Le plus difficile dans cette vie n’est
Pas
d’affronter les mensonges des autres…
C’est de
ne pas perdre sa propre vérité au milieu du vacarme.
Ours du Forez
Il y a
des jours où tu te crèves l’âme
À vouloir que les choses aient un sens.
Tu
voudrais que les gens parlent vrai,
Que les
gens ne soient pas aussi naïfs
Ne prenne
pour comptant les
Info fake
des réseau Sociaux
Qu’ils
regardent les dégâts qu’ils laissent
Derrière
eux et qu’ils aient au moins la décence de dire :
« Oui…
c’est moi. »
Mais la
plupart du temps, ils bricolent avec leurs mensonges
Comme des ivrognes rafistolent une vieille
porte un soir d’hiver.
Ils maquillent les faits, réécrivent les souvenirs,
Déplacent les fautes comme on pousse
Des canettes vides sous un lit sale.
Pas
forcément parce qu’ils sont mauvais.
Non.
Souvent
juste parce qu’ils ont peur.
Peur
d’être vus tels qu’ils sont vraiment :
Fragiles, incohérents, pleins
De cicatrices mal refermées.
Alors ils
évitent.
Ils
tournent autour des vérités comme des chiens
Errants autour d’un feu qui brûle trop fort.
Ils
préfèrent les demi-mots, les silences pratiques,
Les petites lâchetés élégantes.
Et toi,
pendant ce temps-là, tu t’uses à vouloir
Remettre de l’ordre dans le chaos des autres.
Autant
pisser dans un Violon
C’est là
que tu te trompes.
Parce que
le monde n’a jamais promis d’être juste.
Il tourne
de travers depuis le premier matin.
Les honnêtes trinquent souvent plus que les salauds,
Les sensibles dorment mal, et les types
Sincères finissent parfois seuls à fixer
Le plafond avec un verre tiède à la main
Et des questions plein le ventre.
Alors un
jour, tu comprends quelque chose.
Quelque
chose de simple et de brutal.
Ton vrai
boulot dans cette existence,
Ce n’est
pas de corriger les autres.
Ce n’est pas de convaincre ceux
Qui ferment volontairement les yeux.
Ce n’est
pas de porter les fautes,
Les
hypocrisies ou les tempêtes des gens
Qui refusent déjà de porter les leurs.
Ton vrai
chemin, c’est de rester entier dans un monde
Qui pousse sans arrêt à devenir faux.
Et ça,
bordel…
C’est
déjà énorme.
Rester fidèle à ce que tu ressens
Quand tout le monde joue un rôle.
Continuer
à parler avec le cœur dans une époque
Qui récompense surtout les masques.
Ne pas
devenir amer alors que
Tant de
choses donnent envie de l’être.
Oui, parfois le silence sera lourd
Comme une vieille usine abandonnée.
Oui, parfois tu auras envie de hurler,
De répondre, de faire éclater
La vérité au milieu de la pièce
Comme une
bouteille contre un mur.
Mais toutes les guerres ne méritent
Pas que tu y laisses ton âme.
Il y a une forme de sagesse
Fatiguée à choisir ses combats.
Ce malgré les injustices
De ce monde de barges
Une élégance discrète à se retirer
De certaines absurdités humaines.
Parce qu’à force de vouloir sauver
Ce qui est tordu chez les autres,
Tu finis parfois par casser
Quelque chose de précieux en toi.
Alors
choisis-toi.
Choisis
la paix rare.
Celle qui
ne fait pas de bruit.
Celle qu’on trouve tôt le matin,
dans un café froid, une forêt silencieuse,
Ou dans ce moment étrange
Où l’on cesse enfin d’attendre des autres
Qu’ils deviennent
ce qu’ils ne seront jamais.
Choisis
ce qui t’élève encore un peu au-dessus du vacarme.
Parce
qu’au bout du compte, ce qui te définit,
Ce n’est
pas la médiocrité des gens,
Leurs
aigreurs, leur frustration
Ni leurs détours, ni leurs mensonges maladroits.
C’est la
façon dont toi, malgré tout ça,
Tu
continues à rester vrai.
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Mai 2026
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