dimanche 19 avril 2026

Contrat avec Moi-Même.

 




Je me suis signé un contrat avec moi-même.

Sans témoin. Sans tampon.

Sans applaudissements.

 

Pour le reste de ce qu’il me reste et ça, personne ne me le dira à l’avance, 

Je marche à mon rythme. Pas celui des autres,

 Pas celui des horloges qui hurlent dans les salons trop propres. 

Le mien. Celui qui traîne un peu, qui ne s’arrête pour rien, 

Qui s’autorise même à foutre la journée en l’air si l’envie lui prend.

 

J’ai arrêté de m’excuser d’exister comme je suis.

C’est fou le temps qu’on perd à vouloir déranger le moins possible. 

À rentrer dans des cases qui sentent le renfermé.

 À dire oui quand tout en nous gueule non.

 

Maintenant, j’ouvre une bouteille de vin sans raison valable 

 justement parce qu’il n’y en a pas besoin.

Je fais des siestes comme un chat fatigué du monde.

Je me lève quand ça me chante, tôt ou tard, peu importe 

 les grandes vérités ne dépendent pas d’un réveil matin.

 

Je m’offre des choses. Pas pour compenser.

 Pas pour combler un vide. Juste parce que j’en ai envie. 

Parce que je suis encore là, et que ça mérite

 Bien un petit geste, même dérisoire.

 

Et surtout… je marche.

Je marche sans me retourner.

Parce que derrière, il n’y a rien à récupérer. 

Juste des morceaux de vie déjà mâchés, 

Déjà digérés, parfois recrachés.

 

Le bonheur, je l’ai cherché longtemps chez les autres.

Dans leurs regards, dans leurs bras, 

Dans leurs promesses mal emballées.

Et puis un jour, sans prévenir, il s’est pointé en douce.

Pas spectaculaire. Pas lumineux comme dans les films.

Juste là. Calme. Silencieux.

Planqué en moi depuis le début, comme un type patient

Qui attend que tu arrêtes de faire le malin.

 

La vie ne repasse pas les plats.

Pas de seconde prise, pas de répétition générale.

 

Alors j’ai décidé de la vivre. Vraiment.

Pas parfaitement  ça, c’est pour les gens qui mentent bien.

Mais pleinement. Avec ses accrocs, 

Ses jours sans, ses matins qui piquent et ses soirs qui consolent.

 

Et surtout, loin des bruits inutiles.

Des donneurs de leçons.

Des empêcheurs de respirer tranquille.

 

Moi, j’ai choisi la paix.

Pas celle des cimetières.

Celle, rare et précieuse, qu’on se construit

 En envoyant doucement le monde se faire voir ailleurs.

 

La quiétude, quoi. la vraie 



Contrat avec Moi-Même


 J’ai cessé de négocier avec le monde : Désormais, 

Je vis à mon rythme, fidèle à moi-même, 

Et je protège ma paix comme

 La seule richesse qui ne trahit jamais !!!


Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Avril  2026