samedi 18 avril 2026

La solitude ne se résume pas à l'absence de Compagnie.

 




"La solitude ne se résume pas à l'absence de compagnie.

Elle réside dans l'absence de but, dans le vide de sens.


Quand tout autour de vous paraît étrange et inaccessible, quand chaque relation semble superficielle et que vos élans pour comprendre se heurtent à l'indifférence, vous comprenez que la vraie solitude, ce n'est pas d'être isolé, mais de se sentir étranger à un monde qui ne vous comble pas, un monde sans signification."

Haruki Murakami


 

Quand t’en prend plein la gueule, vraiment…

 Pas les petits coups mous du quotidien,

Non le vrai moment où tout se casse,

Où t’es seul face au mur,

Sans applaudissements, sans mains tendu

 là, il se passe un truc.

 

Un truc sale. Lent. Irréversible.

 

Tu regardes autour de toi…

Et y’a plus grand monde.

Les grandes promesses ?

Parties avec le vent.

Les “je suis là pour toi” ?

Disparus dans la nature,

Comme des mégots sous la pluie.

Et toi, t’es là, à ramasser les morceaux,

 Sans mode d’emploi.

 

Au début, ça fait mal.

Pas une douleur propre… non.

Une douleur qui gratte, qui colle,

Qui te suit jusque dans le lit,

Jusque dans les nuits où tu fixes le plafond

 Comme un con en te demandant

 Comment t’as pu en arriver là.

 

Puis, petit à petit… quelque chose se tasse.

 

Tu comprends.

 

Pas avec des mots.

Avec les tripes.

 

Les gens passent.

C’est leur nature.

Ils arrivent avec leurs sourires, leurs histoires,

Leurs promesses trop belles…

Et puis ils repartent, souvent sans prévenir,

 Parfois sans raison valable.

Et toi, t’étais là à croire que certains resteraient.

 

Erreur classique.

 

Alors tu changes de logiciel.

 

Tu réalises que tendre la main en espérant qu’on la serre…

C’est déjà une forme de dépendance.

Que chercher à remplir tes vides avec les autres,

C’est comme verser de l’eau dans un seau percé.

 

Ça tient jamais.

 

Et le jour où tu traverses le pire…

Vraiment seul…

Là, tu passes un cap.

 

Un vrai.

 

T’arrêtes de quémander.

T’arrêtes de te justifier.

T’arrêtes d’attendre.

 

Tu fais avec ce que t’as.

C’est-à-dire toi.

 

Et c’est là que ça devient intéressant.

 

Parce que t’apprends à te relever sans spectateurs.

À avancer sans validation.

À construire sans bruit.

 

Tu deviens moins aimable, peut-être.

Moins naïf, sûrement.

Mais plus solide.

 

Beaucoup plus solide.

 

Les bonnes personnes ?

Elles viendront. Ou pas.

Mais tu ne les supplieras plus de rester.

 

Les autres ?

Qu’elles dégagent.

Ça ne change plus grand-chose.

 

Parce qu’au fond, t’as compris un truc

 Que peu de gens encaissent vraiment :

 

On naît seul, on encaisse seul, on se relève seul.

Et le reste… c’est du passage.

 

Alors ouais, ça forge.

Pas un héros. Pas une légende.

Juste quelqu’un qui tient debout,

Même quand tout s’écroule.

 

Et ça, crois-moi…

Ça vaut toutes les promesses du monde.  


Une simple réflexion partagée,

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Avril  2026