Je n'ai
rien séparé mais j'ai doublé mon Cœur
D'aimer,
j'ai tout créé : Réel, Imaginaire,
J'ai
donné sa raison, sa Forme, sa Chaleur
Et son
rôle immortel à celle qui m'éclaire.
Paul
Éluard
Je n'ai
rien séparé mais j'ai doublé mon Cœur
D'aimer,
j'ai tout créé : Réel, Imaginaire,
J'ai
donné sa raison, sa Forme, sa Chaleur
Et son
rôle immortel à celle qui m'éclaire.
Paul
Éluard
Je suis
arrivé à un âge de ma vie où la simplicité
Est devenue un luxe, et le calme une véritable
richesse.
Longtemps, comme beaucoup, j'ai cru qu'il fallait accumuler
Les projets, les obligations, les rencontres, les attentes des autres.
Aujourd'hui, je comprends que le bonheur ne se trouve
Pas dans ce que l'on ajoute à sa vie,
Mais souvent
dans ce que l'on choisit d'en retirer.
Alors, doucement, sans bruit, je m'éloigne de ce qui m'encombre.
Je laisse derrière moi les agitations inutiles,
Les relations qui épuisent, les urgences
Qui n'en sont pas vraiment.
Non par colère ni par mépris,
Mais simplement parce que mon âme
Aspire désormais à autre chose.
Je fais
moins, mais je fais mieux.
Je marche à un rythme qui ressemble enfin au mien.
Je n'ai plus besoin de courir après le temps,
Ni de prouver quoi que ce soit.
J'apprends à savourer les instants ordinaires :
Le chant d'un merle au petit matin,
Le parfum des sapins après la pluie,
La lumière dorée qui descend sur les collines
Du Forez lorsque le jour
s'efface lentement.
Je vois moins de monde, mais je rencontre davantage de présence.
Je privilégie ceux qui choisissent sincèrement
D'être là, sans calcul, sans masque, sans obligation.
Les liens rares ont plus de valeur que les foules passagères.
Avec les années, j'ai aussi appris que notre énergie est précieuse
Chaque journée qui passe nous rappelle que le temps
N'est pas une ressource infinie. Alors je le protège.
Je veille sur lui comme on veille sur un feu de cheminée durant l'hiver.
Je le consacre à ce qui nourrit mon esprit,
Apaise mon cœur et donne
du sens à mes jours.
Peut-être
est-ce une forme de sagesse.
Peut-être
simplement un instinct
De survie
après les tempêtes traversées.
Je fais
de la place en moi, comme on éclaircit un sentier envahi par les ronces. Je
fais de la place autour de moi, comme on ouvre les volets d'une vieille maison
pour laisser entrer la lumière.
Et dans
cet espace retrouvé,
Quelque
chose de doux renaît.
Les
pensées deviennent plus légères.
Les
horizons plus clairs. Les silences plus paisibles.
Tout ne devient pas parfait, bien sûr.
La vie garde ses blessures, ses absences et ses nostalgies.
Mais elles ne m'écrasent plus.
Elles font désormais partie du paysage,
Comme les brumes matinales qui flottent
Parfois au-dessus des vallées
avant de laisser place au soleil.
Alors je
continue mon chemin,
Avec
moins de bruit et davantage de vérité.
Et peu à
peu, sans forcer les choses,
Tout semble retrouver sa juste place.
Tout s'apaise.
Tout s'éclaire.
Tout
s'aligne.
Et pourtant, au milieu de cette quiétude retrouvée,
Je ne ferme pas la porte aux
surprises de la vie.
Je continue de croire qu'il existe quelque part une Femme
Dont le regard porterait la même lumière sur les choses simples.
Une femme libre, curieuse du monde, capable de partir à l'aventure
Sur un chemin de montagne comme de savourer
Le
silence d'une soirée au coin du feu.
Une femme qui comprendrait que la richesse ne se mesure
Ni aux apparences ni aux possessions,
Mais à la qualité des instants partagés.
Je ne cherche pas une présence pour rompre la solitude.
