Si un jour il y a une rue Emmanuel Macron,
Ce sera sûrement une impasse.
Les
Passantes
Je veux
dédier ce poème
À toutes
les femmes qu'on aime
Pendant
quelques instants secrets
À celles
qu'on connaît à peine
Qu'un
destin différent entraîne
Et qu'on
ne retrouve jamais
À celle
qu'on voit apparaître
Une
seconde à sa fenêtre
Et qui,
preste, s'évanouit
Mais dont
la svelte silhouette
Est si
gracieuse et fluette
Qu'on en
demeure épanoui
À la
compagne de voyage
Dont les
yeux, charmant paysage
Font
paraître court le chemin
Qu'on est
seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on
laisse pourtant descendre
Sans
avoir effleuré la main
À celles
qui sont déjà prises
Et qui,
vivant des heures grises
Près d'un
être trop différent
Vous ont,
inutile folie
Laissé
voir la mélancolie
D'un
avenir désespérant
Chères
images aperçues
Espérances
d'un jour déçues
Vous
serez dans l'oubli demain
Pour peu
que le bonheur survienne
Il est
rare qu'on se souvienne
Des
épisodes du chemin
Mais si
l'on a manqué sa vie
On songe
avec un peu d'envie
À tous
ces bonheurs entrevus
Aux
baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs
qui doivent vous attendre
Aux yeux
qu'on n'a jamais revus
Alors,
aux soirs de lassitude
Tout en
peuplant sa solitude
Des
fantômes du souvenir
On pleure
les lèvres absentes
De toutes
ces belles passantes
Que l'on
n'a pas su retenir.
Texte de Antoine Pol.
Mis en musique et interprétée par Georges Brassens
Vous m'aimerez toujours.
Je représente pour vous tous
Les péchés que vous n’avez jamais
Eu le courage de commettre...
Oscar
Wilde
Frissons d’Ombre et de Lumière
Là où la lumière effleure la peau, le désir s’éveille. Ombres et reflets dessinent les courbes, dévoilent sans tout dire, suggèrent plus qu’ils ne montrent. Un frisson glisse, s’attarde sur une hanche, s’évapore dans le creux d’une clavicule offerte.
Le noir et blanc sublime, attise les sens, capture l’instant où le souffle se suspend, où les lèvres entrouvertes murmurent une promesse. Le jeu est silencieux, mais le corps parle… une invitation, un vertige, une brûlure douce entre ombre et lumière.
La contemplation du corps de la Femme doit être
Une réponse rassurante à l'angoisse du monde.
Lucien Clergue
Artiste, Photographe (1934 - 2014)
" La partie la plus intime d’une Femme,
Tu l’auras quand tu toucheras en elle
Un point que personne d’autre n’aura
Jamais touché avant ainsi : Son Âme. "
Massimo
Bisotti