samedi 3 octobre 2026
Moi, je suis Folle
Moi, je
suis Folle
Je suis quelqu'un qui donne des
Ordres aux Rêves et aux Désirs.
Erri De
Luca
Le jour avant le bonheur
Photos Charme Sensuelle
Frissons d’Ombre et de Lumière
Là où la lumière effleure la peau, le désir s’éveille. Ombres et reflets dessinent les courbes, dévoilent sans tout dire, suggèrent plus qu’ils ne montrent. Un frisson glisse, s’attarde sur une hanche, s’évapore dans le creux d’une clavicule offerte.
Le noir et blanc sublime, attise les sens, capture l’instant où le souffle se suspend, où les lèvres entrouvertes murmurent une promesse. Le jeu est silencieux, mais le corps parle… une invitation, un vertige, une brûlure douce entre ombre et lumière.
La contemplation du corps de la Femme doit être
Une réponse rassurante à l'angoisse du monde.
Lucien Clergue
Artiste, Photographe (1934 - 2014)
La Force de Ceux qui Ressentent Trop…
La force de Ceux qui Ressentent Trop !!!
Être
soi-même
" Je préfère un cœur qui se froisse parfois à une âme
Qui ne ressent plus rien. La sensibilité est une fragilité,
Peut-être, mais aussi une belle façon de rester
vivant. "
La Tendresse des Âmes Entières
« Il
existe des êtres qui ont le cœur un peu trop grand pour un monde qui, parfois,
semble en manquer. Ils ressentent les silences, les absences et les petits
gestes comme d'autres ne remarquent même pas les mots. »
Il y a
des choses que l'on ne choisit pas dans la vie. Notre caractère, notre façon
d'aimer, notre manière de regarder les autres et, surtout, cette étrange
sensibilité qui nous accompagne depuis toujours. Certains traversent les
journées sans trop se poser de questions. D'autres, comme moi, ont parfois
l'impression de tout ressentir deux fois plus fort.
J'ai
toujours été ainsi. Un caractère entier, parfois un peu bourru, une certaine
force de caractère qui m'a permis d'encaisser bien des épreuves, mais aussi une
sensibilité que je n'ai jamais vraiment réussi à dissimuler. Un drôle de
mélange, finalement. Un peu comme un vieux chêne qui résiste aux tempêtes, mais
dont les feuilles frémissent au moindre souffle de vent.
Peut-être
est-ce mon signe astrologique, le Cancer, qui sait ? On dit souvent que les
natifs de ce signe sont particulièrement sensibles, attachés aux souvenirs, à
la famille et aux personnes qu'ils aiment. Je ne sais pas si les étoiles y sont
pour quelque chose, mais je reconnais volontiers quelques-uns de ces traits de
caractère chez moi.
J'ai
toujours eu cette faculté, ou peut-être cette faiblesse, de ressentir les
choses bien au-delà de ce qu'elles semblent être. Un mot, un regard, un
silence, une absence… Il suffit parfois de peu pour que mon esprit se mette à
réfléchir, à analyser, à chercher une explication là où il n'y en a peut-être
pas.
Il
m'arrive ainsi de penser à des personnes de ma famille, à des proches que
j'appelle régulièrement, simplement pour prendre de leurs nouvelles, savoir
comment ils vont, partager quelques mots. Et puis, parfois, je réalise que le
téléphone fonctionne dans les deux sens, mais que certains semblent avoir
oublié ce petit détail !
Je ne
demande pourtant pas grand-chose. Un appel de temps en temps, un petit message,
une attention spontanée. Juste ce sentiment de compter un peu dans la vie des
autres, sans avoir toujours besoin de faire le premier pas.
Et puis,
il y a ces anniversaires. Je suis de ceux qui pensent à souhaiter celui des
autres dès le matin, parfois même avant d'avoir terminé leur premier café. Une
petite attention qui ne coûte rien, mais qui peut faire plaisir. Alors, lorsque
mon propre anniversaire passe inaperçu auprès de certaines personnes, je ne
vais pas en faire une tragédie, bien sûr. Mais, malgré moi, je le remarque. Et
quelque part, cela me serre un peu le cœur.
Ce n'est
pas une question de cadeaux, de grandes déclarations ou de manifestations
extraordinaires. C'est simplement le besoin de sentir que l'on existe aussi
dans les pensées de ceux auxquels on tient.
Il y a
également ces petits comportements du quotidien qui peuvent me toucher bien
plus qu'ils ne le devraient. Sur la route, par exemple, lorsqu'un automobiliste
se montre agressif, irrespectueux ou simplement égoïste. Je ne comprends pas
toujours cette façon de vivre en oubliant que nous partageons tous le même
chemin. Moi qui essaie de respecter les autres, je peux me retrouver contrarié
par un geste, une parole ou une attitude qui, pour beaucoup, serait déjà
oubliée cinq minutes plus tard.