Depuis toujours, j'ai appris à marcher seul lorsque le chemin l'exigeait.
Je cherche plutôt une évidence, une complicité,
Une âme capable d'avancer à mes côtés sans jamais
Entraver ma
liberté ni renoncer à la sienne.
Peut-être une femme à la fois passionnée et paisible,
Sexy mais une beauté sans fard
Forte fragile et tendre, aventurière et simple.
Une de ces rencontres rares qui ne viennent pas remplir
Une vie
incomplète, mais embellir une vie déjà en paix.
Et si le
destin en décide ainsi,
Alors ce
sera un magnifique cadeau du temps.
Aujourd'hui,
je ne cherche plus à posséder davantage.
Je
cherche simplement à habiter
Pleinement
les jours qui me sont offerts.
Comme le
vieux sapin qui résiste aux hivers
Sans jamais lutter contre le vent,
J’apprends
à vivre avec ce qui est,
A
accueillir ce qui vient et à laisser
Partir ce qui doit s'en aller.
Car au
bout du compte, la véritable richesse
N’est peut-être rien d'autre que cela :
Un cœur
en paix,
La Santé
Quelques
êtres sincères,
mes Amis à pattes
Et le
privilège de contempler le monde en toute quiétude.
Merci à
celles et ceux qui prennent encore le temps de lire,
De réfléchir et de ressentir dans un monde
Qui court souvent sans savoir où il va.
Si ces
quelques mots ont trouvé un écho en vous,
Alors ils
auront déjà rempli leur mission.
" La richesse est la capacité d'éprouver pleinement la vie. "
Henry David Thoreau
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Juin 2026
"Aimer,
c’est faire en secret ce serment : Je m’engage de toutes mes forces à défendre
ta liberté, à ménager, autour de toi, l’espace qui te sera nécessaire pour
croître et fleurir. Et même si je dois être surpris par l’évolution de l’autre,
même s’il ne devient pas ce que j’attendais de lui qu’il soit un jour, je
m’engage à respecter son devenir. C’est le défi que je relève. Que sa volonté
soit faite et non la mienne. Osons nous laisser surprendre. N’emprisonnons pas
nos proches, ni nos enfants dans la représentation que nous avons d’eux. Quels
sont les moules dans lesquels nous nous enfermons les uns les autres ?
Offrons-nous la confiance, même, de nous laisser errer, commettre des erreurs.
Que savons-nous du secret de nos destinées ? En devenant un garant de la
liberté de celui que j’aime, je lui épargne même de devoir fuir. Rester
ensemble n’est pas, comme au cimetière, une concession perpétuelle, c’est une
offrande à renouveler chaque jour."
« Qui prend la peine de prévenir les jeunes couples que
La traversée d'une relation
d'amour est une affaire périlleuse ?
L'illusion
que la relation doit rester gratifiante distille un poison.
Or,
prendre conscience que bâtir un amour est une oeuvre difficile ne constitue pas
une raison de ne pas l'oser ! Tout au contraire ! Que serait une vie où l'on ne
tenterait pas le plus haut, le plus ardu, sinon une esquive et un rendez-vous
manqué ?
Oui,
"l'autre" est une aventure périlleuse. Il est là pour m'accoucher de
mes démons et de mes ombres. Aussi court-il le risque de devenir l'écran de
projection de tout mon mal-être.
Il est
par excellence cet "empêcheur de tourner en rond" qui m'arrache à ma
ronronnante identité, à l'enfermement qui sans lui me guettait ; il va faire
brèche en moi, c'est à dire me mettre en vie et en métamorphose.
Le drame
contemporain, c'est la fuite des couples devant toute irritation et toute
crise. Dès que cesse l'agrément d'être ensemble, beaucoup prennent leurs jambes
à leur cou, ignorant que le plus beau de l'aventure va tout juste commencer :
la construction d'un amour adulte. »
Christiane SINGER
Extraits de "L’urgence d’aimer"
Et de "Derniers
fragments d'un long voyage"