Le Hasard…
On en
parle comme d’un vieux complice ivre,
Comme
s’il balançait des dés
Au-dessus
de nos crânes fatigués
Pendant
qu’on essaye simplement de tenir debout.
On dit :
“c’était le hasard.”
C’est
pratique, le hasard.
Ça évite
de regarder en face
Les
virages qu’on a pris trop vite
Ou ceux
qu’on n’a jamais osé prendre.
Il y a
ces rencontres…
Celles
qui arrivent sans prévenir,
Qui
s’installent dans ta vie comme
Un rayon de soleil en hiver,
Qui te réchauffe
sans te demander la permission.
Elles te
font croire, l’espace d’un instant,
Que tout
ça a peut-être un sens.
Et puis
il y a les autres.
Celles
qui te laissent un goût de métal dans la bouche,
Qui te plie
en deux sans prévenir,
Qui
t’apprennent, parfois brutalement,
Que tout
le monde ne reste pas.
On
appelle encore ça le hasard.
Comme si
ça excusait tout.
Mais
entre ces deux extrêmes,
Entre la
lumière et la claque,
Il y a
toi.
Toujours
toi.
Tes
silences.
Tes
fuites.
Tes
élans.
Tes
décisions prises à
Moitié
sobre, à moitié lucide.
Parce
qu’au fond,
Le hasard
te met peut-être
Quelqu’un sur la route…
Mais
c’est toi qui décides
D’ouvrir la porte,
Ou de la
laisser claquer.
Alors la
destinée…
Ce grand
mot qu’on sort
Pour se
rassurer la nuit,
Ce n’est
peut-être rien d’autre qu’un
Enchaînement un peu bordélique
De
rencontres imprévues
Et de
choix mal assurés.
Une route
cabossée,
Faite de
détours inutiles et
De bifurcations salvatrices,
Où l’on
avance comme on peut,
Avec nos
blessures et nos espoirs cabossés.
Et au
bout…
Ce n’est
pas forcément
L’endroit où on voulait arriver.
Mais
c’est souvent là
Où
quelque chose en nous
A enfin
appris à respirer.
Le hasard met les visages sur notre route
Mais ce sont nos choix qui décident
Lesquels deviennent notre histoire.
D'où notre Destiné
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Mars 2026
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