jeudi 25 décembre 2025

Noël – Partie IV : suite et fin

 



" Ils font la queue pour acheter du vide,

pendant que d’autres font

 La queue pour survivre.

Ils appellent ça Noël. " 




 

" Trop de lumière pour masquer trop de misère. "


Noël – Partie IV : suite et fin

 

En ce jour qu’on appelle Noël,

J’ai une pensée qui ne brille pas sous les guirlandes.

Elle traîne plutôt dans les coins sombres.

 

Pour les seuls.

Les jeunes, déjà fatigués.

Les vieux, déjà oubliés.

Les femmes, les hommes,

Ceux qui tiennent encore debout par habitude.

 

Pour ceux qui mangent seuls à une table trop grande.

Pour ceux qui regardent la télé

 Comme on regarde la pluie,

Sans vraiment voir.

Pour ceux qui sont dans des chambres d’hôpital

Avec des murs blancs et des heures trop longues.

Pour ceux qui nous protèges

Pompiers médecins infirmières policiers

Qui travaillent loin de leurs proches

 

Pour les animaux,

Ceux qui grelottent dehors,

Ceux qui attendent derrière des barreaux

Qu’un cœur passe par là.

 

Pour ceux qui dorment dans la rue,

ici, en France,

Pendant que d’autres se demandent

Si le foie gras est assez fondant.

 

Parce que oui,

Noël est parfois le jour le plus triste de l’année.

 

Et pendant ce temps-là,

La machine tourne.

La pub vomit.

Elle conditionne, elle martèle,

Elle transforme l’amour en code-barres.

 

On achète.

On s’agite.

On s’épuise.

Pour quoi ?

 

Pour que la moitié de ces cadeaux,

Bien emballés, bien hypocrites,

Se retrouvent demain sur Leboncoin.

 

Triste ?

Non.

Pathétique.

 

On est loin de l’esprit de Noël.

Très loin.

La simplicité est morte sous le papier doré.

La convivialité s’est perdue dans les centres commerciaux.

L’empathie a été remplacée par une carte bancaire.

 

Noël, ce devrait être être.

Pas avoir.

 

Être ensemble.

Ou simplement être là.

Un repas simple.

Un regard sincère.

Un silence partagé.

 

Mais combien n’y arrivent plus ?

Combien comptent chaque centime

Et préfèrent rester seuls

Plutôt que d’avouer qu’ils ne peuvent pas suivre le jeu ?

 

Certains n’achètent pas de cadeaux.

D’autres refusent juste

De continuer cette comédie.

 

Et puis il y a ceux qui détestent Noël.

Les râleurs, les “gauchos”, les écolos

Mais aussi

Les désabusés,

Les lucides aussi, parfois.

 

Moi ?

J’aime Noël.

Mais je hais cette société de consommation

Gavée à la pub,

(J’invite d’ailleurs les gens

A Boycotter tous ces produits

Venté par ces pubs)

Bourrée de faux sourires

Et d’émotions sous vide.

 

J’aime Noël quand il est vrai.

Quand il est fragile.

Quand il n’a rien à vendre.

 

Et s’il ne reste qu’une chose à sauver,

Ce n’est ni un cadeau

Ni une tradition.

C’est l’humain.

C’est l’animal

 

Le reste,

Qu’ils le soldent.

 

Oui, j’aime Noël.

Oui, je déteste cette société de consommation,

Gavée à la pub jusqu’à la nausée,

Et tous ces complices qui jouent le jeu,

Qui obéissent,

Qui achètent pour se rassurer,

Qui consomment pour ne pas penser,

Et qui appellent ça le bonheur.


Bref 


" Noël n’est pas triste par nature,

Il le devient quand la consommation

 remplace la compassion. "


    Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Décembre  2025