"La
solitude ne se résume pas à l'absence de compagnie.
Elle
réside dans l'absence de but, dans le vide de sens.
Quand
tout autour de vous paraît étrange et inaccessible, quand chaque relation
semble superficielle et que vos élans pour comprendre se heurtent à
l'indifférence, vous comprenez que la vraie solitude, ce n'est pas d'être
isolé, mais de se sentir étranger à un monde qui ne vous comble pas, un monde
sans signification."
Haruki
Murakami
Quand
t’en prend plein la gueule, vraiment…
Pas les petits coups mous du quotidien,
Non le
vrai moment où tout se casse,
Où t’es
seul face au mur,
Sans
applaudissements, sans mains tendu
là, il se passe un truc.
Un truc
sale. Lent. Irréversible.
Tu
regardes autour de toi…
Et y’a
plus grand monde.
Les
grandes promesses ?
Parties
avec le vent.
Les “je
suis là pour toi” ?
Disparus
dans la nature,
Comme des
mégots sous la pluie.
Et toi,
t’es là, à ramasser les morceaux,
Sans mode d’emploi.
Au début,
ça fait mal.
Pas une
douleur propre… non.
Une
douleur qui gratte, qui colle,
Qui te
suit jusque dans le lit,
Jusque
dans les nuits où tu fixes le plafond
Comme un con en te demandant
Comment t’as pu en arriver là.
Puis,
petit à petit… quelque chose se tasse.
Tu
comprends.
Pas avec
des mots.
Avec les
tripes.
Les gens
passent.
C’est
leur nature.
Ils
arrivent avec leurs sourires, leurs histoires,
Leurs
promesses trop belles…
Et puis
ils repartent, souvent sans prévenir,
Parfois sans raison valable.
Et toi,
t’étais là à croire que certains resteraient.
Erreur
classique.
Alors tu
changes de logiciel.
Tu
réalises que tendre la main en espérant qu’on la serre…
C’est
déjà une forme de dépendance.
Que
chercher à remplir tes vides avec les autres,
C’est
comme verser de l’eau dans un seau percé.
Ça tient
jamais.
Et le
jour où tu traverses le pire…
Vraiment
seul…
Là, tu
passes un cap.
Un vrai.
T’arrêtes
de quémander.
T’arrêtes
de te justifier.
T’arrêtes
d’attendre.
Tu fais
avec ce que t’as.
C’est-à-dire
toi.
Et c’est
là que ça devient intéressant.
Parce que
t’apprends à te relever sans spectateurs.
À avancer
sans validation.
À
construire sans bruit.
Tu
deviens moins aimable, peut-être.
Moins
naïf, sûrement.
Mais plus
solide.
Beaucoup
plus solide.
Les
bonnes personnes ?
Elles
viendront. Ou pas.
Mais tu
ne les supplieras plus de rester.
Les
autres ?
Qu’elles
dégagent.
Ça ne
change plus grand-chose.
Parce
qu’au fond, t’as compris un truc
Que peu de gens encaissent vraiment :
On naît
seul, on encaisse seul, on se relève seul.
Et le
reste… c’est du passage.
Alors
ouais, ça forge.
Pas un
héros. Pas une légende.
Juste
quelqu’un qui tient debout,
Même
quand tout s’écroule.
Et ça,
crois-moi…
Ça vaut toutes les
promesses du monde.
Une simple réflexion partagée,
Signé Ours du Forez
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Avril 2026