lundi 29 juin 2026
il Reconnut Tout à Coup son Propre Obstacle
On a posé
une question à un maître soufi qui s’appelait Shibli :
Qui t’a
guidé sur ton chemin ? Et il répondit :« Un chien ».
– « Un
chien ? »
Oui. Un
jour, je l’ai vu presque mort de soif, debout au bord de l’eau. À chaque fois
qu’il regardait son reflet dans l’eau, il était effrayé et il reculait, parce
qu’il pensait que c’était un autre chien.
Finalement,
sa soif fut telle qu’il dépassa sa peur et sauta dans l’eau où l’autre chien
disparut. Le chien remarqua que l’obstacle, lequel était en lui, la barrière
entre lui et ce qu’il avait pensé, avait disparu. De la même façon, mon propre
obstacle a disparu », dit le maître, « Quand j’ai su qu’il était « je », quand
j’ai su que c’était ce que j’avais pris comme étant moi-même ».
C’était
donc l’obstacle. Ce qu’il avait pris comme étant lui-même avait été l’obstacle.
Et mon
chemin m’a été au départ montré par le comportement d’un chien.
La
barrière devant ce que le chien recherchait, la barrière qui l’empêchait
d’obtenir ce qu’il recherchait avait été l’image illusoire de lui-même,
l’illusion qu’il y avait cet autre soi, le soi.
Donc, cet
enseignant avait déjà dû être allé très loin sur le chemin de la réalisation de
soi et, parfois, il suffit d’une toute petite chose pour y voir soudainement la
vérité. Donc, quand il vit le chien sauter dans l’eau, il reconnut tout à coup
son propre obstacle. Il y avait encore un reste d’un sentiment de soi fabriqué
par le mental et cela s’est alors dissout.
L’ego
s’est dissout.
La voie
du Soufie
Ce ne Sont Pas les Solitudes Arides qui Vous Coupent des Êtres Aimés
Ce ne sont pas les solitudes arides qui vous coupent des êtres aimés, ni l’île déserte ni le désert de pierres qui vous isolent des personnes que vous aimez. C’est la solitude spirituelle. C’est le désert dans l’esprit, les étendues arides du cœur à travers lesquelles on erre, perdu et étranger. Quand on est étranger à soi-même, on est aussi étranger aux autres. Si l’on est coupé de soi, on ne peut toucher les autres. Que de fois, dans une grande ville, en serrant la main de mes amis, j’ai senti la solitude s’étendre entre nous. Tous deux errions dans des terres arides, ayant perdu les sources qui nous nourrissaient — ou les ayant trouvées taries. Ce n’est que lorsqu’on est relié à son propre noyau qu’on est relié aux autres, je commence à le découvrir. Et pour moi, ce noyau, cette source intérieure, se retrouve le mieux dans la solitude.
Anne Morrow Lindbergh
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