Mais chez
moi, les choses ne disparaissent pas toujours aussi facilement. Un mot
désagréable peut tourner en boucle dans ma tête pendant des heures. Un regard
peut assombrir une journée qui avait pourtant bien commencé. Et parfois, un
simple geste de gentillesse peut, à l'inverse, illuminer toute une après-midi.
C'est sans doute cela, ma façon d'être :
Je ne sais pas vraiment vivre les choses à
moitié.
Quand
j'aime, j'aime sincèrement. Quand je m'attache, ce n'est pas pour faire
semblant. Quand je donne mon amitié, mon affection ou mon temps, je le fais
avec le cœur, sans calculer ce que je pourrais recevoir en retour. Et lorsque
je suis blessé, je ne tourne pas toujours la page aussi facilement que je le
voudrais.
Il
m'arrive même de me reprocher cette sensibilité. De me dire que je devrais être
moins attentif aux autres, moins affecté par leurs paroles, moins sensible à
leurs absences. Que je devrais apprendre à laisser glisser certaines choses,
comme l'eau sur les plumes d'un canard.
Mais
voilà, je ne suis pas un canard ! Et encore moins un ours qui aurait décidé de
vivre sans cœur au fond de sa forêt.
J'ai
pourtant essayé, au fil des années, de me construire une carapace. La vie m'y a
d'ailleurs largement aidé. Depuis l'enfance, j'ai appris à encaisser, à me
relever, à avancer même lorsque les circonstances ne me faisaient aucun cadeau.
J'ai connu des moments difficiles, des déceptions, des pertes et des périodes
où il fallait simplement trouver la force de continuer.
J'ai
souvent dû faire face, parfois seul, sans forcément montrer ce qui se passait à
l'intérieur. Il faut croire que j'ai développé une certaine habitude de la
résistance. On pourrait presque me décerner une médaille pour services rendus à
l'adversité ! Mais je crois que je préférerais largement une bonne tasse de
café, un peu de tranquillité et une journée sans mauvaises nouvelles.
Car il y
a une différence entre être fort et ne rien ressentir.
On peut
avoir traversé des tempêtes, s'être relevé après des chutes, avoir appris à ne
plus se laisser impressionner par les difficultés, et pourtant conserver au
fond de soi cette petite fragilité qui nous rend profondément humains.
Je crois
même que ma force vient en partie de là. De cette capacité à continuer malgré
les blessures, sans pour autant devenir indifférent. À garder une certaine
tendresse envers les autres, même lorsque la vie ne m'a pas toujours épargné.
Longtemps,
j'ai considéré cette sensibilité comme un défaut. Je me demandais pourquoi
certaines choses me touchaient autant, pourquoi je pouvais être contrarié par
une parole insignifiante pour quelqu'un d'autre, ou pourquoi certaines absences
me faisaient davantage de peine que je ne voulais bien l'admettre.
Aujourd'hui,
je commence à regarder les choses autrement.
Peut-être
que ressentir profondément n'est pas une faiblesse. Peut-être que cette
sensibilité est simplement une autre manière d'habiter le monde. Une manière
parfois fatigante, je le reconnais volontiers, mais qui permet aussi de
percevoir des beautés que d'autres ne remarquent pas.
Un rayon
de soleil au milieu d'une journée grise, le silence d'une forêt en automne, le
regard confiant de mon chien Aaron, la présence tranquille de mon chat Flocon,
un café partagé, une chanson qui réveille un souvenir… Tous ces petits riens
qui, finalement, ne sont pas si petits que cela.
Il suffit
parfois d'un instant de douceur pour réparer un peu les contrariétés d'une
journée. D'une mélodie pour retrouver un sourire. D'un paysage pour se rappeler
que la vie ne se résume pas aux déceptions, aux absences et aux blessures.
Et puis,
avec le temps, j'apprends aussi à faire la différence entre ce qui mérite
vraiment que je m'y attarde et ce qui ne mérite pas que j'y laisse mon énergie.
Tout le
monde ne possède pas la même façon d'aimer, de communiquer ou de témoigner son
affection. Certains ne pensent pas à appeler, d'autres ne savent pas exprimer
leurs sentiments. Ce n'est pas forcément un manque d'amour, même si cela peut
parfois être difficile à accepter.
Mais
comprendre les autres ne signifie pas devoir tout accepter. On peut aimer
sincèrement et prendre un peu de recul. On peut rester attaché à quelqu'un tout
en cessant d'attendre constamment un signe de sa part. On peut être généreux
sans s'oublier soi-même.
C'est
peut-être l'une des grandes leçons que la vie m'enseigne encore aujourd'hui :
apprendre à donner sans me vider, à aimer sans me perdre et à accepter que
certaines personnes ne nous rendent pas toujours l'attention que nous leur
portons.
