dimanche 7 décembre 2025

Quand t’es jeune, tu veux paraître plus Vieux.

 




Quand t’es Jeune, 

Tu veux paraître plus Vieux.

Et quand t'es Vieux, 

Tu veux paraître plus Jeune 

Tu relèves le menton, tu forces la voix,

 Tu crois que l’âge c’est une armure.

Puis un matin, sans prévenir,

Tu te réveilles de l’autre côté du chemin :

Les rides sont là, les souvenirs pèsent lourd,

Et tu te surprends à vouloir redevenir ce môme

Qui courait sans se soucier de son ombre.

 

Entre les deux… il y a cette foutue fenêtre minuscule

Où on pourrait, peut-être, se voir tel qu’on est vraiment.

Mais on passe devant comme des idiots,

 Trop occupés à vouloir être

Plus grand, plus mince, plus lisse, plus quelque chose.

On se triture la tronche pour un bourrelet,

Pour des cheveux trop courts, trop plats, trop bouclés,

Pour un corps qui refuse d’obéir,

Pour une peau qui n’a jamais demandé à être parfaite.

Et plus tard, quand on a déjà bouffé la moitié du chemin,

On se rend compte qu’on était plutôt pas mal,

Qu’on valait mieux que ce qu’on croyait…

Mais la fenêtre est déjà refermée.

Trop tard pour jouer au philosophe du dimanche.

 

Et pourtant, non.

Il n’est jamais trop tard pour

Balancer tout ce cirque au caniveau,

Pour arrêter de courir après des versions

 Trafiquées de nous-mêmes.

Un jour, tu te regardes dans le miroir  vraiment

Et tu comprends que tu n’as jamais eu besoin

 D’être plus jeune, plus vieux,

Plus musclé, plus sage, plus ceci ou moins cela.

Tu avais juste besoin d’être toi.

Simple. Brut. Pas retouché.

 

Derrière chaque vieux, il y a un jeunot

 Qui ne comprend pas

Comment tout ça a filé si vite.

Une seconde on vit, la suivante on se demande

 Où sont passées les vingt dernières années.

 

Alors ouais, lâcher prise…

S’accepter comme on est…

C’est peut-être ça, la maturité.

Pas une illumination, pas un truc mystique.

Juste une main qu’on arrête enfin de serrer

 Autour de notre propre gorge.

 

Apprendre à accepter notre vie, notre physique,

 Nos victoires de rien du tout,

Nos cicatrices qu’on croit trop voyantes.

Tant Mentale que Physique

Parce qu’au final, la vraie richesse,

Ce n’est pas les muscles, ni les rides effacées.

C’est la santé qui nous tient encore debout,

Les amis qui restent quand le reste fout le camp,

Et ce putain de mental, ce foutu mental

Qui nous permet de continuer à avancer,

Même bancal, même cabossé.

 

Parfois je me dis :

" Si je pouvais revenir en arrière, 

Avec tout ce que je sais maintenant… "

Mais c’est un mensonge qu’on se raconte pour dormir.

On referait les mêmes conneries, 

Juste avec plus de style.

Alors autant vivre, ici, maintenant,

Avec nos failles, nos souvenirs,

Et cette conscience un peu râpeuse

Que le temps ne nous fera jamais de cadeau

Mais qu’on peut encore lui en voler quelques-uns.



   Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Décembre  2025