même ceux
qui ont l’air “bien”.
Même ceux
dont la maison brille comme une vitrine.
Alors si tu te sens bien, tant mieux.
Garde ça précieusement.
Et si tu te sens moins bien,
T’as pas à jouer un rôle.
T’as pas
à sourire pour rassurer le décor.
Juste ne
disparais pas complètement.
Parfois,
un lien simple, sans pression,
Sans
jugement, ça suffit.
Et oui…
J’aime
Noël.
Mais le
vrai.
Le
simple.
Pas celui
qui clignote comme une boîte
De nuit pour masquer le vide ou nourrir l’ego.
Noël n’a
jamais eu besoin d’être bruyant pour être Humain.
Noël
n’est pas toujours une Fête.
Parfois,
c’est juste une lumière qu’on Allume
Pour ne pas oublier qu’on est encore Vivant
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Décembre 2025
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