“ La vie est une vieille pute imprévisible :
Elle t’embrasse un jour, te brise le lendemain…
Mais malgré les coups, les silences et les nuits vides,
Il faut
encore trouver le courage de l’aimer.
Au final, ce qui compte,
C'est l'émotion d'avoir vécu intensément
Et accumulé de
belles histoires."
Il y aura
des jours où tu marcheras comme un roi,
La clope
au bec,
Le cœur
léger,
Le
sourire aux lèvres
Avec
cette impression stupide mais magnifique
Que le
monde t’appartient encore un peu.
Et puis
il y aura les autres.
Les
matins gris,
Les
réveils sans raison,
Les
silences qui pèsent plus lourd
Qu’un
vieux moteur mort au fond d’une casse.
Sur ton
chemin,
Tu
t’arrêteras parfois.
Pas par
sagesse.
Par
fatigue.
Tu
laisseras tomber des rêves,
Des gens,
Des
promesses,
Comme on
vide ses poches
D’un tas de tickets froissés
Après une
nuit trop longue.
Tu
rencontreras aussi quelqu’un.
Une beauté
magnifique
Quelqu’un
de rare.
Une âme
qui te regardera
Comme si
elle reconnaissait en toi
Les
morceaux cassés que
Tu caches
au reste du monde.
Pendant
un instant,
Tu
croiras être sauvé.
Puis la
vie reprendra ses habitudes de vieille salope.
Elle aime
reprendre ce qu’elle donne.
Il y aura
des jours de santé insolente,
Où ton
corps grimpera les collines
Comme un
chien libre dans les forêts du Forez,
Avec
l’air froid dans les poumons
Et le
soleil sur la peau.
Et
d’autres jours
Où même
te lever demandera du courage.
Où ton
reflet aura l’air d’un inconnu fatigué.
Tu
connaîtras les grandes tables,
Les
rires,
Les
verres levés,
Les
musiques qui te donnent envie
De serrer quelqu’un contre toi.
Et puis
les nuits seules.
Celles où
le silence devient un animal.
Où tu
regardes le plafond
En
pensant à tout ce que tu as perdu,
Ou jamais
réussi à garder.
Tu te
demanderas parfois
Si tu as
pris la mauvaise route.
Non.
C’est
simplement cette putain de vie.
Elle
distribue les cartes au hasard,
Elle
caresse d’une main
Et gifle
de l’autre.
Mais
malgré tout,
Malgré
les trahisons,
Les corps
usés,
Les
amours qui foutent le camp
Et les
rêves qui rouillent
Dans un coin de la mémoire…
Il faut
la vivre.
La boire
jusqu’à la dernière goutte,
Même
quand elle brûle la gorge.
Il faut
aimer cette vieille pute de vie,
Parce
qu’au fond,
C’est la
seule chose qu’on possède
Vraiment avant le noir final.
Et
parfois,
Entre
deux tempêtes,
Elle
t’offre encore un coucher de soleil,
Une
chanson,
Un
regard,
Piloter
une caisse de folie
Ou simplement
l’odeur
Des
sapins après la pluie.
Les
regards complices
De ton
chien ou ton chat
Et rien
que pour ça,
Ça vaut
peut-être encore le coup de rester un peu.
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Mai 2026
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