Quand t’es Jeune,
Tu veux paraître plus Vieux.
Et quand t'es Vieux,
Tu veux paraître plus Jeune
Tu
relèves le menton, tu forces la voix,
Tu crois que l’âge c’est une armure.
Puis un
matin, sans prévenir,
Tu te
réveilles de l’autre côté du chemin :
Les rides
sont là, les souvenirs pèsent lourd,
Et tu te
surprends à vouloir redevenir ce môme
Qui
courait sans se soucier de son ombre.
Entre les
deux… il y a cette foutue fenêtre minuscule
Où on
pourrait, peut-être, se voir tel qu’on est vraiment.
Mais on
passe devant comme des idiots,
Trop occupés à vouloir être
Plus
grand, plus mince, plus lisse, plus quelque chose.
On se
triture la tronche pour un bourrelet,
Pour des
cheveux trop courts, trop plats, trop bouclés,
Pour un
corps qui refuse d’obéir,
Pour une
peau qui n’a jamais demandé à être parfaite.
Et plus
tard, quand on a déjà bouffé la moitié du chemin,
On se
rend compte qu’on était plutôt pas mal,
Qu’on
valait mieux que ce qu’on croyait…
Mais la
fenêtre est déjà refermée.
Trop tard
pour jouer au philosophe du dimanche.
Et
pourtant, non.
Il n’est
jamais trop tard pour
Balancer
tout ce cirque au caniveau,
Pour
arrêter de courir après des versions
Trafiquées de nous-mêmes.
Un jour,
tu te regardes dans le miroir vraiment
Et tu
comprends que tu n’as jamais eu besoin
D’être plus jeune, plus vieux,
Plus
musclé, plus sage, plus ceci ou moins cela.
Tu avais
juste besoin d’être toi.
Simple.
Brut. Pas retouché.
Derrière
chaque vieux, il y a un jeunot
Qui ne comprend pas
Comment
tout ça a filé si vite.
Une
seconde on vit, la suivante on se demande
Où sont passées les vingt dernières années.
Alors
ouais, lâcher prise…
S’accepter
comme on est…
C’est
peut-être ça, la maturité.
Pas une
illumination, pas un truc mystique.
Juste une
main qu’on arrête enfin de serrer
Autour de notre propre gorge.
Apprendre
à accepter notre vie, notre physique,
Nos victoires de rien du tout,
Nos
cicatrices qu’on croit trop voyantes.
Tant
Mentale que Physique
Parce
qu’au final, la vraie richesse,
Ce n’est
pas les muscles, ni les rides effacées.
C’est la
santé qui nous tient encore debout,
Les amis
qui restent quand le reste fout le camp,
Et ce
putain de mental, ce foutu mental
Qui nous
permet de continuer à avancer,
Même
bancal, même cabossé.
Parfois
je me dis :
" Si je pouvais revenir en arrière,
Avec tout ce que je sais maintenant… "
Mais
c’est un mensonge qu’on se raconte pour dormir.
On referait les mêmes conneries,
Juste avec plus de style.
Alors
autant vivre, ici, maintenant,
Avec nos
failles, nos souvenirs,
Et cette
conscience un peu râpeuse
Que le
temps ne nous fera jamais de cadeau
Mais
qu’on peut encore lui en voler quelques-uns.
© copyright Ours du Forez
Décembre 2025
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