samedi 16 mai 2026

Rester Vrai dans un Monde à la Con qui fonce dans le Mur





 Le plus difficile dans cette vie n’est

Pas d’affronter les mensonges des autres…

C’est de ne pas perdre sa propre vérité au milieu du vacarme.

 

 Ours du Forez



Il y a des jours où tu te crèves l’âme

 À vouloir que les choses aient un sens.

Tu voudrais que les gens parlent vrai,

Que les gens ne soient pas aussi naïfs  

Ne prenne pour comptant les

Info fake des réseau Sociaux

Qu’ils regardent les dégâts qu’ils laissent

Derrière eux et qu’ils aient au moins la décence de dire :

« Oui… c’est moi. »

 

Mais la plupart du temps, ils bricolent avec leurs mensonges

 Comme des ivrognes rafistolent une vieille porte un soir d’hiver.

Ils maquillent les faits, réécrivent les souvenirs,

 Déplacent les fautes comme on pousse

 Des canettes vides sous un lit sale.

Pas forcément parce qu’ils sont mauvais.

Non.

Souvent juste parce qu’ils ont peur.

Peur d’être vus tels qu’ils sont vraiment :

Fragiles, incohérents, pleins

 De cicatrices mal refermées.

 

Alors ils évitent.

Ils tournent autour des vérités comme des chiens

 Errants autour d’un feu qui brûle trop fort.

Ils préfèrent les demi-mots, les silences pratiques,

 Les petites lâchetés élégantes.

Et toi, pendant ce temps-là, tu t’uses à vouloir

 Remettre de l’ordre dans le chaos des autres.

Autant pisser dans un Violon

 

C’est là que tu te trompes.

 

Parce que le monde n’a jamais promis d’être juste.

Il tourne de travers depuis le premier matin.

Les honnêtes trinquent souvent plus que les salauds,

 Les sensibles dorment mal, et les types

 Sincères finissent parfois seuls à fixer 

Le plafond avec un verre tiède à la main

 Et des questions plein le ventre.

 

Alors un jour, tu comprends quelque chose.

Quelque chose de simple et de brutal.

 

Ton vrai boulot dans cette existence,

Ce n’est pas de corriger les autres.

Ce n’est pas de convaincre ceux 

Qui ferment volontairement les yeux.

Ce n’est pas de porter les fautes,

Les hypocrisies ou les tempêtes des gens

 Qui refusent déjà de porter les leurs.

 

Ton vrai chemin, c’est de rester entier dans un monde

 Qui pousse sans arrêt à devenir faux.

 

Et ça, bordel…

C’est déjà énorme.

 

Rester fidèle à ce que tu ressens

 Quand tout le monde joue un rôle.

Continuer à parler avec le cœur dans une époque

 Qui récompense surtout les masques.

Ne pas devenir amer alors que

Tant de choses donnent envie de l’être.

 

Oui, parfois le silence sera lourd 

Comme une vieille usine abandonnée.

Oui, parfois tu auras envie de hurler,

De répondre, de faire éclater

 La vérité au milieu de la pièce 

Comme une bouteille contre un mur.

 

Mais toutes les guerres ne méritent

 Pas que tu y laisses ton âme.

 

Il y a une forme de sagesse 

Fatiguée à choisir ses combats.

Ce malgré les injustices 

De ce monde de barges 

Une élégance discrète à se retirer 

De certaines absurdités humaines.

Parce qu’à force de vouloir sauver 

Ce qui est tordu chez les autres, 

Tu finis parfois par casser 

Quelque chose de précieux en toi.

 

Alors choisis-toi.

Choisis la paix rare.

Celle qui ne fait pas de bruit.

Celle qu’on trouve tôt le matin, 

dans un café froid, une forêt silencieuse, 

Ou dans ce moment étrange 

Où l’on cesse enfin d’attendre des autres 

Qu’ils deviennent ce qu’ils ne seront jamais.

 

Choisis ce qui t’élève encore un peu au-dessus du vacarme.

 

Parce qu’au bout du compte, ce qui te définit,

Ce n’est pas la médiocrité des gens,

Leurs aigreurs, leur frustration

 Ni leurs détours, ni leurs mensonges maladroits.

C’est la façon dont toi, malgré tout ça,

Tu continues à rester vrai.


 Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Mai  2026