Celui qui lit beaucoup et voyage beaucoup
Voit beaucoup et sait beaucoup.
Mais le vrai savoir commence quand
On sait ce que l’on veut être.
Don Quichotte (Cervantès)
Celui qui lit beaucoup et voyage beaucoup
Voit beaucoup et sait beaucoup.
Mais le vrai savoir commence quand
On sait ce que l’on veut être.
Don Quichotte (Cervantès)
La vie telle qu’elle est faite aux hommes n’est supportable que par le
mensonge. Ceux qui refusent le mensonge et préfèrent savoir que la vie
Est intolérable, sans pourtant se révolter contre le sort, finissent par
recevoir du dehors, d’un lieu situé hors du temps, quelque chose
Qui permet d’accepter la vie telle qu’elle est.
Simone Weil
S’arrêter Pour Enfin se Rencontrer Se Reconnecter
" On passe parfois tellement de temps à chercher
Qui l’on est, qu’on oublie simplement
De s’arrêter pour s’écouter.
Reconnectons nous "
Il faut
savoir s’arrêter, de temps en temps.
Pas
forcément partir loin.
Pas
forcément changer de vie.
Parfois,
il suffit simplement de faire silence.
Mettre le monde sur pause quelques instants,
laisser les autres à leurs préoccupations,
Leurs jugements, leurs attentes…
Et revenir doucement vers soi.
Parce qu’à force d’avancer, de faire semblant
Que tout va bien, de répondre
« ça va » alors qu’au fond quelque chose fatigue,
On finit parfois par ne plus savoir ce
que l’on ressent vraiment.
Alors il
faut prendre du recul.
Observer.
Pas pour
se juger.
Pas pour
se reprocher ses erreurs.
Mais
simplement pour comprendre.
Observe-toi dans tes attitudes,
Dans tes paroles, dans tes silences.
Observe tes réactions
Lorsque quelque chose te blesse.
Regarde ce qui te met en colère,
Ce qui te fait peur, ce qui te fait sourire.
Observe-toi dans la solitude,
Lorsque personne ne te regarde.
C’est
peut-être là que tu es le plus vrai.
Regarde aussi tes créations, tes écrits, tes musiques,
Tout ce que tu fais lorsque les mots ordinaires
Ne suffisent plus à dire ce que tu as à l’intérieur.
Il y a parfois dans une chanson,
Une phrase ou quelques lignes
Ecrites tard dans la nuit, une vérité que
L’on n’arrive pas à prononcer autrement.
Et puis
observe-toi dans la joie.
Parce qu’on oublie parfois de regarder
Qui l’on devient lorsque l’on est heureux.
Observe-toi
dans l’amour aussi.
La façon
dont tu donnes.
La façon
dont tu reçois.
La façon
dont tu t’attaches.
La façon
dont tu te protèges.
Et
pose-toi quelques questions…
Qui
suis-je vraiment lorsque je n’ai plus besoin de jouer un rôle ?
Est-ce
que mes sourires ressemblent réellement à mes sentiments ?
Est-ce
que mes paroles correspondent à ce que mon cœur pense ?
Est-ce que je vis selon mes propres vérités…
Ou selon celles que les autres ont
écrites pour moi ?
Et
surtout…
Est-ce
que je m’accepte tel que je suis ?
Avec mes
blessures.
Mes
contradictions.
Mes
faiblesses.
Mes
regrets.
Mes
petits bonheurs.
Mes
cicatrices que personne ne voit.
Il n’est
pas nécessaire d’avoir toutes les réponses.
La vie n’est pas un examen où il faudrait
Tout comprendre avant de continuer.
Parfois, comprendre un peu suffit.
Alors prends du temps pour toi.
Assieds-toi
quelque part où tu te sens bien.
Dans le silence d’une forêt, devant un paysage,
Près d’un feu, avec une musique que tu aimes…
Ou simplement dans une pièce tranquille,
Loin du bruit du monde.
Respire.
Laisse passer les pensées sans chercher à les retenir.
Et regarde-toi avec bienveillance.
Sans
jugement.
Parce qu’on est souvent beaucoup plus dur avec soi-même
Qu’on ne le serait avec
quelqu’un que l’on aime.
Accepter
ce que l’on est ne signifie pas renoncer à changer.
C’est
même souvent le contraire.
C’est à partir du moment où l’on cesse de se battre
Contre soi-même que l’on peut
commencer à avancer.
Tout doucement.
Un pas après l’autre.
Sans
bruit.
Sans
chercher à devenir quelqu’un d’autre.
Simplement
devenir un peu plus soi.
Et peut-être qu’un jour, après avoir longtemps
Cherché des réponses à l’extérieur,
On comprend quelque chose d’essentiel :
On
n’avait pas besoin de devenir quelqu’un.
On avait
simplement besoin de se rencontrer.
Alors observe-toi.
Encore.
Et
encore.
Jusqu’à ce que le regard que tu poses
Sur toi devienne plus doux.
Jusqu’à ce que tes blessures ne soient
Plus seulement des souvenirs douloureux,
Mais
aussi les traces du chemin parcouru.
Jusqu’à ce que tu puisses regarder
Ton passé sans vouloir le réécrire.
Jusqu’à ce que tu puisses regarder
Ton présent sans vouloir lui échapper.
Et
jusqu’à ce que demain ne soit plus une inquiétude…
mais une
possibilité.
Car
parfois, prendre du recul, ce n’est pas reculer.
C’est simplement prendre suffisamment
D’élan pour continuer à avancer.
Alors aujourd’hui…
Arrête-toi
quelques minutes.
Respire.
Observe-toi.
Écoute-toi.
Et, pour une fois,
Essaie de ne rien corriger.
Sois
simplement là.
Ici.
Maintenant.
Avec toi.
Peut-être qu’au bout du Silence,
tu découvriras quelqu’un que
Tu avais oublié de regarder
:
Une
simple réflexion partagée
Signé
Ours du Forez
©
copyright Ours du Forez
Août 2026
Écrire
autrement, pour toucher autrement.