“ Le jour
où j’ai arrêté d’être pratique ”
“Quand je
saignais en silence, j’étais quelqu’un de bien…
Le jour
où j’ai mis un pansement, je suis devenu le salop.”
Je ne
suis pas un mauvais type…
Pas un
saint non plus, faut pas déconner.
Juste un
gars qui a essayé de faire
Les choses à peu près droits
Dans un
monde qui marche de travers.
J’ai
longtemps cru que comprendre les autres,
C’était
une forme de noblesse.
Alors
j’ai écouté, encaissé, plié un peu,
Puis
encore un peu…
Jusqu’à
presque disparaître dans les
Silences que je laissais aux autres.
J’étais
ce type pratique.
Toujours
là.
Toujours
dispo.
Une sorte
de paillasson avec
Un cœur
qui bat trop fort.
On me
balançait des mots tordus,
Des
gestes à moitié lâches,
Des
absences pleines de présence toxique…
Et moi,
je ramassais tout ça comme
On ramasse des mégots froids,
En se
disant que ça finira bien par s’arrêter.
Ça ne
s’arrête jamais.
Parce que
les gens s’habituent vite
Au
confort de ton silence.
À ta
patience tes silences
Qui
ressemble à de la faiblesse.
À ton
pardon automatique,
Comme un
distributeur gratuit
Qu’on ne
pense jamais à remercier.
Et puis
un jour…
Sans
prévenir,
T’as plus
envie.
Plus
envie de faire semblant
Que ça ne te touche pas.
Que tout
va bien
Plus
envie de sourire quand ça pique.
Plus
envie d’être ce type “bien”
Qui sert
surtout à arranger les autres.
Alors tu
dis non.
Calmement.
Ou pas.
Et là…
miracle.
Tu
changes de rôle.
D’un
coup, t’es plus le mec gentil.
T’es
devenu “le salop”.
Celui qui
exagère.
Celui qui
“a changé”.
Celui qui
“prend tout mal”.
Drôle de
mécanique.
Quand tu
saignes en silence,
T’es
quelqu’un de bien.
Quand tu
poses un pansement,
T’es un
connard.
Mais j’ai
compris un truc, tard,
Mais
assez tôt pour sauver ce qu’il restait :
Se
respecter, ça fait du bruit.
Ça
dérange.
Ça casse
des habitudes… surtout celles des autres.
Alors
non,
Je ne
suis pas un mauvais type.
Je suis
juste quelqu’un
Qui a
arrêté de se laisser abîmer
Pour que
les autres puissent
Continuer à se sentir bien.
Et ça,
Ça vaut toutes les mauvaises réputations du monde.
© copyright Ours du Forez
Mai 2026
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