dimanche 19 avril 2026

L'image du Jour

 



Tant que L'Homme Continuera à




Photos en noir et blanc

 




Plaire aux Hommes est un Art Compliqué

 



 

Plaire aux hommes est un art compliqué, qui demande qu’on gomme tout ce qui relève de la puissance. Pendant ce temps, les hommes, en tout cas ceux de mon âge et plus, n’ont pas de corps. Pas d’âge, pas de corpulence.


N’importe quel connard rougi à l’alcool, chauve à gros bide et look pourri, pourra se permettre des réflexions sur le physique des filles, des réflexions désagréables s’il ne les trouve pas assez pimpantes, ou des remarques dégueulasses s’il est mécontent de ne pas pouvoir les sauter. Ce sont les avantages de son sexe.


La chaudasserie la plus pathétique, les hommes veulent nous la refiler comme sympathique et pulsionnelle. Mais c’est rare d’être Bukowski, la plupart du temps, c’est juste des tocards lambda. Comme si moi, parce que j’ai un vagin, je me croyais bonne comme Greta Garbo. Etre complexée, voilà qui est féminin. Effacée. Bien écouter. Ne pas trop briller intellectuellement. Juste assez cultivée pour comprendre ce qu’un bellâtre a à raconter.


Virginie Despentes

King Kong Théorie


Photos Charme Sensuelle

 


Frissons d’Ombre et de Lumière

 

Là où la lumière effleure la peau, le désir s’éveille. Ombres et reflets dessinent les courbes, dévoilent sans tout dire, suggèrent plus qu’ils ne montrent. Un frisson glisse, s’attarde sur une hanche, s’évapore dans le creux d’une clavicule offerte.

 

Le noir et blanc sublime, attise les sens, capture l’instant où le souffle se suspend, où les lèvres entrouvertes murmurent une promesse. Le jeu est silencieux, mais le corps parle… une invitation, un vertige, une brûlure douce entre ombre et lumière.


La contemplation du corps de la Femme doit être

Une réponse rassurante à l'angoisse du monde.

 

Lucien Clergue

Artiste, Photographe (1934 - 2014)
















Diaboliser la Femme

 




"Diaboliser la femme ou vouloir ne lui accorder qu'un rôle d'animal domestique, voilà bien une tentation à laquelle bien des sociétés patriarcales ont succombé. En lui attribuant la responsabilité d'un péché originel ou en ne lui accordant dans "l'ordre naturel" qu'une place subalterne, consacrée à la maternité et à la satisfaction du mâle, l'homme ne veut rien entendre de son identité particulière.


Est-ce par nature, est-ce par culture, qu'elle est de cette humanité irréductible, qui échappe aux projections masculines ? Elle ne le fait pas contre l'homme, elle le fait par amour de sa liberté et plus intuitivement que dans une intention hostile. Il y a de l'âme agit en elle. Sa sauvagerie n'est pas cruauté ou faroucherie, c'est une rébellion contre la domination.


Si elle semble être une sorcière, ce n'est pas par maléfice, mais juste parce qu'elle prête l'oreille à l'ensemble de la vie et à comment elle vibre autour d'elle. Elle ne prend pas ses messages que dans le tonnerre, mais aussi dans l'herbe, dans le vent ou bien dans le frisson de son corps.


Cet être-là a une divinité qui ne tient pas du rapport de force, mais de la relation d'amour. Elle ne divise, ne diabolise pas, elle réunit, elle symbolise".


Tydé

En Attendant et Pendant Le Printemps