" Ils
font la queue pour acheter du vide,
pendant que d’autres font
La queue pour survivre.
Ils
appellent ça Noël. "
" Trop de
lumière pour masquer trop de misère. "
Noël –
Partie IV : suite et fin
En ce
jour qu’on appelle Noël,
J’ai une
pensée qui ne brille pas sous les guirlandes.
Elle
traîne plutôt dans les coins sombres.
Pour les
seuls.
Les
jeunes, déjà fatigués.
Les
vieux, déjà oubliés.
Les
femmes, les hommes,
Ceux qui
tiennent encore debout par habitude.
Pour ceux
qui mangent seuls à une table trop grande.
Pour ceux
qui regardent la télé
Comme on regarde la pluie,
Sans
vraiment voir.
Pour ceux
qui sont dans des chambres d’hôpital
Avec des
murs blancs et des heures trop longues.
Pour ceux
qui nous protèges
Pompiers médecins
infirmières policiers
Qui travaillent
loin de leurs proches
Pour les
animaux,
Ceux qui
grelottent dehors,
Ceux qui
attendent derrière des barreaux
Qu’un
cœur passe par là.
Pour ceux
qui dorment dans la rue,
ici, en
France,
Pendant
que d’autres se demandent
Si le
foie gras est assez fondant.
Parce que
oui,
Noël est
parfois le jour le plus triste de l’année.
Et
pendant ce temps-là,
La
machine tourne.
La pub
vomit.
Elle
conditionne, elle martèle,
Elle
transforme l’amour en code-barres.
On
achète.
On
s’agite.
On
s’épuise.
Pour quoi
?
Pour que
la moitié de ces cadeaux,
Bien
emballés, bien hypocrites,
Se
retrouvent demain sur Leboncoin.
Triste ?
Non.
Pathétique.
On est
loin de l’esprit de Noël.
Très
loin.
La
simplicité est morte sous le papier doré.
La
convivialité s’est perdue dans les centres commerciaux.
L’empathie
a été remplacée par une carte bancaire.
Noël, ce
devrait être être.
Pas
avoir.
Être
ensemble.
Ou
simplement être là.
Un repas
simple.
Un regard
sincère.
Un
silence partagé.
Mais
combien n’y arrivent plus ?
Combien
comptent chaque centime
Et
préfèrent rester seuls
Plutôt
que d’avouer qu’ils ne peuvent pas suivre le jeu ?
Certains
n’achètent pas de cadeaux.
D’autres
refusent juste
De
continuer cette comédie.
Et puis
il y a ceux qui détestent Noël.
Les
râleurs, les “gauchos”, les écolos
Mais aussi
Les
désabusés,
Les
lucides aussi, parfois.
Moi ?
J’aime
Noël.
Mais je
hais cette société de consommation
Gavée à
la pub,
(J’invite
d’ailleurs les gens
A Boycotter
tous ces produits
Venté par
ces pubs)
Bourrée
de faux sourires
Et
d’émotions sous vide.
J’aime
Noël quand il est vrai.
Quand il
est fragile.
Quand il
n’a rien à vendre.
Et s’il
ne reste qu’une chose à sauver,
Ce n’est
ni un cadeau
Ni une
tradition.
C’est
l’humain.
C’est l’animal
Le reste,
Qu’ils le
soldent.
Oui,
j’aime Noël.
Oui, je
déteste cette société de consommation,
Gavée à
la pub jusqu’à la nausée,
Et tous
ces complices qui jouent le jeu,
Qui
obéissent,
Qui
achètent pour se rassurer,
Qui
consomment pour ne pas penser,
Et qui
appellent ça le bonheur.
Bref
" Noël
n’est pas triste par nature,
Il le devient quand la consommation
remplace la compassion. "
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Décembre 2025
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