lundi 29 juin 2026

Au-Dessus des Etangs Au-Dessus des Vallées ...

 





Le dessin du Jour, Bis

 




Quand les Vents Sont Contraires

 






il Reconnut Tout à Coup son Propre Obstacle

 




On a posé une question à un maître soufi qui s’appelait Shibli :

Qui t’a guidé sur ton chemin ? Et il répondit :« Un chien ».

 

– « Un chien ? »

 

Oui. Un jour, je l’ai vu presque mort de soif, debout au bord de l’eau. À chaque fois qu’il regardait son reflet dans l’eau, il était effrayé et il reculait, parce qu’il pensait que c’était un autre chien.

 

Finalement, sa soif fut telle qu’il dépassa sa peur et sauta dans l’eau où l’autre chien disparut. Le chien remarqua que l’obstacle, lequel était en lui, la barrière entre lui et ce qu’il avait pensé, avait disparu. De la même façon, mon propre obstacle a disparu », dit le maître, « Quand j’ai su qu’il était « je », quand j’ai su que c’était ce que j’avais pris comme étant moi-même ».

 

C’était donc l’obstacle. Ce qu’il avait pris comme étant lui-même avait été l’obstacle.

 

Et mon chemin m’a été au départ montré par le comportement d’un chien.

La barrière devant ce que le chien recherchait, la barrière qui l’empêchait d’obtenir ce qu’il recherchait avait été l’image illusoire de lui-même, l’illusion qu’il y avait cet autre soi, le soi.

 

Donc, cet enseignant avait déjà dû être allé très loin sur le chemin de la réalisation de soi et, parfois, il suffit d’une toute petite chose pour y voir soudainement la vérité. Donc, quand il vit le chien sauter dans l’eau, il reconnut tout à coup son propre obstacle. Il y avait encore un reste d’un sentiment de soi fabriqué par le mental et cela s’est alors dissout.

 

L’ego s’est dissout.

La voie du Soufie


Univers Artistique Éclats d’Art

 



Claude Monet

 La Rue Bavolle at Honfleur, 1864


En Attendant et Pendant L'été

 




Ce ne Sont Pas les Solitudes Arides qui Vous Coupent des Êtres Aimés

 




Ce ne sont pas les solitudes arides qui vous coupent des êtres aimés, ni l’île déserte ni le désert de pierres qui vous isolent des personnes que vous aimez. C’est la solitude spirituelle. C’est le désert dans l’esprit, les étendues arides du cœur à travers lesquelles on erre, perdu et étranger. Quand on est étranger à soi-même, on est aussi étranger aux autres. Si l’on est coupé de soi, on ne peut toucher les autres. Que de fois, dans une grande ville, en serrant la main de mes amis, j’ai senti la solitude s’étendre entre nous. Tous deux errions dans des terres arides, ayant perdu les sources qui nous nourrissaient — ou les ayant trouvées taries. Ce n’est que lorsqu’on est relié à son propre noyau qu’on est relié aux autres, je commence à le découvrir. Et pour moi, ce noyau, cette source intérieure, se retrouve le mieux dans la solitude. 


Anne Morrow Lindbergh