Je me
suis signé un contrat avec moi-même.
Sans
témoin. Sans tampon.
Sans
applaudissements.
Pour le reste de ce qu’il me reste et ça, personne ne me le dira à l’avance,
Je marche à mon rythme. Pas celui des autres,
Pas celui des horloges qui hurlent dans les salons trop propres.
Le mien. Celui qui traîne un peu, qui ne s’arrête pour rien,
Qui s’autorise même à foutre la journée en l’air si l’envie lui prend.
J’ai
arrêté de m’excuser d’exister comme je suis.
C’est fou le temps qu’on perd à vouloir déranger le moins possible.
À rentrer dans des cases qui sentent le renfermé.
À dire oui quand tout en nous gueule non.
Maintenant, j’ouvre une bouteille de vin sans raison valable
justement parce qu’il n’y en
a pas besoin.
Je fais
des siestes comme un chat fatigué du monde.
Je me lève quand ça me chante, tôt ou tard, peu importe
les grandes vérités ne
dépendent pas d’un réveil matin.
Je m’offre des choses. Pas pour compenser.
Pas pour combler un vide. Juste parce que j’en ai envie.
Parce que je suis encore là, et que ça mérite
Bien un petit
geste, même dérisoire.
Et
surtout… je marche.
Je marche
sans me retourner.
Parce que derrière, il n’y a rien à récupérer.
Juste des morceaux de vie déjà mâchés,
Déjà digérés, parfois recrachés.
Le
bonheur, je l’ai cherché longtemps chez les autres.
Dans leurs regards, dans leurs bras,
Dans leurs promesses mal emballées.
Et puis
un jour, sans prévenir, il s’est pointé en douce.
Pas
spectaculaire. Pas lumineux comme dans les films.
Juste là.
Calme. Silencieux.
Planqué en moi depuis le début, comme un type patient
Qui attend que tu arrêtes de
faire le malin.
La vie ne
repasse pas les plats.
Pas de
seconde prise, pas de répétition générale.
Alors
j’ai décidé de la vivre. Vraiment.
Pas
parfaitement ça, c’est pour les gens qui mentent bien.
Mais pleinement. Avec ses accrocs,
Ses jours sans, ses matins qui piquent et ses
soirs qui consolent.
Et
surtout, loin des bruits inutiles.
Des
donneurs de leçons.
Des
empêcheurs de respirer tranquille.
Moi, j’ai
choisi la paix.
Pas celle
des cimetières.
Celle,
rare et précieuse, qu’on se construit
En envoyant doucement le monde se faire voir
ailleurs.
La
quiétude, quoi. la vraie
Contrat
avec Moi-Même
J’ai cessé de négocier avec le monde : Désormais,
Je vis à mon rythme, fidèle à moi-même,
Et je protège ma paix comme
La seule richesse qui ne trahit jamais !!!
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Avril 2026
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