Je ne
deviendrai certainement jamais un homme totalement détaché. Et, à vrai dire, je
n'en ai pas tellement envie. Je préfère encore conserver cette part de moi qui
s'émeut devant un beau paysage, qui s'attache aux êtres, qui se révolte devant
l'injustice et qui croit toujours, malgré tout, en la sincérité des sentiments.
Je
voudrais simplement apprendre à moins souffrir de ce que je ne peux pas
changer. À ne plus laisser un comportement désagréable gâcher une journée
entière. À ne pas interpréter chaque silence comme une absence d'affection. À
accepter que je ne peux pas toujours comprendre les autres, pas plus qu'ils ne
peuvent toujours me comprendre.
Et
surtout, à me donner à moi-même un peu de cette bienveillance que j'offre si
facilement aux autres.
Car, au
fond, nous avons tous besoin de douceur. Même les plus solides, même ceux qui
donnent l'impression de ne jamais plier, même les vieux ours qui grognent
parfois un peu trop fort lorsque le monde les contrarie.
Derrière
une apparence parfois rugueuse se cache souvent une histoire, des souvenirs,
des blessures et une tendresse que l'on ne montre pas à tout le monde.
Alors,
oui, je suis peut-être un peu trop sensible. Oui, je prends parfois les choses
trop à cœur. Oui, je peux m'agacer pour un rien et ressasser pendant des heures
une parole qui aurait dû disparaître aussi vite qu'elle est arrivée.
Mais je
suis aussi celui qui continue d'espérer, qui aime les petits bonheurs, qui
apprécie les silences de la nature et qui croit encore qu'un simple geste peut
changer la journée de quelqu'un.
Je n'ai
plus vraiment envie de m'excuser d'être ainsi.
Je ne
suis pas parfait, loin de là. J'ai mes contradictions, mes impatiences, mes
colères et mes moments de découragement. Mais je possède aussi cette capacité à
me relever, à sourire de nouveau et à retrouver un peu de lumière même après
les journées les plus sombres.
Et si la
vie m'a appris à être fort, elle ne m'a pas complètement appris à être
insensible. Tant mieux, finalement.
Je
préfère encore avoir le cœur parfois froissé que de vivre avec un cœur devenu
indifférent.
Alors, à
tous ceux qui ressentent beaucoup, qui s'attachent sincèrement, qui souffrent
parfois en silence et qui ont appris à sourire malgré les blessures, j'aimerais
simplement dire ceci : ne considérez pas votre sensibilité comme une honte.
Protégez-la,
apprenez à la comprendre, mais ne la laissez pas disparaître.
Le monde
a peut-être besoin de davantage de force, mais il a certainement aussi besoin
de davantage de tendresse.
Et moi,
du haut de mes années, de mes expériences et de mes quelques cicatrices, je
continue d'apprendre. À être plus indulgent envers les autres, mais aussi
envers moi-même. À accepter mes émotions sans leur laisser systématiquement les
commandes. À savourer les instants de bonheur sans attendre qu'ils soient
extraordinaires.
Après
tout, il n'est pas nécessaire d'avoir une vie parfaite pour connaître de beaux
moments. Il suffit parfois d'un peu de soleil, d'un bon café, de la présence de
ceux que l'on aime et de la paix que l'on trouve dans son petit coin de forêt.
Et si,
demain, quelqu'un oublie de m'appeler, si un automobiliste me contrarie ou si
une parole me blesse, j'essaierai de me rappeler qu'il existe encore mille
raisons de sourire.
La vie
est déjà suffisamment compliquée pour que je lui offre en plus toutes mes
pensées et toutes mes nuits !
Je
resterai donc cet ours du Forez, un peu sauvage, parfois grognon, souvent
rêveur, mais toujours sensible à la beauté des choses et à la sincérité des
êtres.
Un ours
qui a appris à encaisser, mais qui n'a pas renoncé à aimer.
Et qui,
malgré les années, les déceptions et les tempêtes traversées, espère encore
trouver, au détour d'un chemin, quelques belles surprises que la vie aurait
gardées en réserve.
Parce
qu'au fond, être fort, ce n'est peut-être pas ne plus jamais avoir mal.
C'est
continuer à avancer, avec ses blessures, ses doutes et ses rêves, sans laisser
les épreuves nous voler notre capacité à aimer.
Et ça,
finalement, c'est peut-être ma plus belle victoire.
Les Petites Attentions
" Il suffit parfois d'un simple appel, d'un mot
Ou d'une pensée pour réchauffer un cœur.
Ce sont souvent les petites attentions
Qui révèlent les plus grandes
tendresses. "
Une
simple réflexion partagée
Signé
Ours du Forez
©
copyright Ours du Forez
Octobre 2026


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