samedi 6 juin 2026
Là où la Distance n'a pas su Donner une chance pour Aimer
"Je
n'ai jamais imaginé qu'on pût être à ce point hanté par une voix, par un cou,
par des épaules, par des mains. Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des
yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis".
Romain Gary, La Promesse de l'Aube
" Certaines histoires ne sont pas faites pour traverser une vie entière. Elles sont faites pour traverser une âme, y laisser leur empreinte, puis disparaître comme un coucher de soleil dont la lumière continue pourtant longtemps d'habiter l'horizon. "
Elle
était seule.
Il était
seul.
Deux
solitudes séparées par des centaines de kilomètres
Mais étonnamment proches dans leurs
Façons de ressentir le monde.
Ils
partageaient les mêmes passions,
Les mêmes sensibilités, les mêmes blessures
Aussi. Mais il y avait davantage encore.
Ils
partageaient les mêmes désirs.
Ces
désirs que l'on n'avoue pas toujours,
Même à ceux que l'on aime.
Ces
fantasmes secrets qui dorment au fond
De nous comme des braises sous la cendre.
Lui
vivait dans le silence de ses montagnes,
Entouré
de sapins, de chemins forestiers et
De levers de soleil sur les collines du Forez.
Elle
habitait une grande métropole du Sud,
Noyée dans le bruit, les lumières
Et
l'agitation permanente des rues.
Tout
semblait les opposer.
Pourtant,
lorsqu'ils s'écrivaient,
Leurs
univers se rejoignaient.
Ils
parlaient de littérature, de musique,
De leurs rêves d'ailleurs.
Puis
parfois, au détour d'une phrase,
La
conversation devenait plus douce, plus intime.
Les confidences glissaient lentemen
Vers les territoires du désir.
Ils imaginaient ce que serait une
promenade main dans la main.
Un regard
prolongé.
Une joue
effleurée.
Une
étreinte après des mois d'attente.
Ils
construisaient dans leurs mots une proximité
Que la réalité leur refusait encore.
Certaines
nuits, leurs messages avaient
La
chaleur des corps absents.
Ils ne se
touchaient pas.
Pourtant
ils sentaient parfois battre le cœur
De l'autre à travers un simple écran.
Et c'était peut-être cela le plus troublant :
Découvrir
qu'une âme pouvait éveiller autant
De désir avant même que les mains ne se
rencontrent.
" Les kilomètres ont gagné la bataille, mais ils n'ont jamais
Réussi à effacer les mots. Car certains amours meurent
Dans la réalité et continuent pourtant de vivre dans la mémoire.
Le plus douloureux n'est pas toujours de perdre un amour.
C'est parfois d'avoir connu, ne serait-ce que quelques jours,
La certitude qu'il aurait pu exister. "
Pour info
Nous avons vécu dix jours ensemble
Et des centaines dans nos pensées.
Avec le temps, je ne sais plus lesquels furent les plus réels.
Peut être dans une autre Vie, Tu sera l'Unique !!!
Je
préfère encore te regretter que de ne jamais t'avoir connue
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Juin 2026
Cependant j’y ai Cru
Cependant
j’y ai cru
À nos
petites existences
À ses
saveurs d’orage
Aux
foudres du bonheur
À ses
éveils ses percées
Ses
troubles ou ses silences
À ses
fougues du présent
À ses
forges d’espérance
Au
contenu des heures
Andrée Chedid
Devoir de Mémoire 6 juin 1944
Hommage a
tout ceux qui ont combattu pour notre liberté .
Ce fut le
jour le plus long
6 juin 1944,
il y a 82 ans. Ils étaient 135.000 sur des
milliers de bateaux. Ils formaient deux armées : l’une américaine, l’autre
britannique et canadienne.
Quelques
heures plus tôt, Eisenhower leur avait souhaité « Bonne chance ! ».
Tous se
taisaient. A quoi pensaient-ils ces jeunes soldats le regard fixé sur la mince
bande noire de la côte qui émergeait peu à peu de la brume ?
A leur
vie si courte ?
Aux
baisers que leurs mères déposaient tendrement sur leur front quand ils étaient
enfants ?
Aux
larmes retenues de leurs pères quand ils étaient partis ?
A celles
qui les attendaient de l’autre côté de la mer ?
A quoi
pensaient-ils ces jeunes soldats dont le destin avait mis entre les mains le
sort de tant de peuples, sinon qu’à 20 ans il est bien tôt pour mourir ?
Leur
silence était comme une prière.
Sur les
plages 50.000 Allemands les attendaient, eux aussi en silence.
Moment
fatal. La veille, la Résistance avait dynamité 500 ponts.
Entre
minuit et 2 heures et demie du matin les parachutistes des 82e et 101e
divisions aéroportées américaines et ceux de la 6e division aéroportée
britannique avaient été largués derrière les premières lignes de défense.
