samedi 10 janvier 2026

Parfois les gens sont beaux. Pas beaux comme dans les vitrines.

 



Parfois les gens sont beaux.

Pas beaux comme dans les vitrines.

Pas beaux comme dans les magazines

 Qui sentent le plastique et le mensonge.

 

Parfois les gens irradient.

Un truc discret.

Une lumière qui ne demande rien.

Qui n’essaie pas de séduire.

Qui est là, c’est tout.

 

Ce n’est pas une question de visage.

Ni de corps.

Ni même de mots.

Les mots, la plupart du temps,

Sont trop faibles ou trop menteurs.

 

C’est ailleurs que ça se joue.

 

Dans ce qu’ils dégagent quand ils entrent dans une pièce.

Dans la façon dont ils portent leurs cicatrices

Sans les exhiber,

Sans les maquiller.

 

Dans la manière dont ils encaissent la vie

Quand elle cogne fort,

Sans se plaindre trop fort,

Sans se poser en victimes professionnelles.

 

Dans leur façon d’agir,

Même quand personne ne regarde.

Dans leur manière d’assumer leurs erreurs

Sans chercher d’excuses bon marché

Ou de coupables de secours.

 

Ils ne parlent pas beaucoup.

Ils n’expliquent pas.

Ils sont.

 

Ils ont pris des coups,

Perdu des illusions,

Enterré quelques rêves au passage,

Mais ils tiennent encore debout.

 

Et ça,

C’est une beauté que le temps n’abîme pas.

 

Une beauté qui n’a rien à vendre.

Rien à prouver.

 

Juste ce qu’ils sont.

Juste comment

Ils se comportent

Ils assument

Ils respectent  

 

Et Putain oui

C’est rare.


    Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Janvier  2026