samedi 21 février 2026

Ah la Vie… Cette Putain de Traversée Sur un Caillou Perdu dans le Noir.

 





On ne Choisie par Toujours

La route la plus Facile

On choisit Celle

En qui on Croit

 

Ah la vie… cette putain de traversée

 Sur un caillou perdu dans le noir.

On avance comme on peut, à coups de choix bancals,

 De hasards insolents, de rencontres

 Qui nous sauvent… ou nous achèvent.

 

On tourne à droite, on tourne à gauche, 

Parfois sans même savoir pourquoi.

Il y a mille routes à chaque carrefour.

 Mille existences possibles. 

Mille versions de nous-mêmes qui n’existeront jamais.

 

Et pourtant, parfois, quelque chose ressemble à une évidence.

Comme si la route nous attendait déjà.

Comme si quelqu’un avait griffonné notre trajectoire

 Dans un vieux carnet usé… le fameux livre de la vie

 Dont parlent les rêveurs, les résignés

 Et les ivrognes philosophiques.

 

Alors on se demande…

Est-ce qu’on choisit vraiment ?

Ou est-ce qu’on se contente de suivre une pente invisible, 

Douce au début, puis raide, puis impossible à remonter ?

 

Parce qu’il faut être solide pour vivre. 

Pas courageux… non. Solide.

Blindé. Cabossé. Replâtré de l’intérieur.

 

La vie frappe sans prévenir.

Parfois doucement.

Parfois comme un camion lancé à pleine vitesse.

 

Et on regarde autour de soi…

Certains semblent nés avec toutes les cartes en main.

Les bonnes. Les gagnantes. 

Les cartes qui ouvrent les portes

 Sans qu’il faille frapper.

 

Et d’autres…

D’autres jouent avec du vent. 

Avec rien. Même pas un joker

 Froissé au fond de la poche.

 

Il n’y a pas de justice dans la distribution.

Seulement le silence après le tirage.

 

Moi, ce que je veux… ce n’est pas gagner.

Pas vraiment.

 

Je veux juste être capable de regarder

La vie en face sans détourner les yeux.

Encaisser l’injustice sans devenir amer.

Traverser la malchance sans me dissoudre.

Supporter les erreurs, les malentendus, 

Les tristesses ordinaires… 

Sans perdre ce petit noyau 

Tranquille quelque part en moi.

 

L’équilibre.

Ce mot fragile qu’on prononce comme une prière discrète.

 

Parce qu’au fond, on passe une bonne partie de

 Notre existence à regarder chez les autres.

Leur bonheur. Leur réussite. Leur pelouse impeccable.

 

On se dit que là-bas, sûrement, 

C’est plus simple. Plus beau. Plus vrai.

 

Et puis un jour on s’approche.

On touche.

On gratte un peu.

 

Et on découvre que le gazon est en plastique.

Parfait, oui… Mais mort. Définitivement mort.

 

Alors on revient chez soi.

Avec sa terre irrégulière, ses trous, ses mauvaises herbes…

 Et cette chose vivante qui pousse quand même.

 

Et peut-être que vivre, au fond, c’est juste ça.

 

Continuer à pousser, même de travers.

 


 

La vie ne choisit pas qui elle épargne… 

elle regarde juste qui tient encore debout après l’impact. 


   Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Février  2026