samedi 7 février 2026

J’ai Compris. J’ai Accepté.





" La vie ne m’a pas donné ce que je voulais, 

Mais elle m’a laissé assez de lucidité

 Pour aimer ce qu’il me reste. "



J’ai compris. J’ai accepté.

 

J’aurais aimé une vie de rêve.

Une vie qui claque.

Des rallyes, la neige, la boue, l’adrénaline.

Des concerts trop forts, des nuits trop longues.

Des Watts des Bpm des Basses des décibels

Des voyages sans retour, des tables pleines d’amis.

Des femmes, oui… et puis surtout une femme fatale,

Belle sexy a donf comme un problème

Qu’on n’essaie même pas de résoudre.

 

J’aurais aimé.

Mais j’ai compris.

Et surtout, j’ai accepté que ce chapitre-là soit fermé.

Je suis arrivé bientôt a l’hivers de mon existence

 

Aujourd’hui, j’apprécie ce que la vie

 Consent encore à me donner.

Ce n’est pas grandiose.

Mais c’est vrai.

 

Il y a peu de monde autour de moi.

Une famille animale, à quatre pattes, 

Fidèle, sans discours ni trahison.

Le peu de personnes qui m'entoure est présent et loyal,

Je n'ai pas besoin de plus.

Chaque jour, la vie me donne la force pour avancer. 

Même si c'est des petits pas, j’avance, je progresse, j'apprends.

Une maison simple, chaleureuse, qui ne cherche pas à impressionner.

Des livres, de la musique, des séries, des films.

Des silences aussi.

Et ça suffit.

 

Je n’ai pas besoin de plus.

Et si, parfois, l’envie revient gratter à la porte,

Je me rappelle cette vérité brutale :

Vouloir plus, c’est souvent refuser

 De voir ce qui est impossible.

 

Accepter sa vie,

C’est accepter ses moyens financiers,

Sa santé,

Sa région,

Ses limites.

Ce n’est pas renoncer.

C’est arrêter de se mentir.

 

Chaque jour, la vie me donne encore un peu de mental.

Assez pour avancer.

Par petits pas.

Mais j’avance.

Je progresse.

J’apprends.

 

J’ai aussi appris à partir.

À ne plus rester là où l’on ne veut plus de moi.

À garder mon énergie.

À m’ancrer.

À vivre de petits bonheurs

Ces petits soleils discrets qui n’éclairent

 Que ceux qui prennent le temps de lever les yeux.

 

J’ai changé ma façon de voir les choses.

J’ai compris qu’on ne peut pas

 S’entendre avec tout le monde.

Avant, je voulais plaire.

Séduire.

Être accepté par le plus grand nombre.

Ça, c’était avant.

Une vieille blessure d’enfance

Une enfance vécue sans la solitude, sans amour

Qui croyait que le rejet était un échec.

 

Avec le temps, on comprend.

On ne peut satisfaire tout le monde.

Alors on restreint le cercle.

On parle moins, mais mieux.

Simplement.

Franchement.

 

Chacun a ses valeurs.

Chacun son vécu.

Chacun a ses problèmes

Le principal, ce n’est pas d’être aimé par tous,

C’est d’être entendu par quelques-uns

Et de respecter le chemin de chacun,

Même quand il ne ressemble pas au nôtre.

 

Et au fond, vivre en paix avec peu,

Avoir la chance de vivre près de la nature

Le calme la quiétude

C’est déjà une forme de victoire que personne n’applaudit.

Sauf soi même



 J’ai raté pas mal de rêves, ou vécu à la moitié, 

Mais tant que je suis encore debout 

Pour en choisir un petit, alors 

La partie n’est pas complètement perdue. 



  Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Février  2026