Entre 3 h
15 et 5 heures du matin 5.000 bombardiers avaient pilonné toute la côte. A 4 h
15 les troupes avaient commencé à être transbordées sur les chalands.A 5 h 45
les canons de 1.200 navires de guerre avaient ouvert le feu.
A 6 h 30
le débarquement commençait. Le vent soufflait fort.
Les
chalands étaient ballotés par des vagues de plusieurs mètres. Les soldats
trempés, grelotant de froid, malades, écopaient avec leurs casques.
Ceux qui
débarquaient trop tôt se noyaient. Des embarcations coulaient avant d’arriver
au but.
Sur 19
chars au total, une unité blindée canadienne en perdit quinze avant d’atteindre
la plage. Ceux qui arrivaient jusqu’à la plage débarquaient parmi les morts et
les blessés qui flottaient dans l’eau, portés par la marée. Puis il leur
fallait enjamber les morts couchés sur le sable.
Un des
premiers soldats américains débarqué à Omaha Beach écrira : « tout cela
semblait irréel, comme un cauchemar éveillé […] On pouvait quasiment marcher
sur toute la longueur de la plage sans toucher le sol jonché de corps ».
En face,
le soldat allemand qui lui tirait dessus à la mitrailleuse éprouvait le même
sentiment de cauchemar en regardant devant lui « l’espace de vase sanglante où
étaient étendus des centaines et des centaines de corps inanimés ». Au soir du
6 juin, plus de 120.000 soldats alliés avaient été débarqués auxquels
s’ajoutaient les 32.000 hommes des divisions aéroportées. Dans leurs rangs on
comptait plus de dix mille morts, blessés ou disparus.
L’État-major
en avait prévu 25.000...
Au soir
du 12 juin, après six jours de combats sans merci, les Alliés avaient réussi à
établir une ligne de front continue de 80 km de long et profonde de 10 à 30 km.
Mais la
bataille de Normandie allait durer jusqu’au 29 août.
A cette
date, deux millions de soldats alliés auront débarqué, 38.500 auront été tués,
158.000 blessés, 19.000 portés disparus. Les Allemands auront eu 60.000 hommes
tués, 140.000 blessés, 210.000 faits prisonniers. Près de 20.000 civils auront
perdu la vie.
La
bataille de Normandie décida du sort de la guerre.
Elle fut
gagnée sur les plages et dans les chemins creux du bocage par des fils de
paysans et d’ouvriers américains dont les pères s’étaient battus dans la Meuse
et dans l’Argonne en 1918, par des soldats britanniques dans lesquels
s’incarnaient les vertus héroïques du grand peuple qui dans l’épreuve la plus
terrible de son histoire n’avait pas cédé, par des soldats canadiens qui dès
les premiers jours de la guerre s’étaient portés volontaires, non parce que
leur pays était menacé, mais parce qu’ils étaient convaincus que c’était une
question d’honneur.
La
bataille de Normandie fut gagnée par les soldats de la 1re division blindée
polonaise engagés dans les combats de la poche de Falaise et qui se couvrirent
de gloire en repoussant la contre-attaque allemande des 19, 20 et 21 août 1944
où 2.300 d’entre eux furent tués ou blessés.
La
bataille de Normandie fut gagnée par des aviateurs tchèques, danois,
norvégiens, par des parachutistes belges et néerlandais, par les soldats de
Leclerc, par les commandos de Kieffer, par les SAS qui combattaient sous
l’uniforme anglais.
La
bataille de Normandie fut gagnée par des soldats de vingt ans qui tuaient pour
ne pas être tués, qui avaient peur de mourir, mais qui se battirent loin de
chez eux avec un courage admirable contre un ennemi impitoyable comme si le
sort de leur propre patrie était en jeu.
Les morts
héroïques qui dorment ici ne doivent pas seulement appartenir à l’histoire. Le
plus bel hommage que nous puissions leur rendre, le seul peut être qui compte
vraiment, c’est de chercher à être dignes de ce qu’ils ont accompli pour nous.
Ils se sont battus pour une cause dont ils savaient au fond d’eux-mêmes qu’elle
était plus grande que leur vie. Pas un ne recula !
On ne
peut les citer tous, ces héros auxquels nous devons tant. Ils furent si
nombreux. Mais nous ne les oublierons jamais.
Source internet
Parfois
hélas quand on constate le déclin de ce pays, l'envahissement de gens qui nous
haïssent, de plus en plus d’émeute de destruction d’agressions, et qui
pourtant, on nourrit, on loge, crache sur le drapeau Français comme Américain,
je pense à ces gars qui ont donné leurs vies pour nous sauver, nous libérer du
Joug Nazi, tous comme nos résistants c'est à pleurer ce qu’est devenu la France










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