mercredi 7 octobre 2026

Le Banc

 



" Et me voilà en face de lui ...

Solitaire, mélancolique, patient

 Il attendait on ne sait quoi.

Invitation à la paix et au repos.

 

Défense de parler

Ne pas déranger

Un vrai banc...

Pas de trahison possible.

 

 Simple témoin d'une civilisation fatiguée,

Lasse de n'avoir pas su entendre l'essentiel,

L’urgence de vivre..."

 

Jordan Ray


Les Renards

 





En Attendant et Pendant l'Automne

 




Ce quee Cache Derrière mon Sourire

 


Ce que je Cache Derrière mon Sourire



 


« Il y a des personnes que l’on aime, que l’on aurait aimé continuer à suivre, mais que la vie finit par mettre hors de portée. L’argent, la fatigue, la maladie, les années… parfois ce n’est pas le cœur qui s’éloigne, c’est simplement la vie qui nous impose un autre chemin. »

 

 

On croit parfois que la solitude est un choix.

 

Que ceux qui vivent un peu à l’écart ont simplement décidé de tourner le dos au monde, aux autres, aux habitudes, au bruit des conversations et aux faux-semblants.

 

C’est peut-être vrai… en partie.

 

Mais il y a une autre solitude, celle qui ne naît pas d’une envie de fuir les autres, mais d’une fatigue de devoir toujours expliquer qui l’on est, ce que l’on ressent, pourquoi certaines choses nous blessent davantage que d’autres.

 

Alors, un jour, on cesse de courir après ceux qui ne courent jamais vers nous.

 

On cesse de téléphoner.

 

On cesse d’attendre.

 

On cesse même parfois d’espérer.

 

Non pas parce que l’on n’aime plus les gens, mais parce qu’on a compris que certaines présences peuvent être beaucoup plus douloureuses qu’une absence.

 

Avec le temps, j’ai appris à vivre avec cette solitude-là.

 

J’ai même fini par lui trouver quelques qualités.

 

Elle ne juge pas.

 

Elle ne promet rien.

 

Elle ne vous demande pas de faire semblant.

 

Et surtout, elle ne vous reproche jamais d’être fatigué.

 

Alors oui, j’ai appris à apprécier le silence, une tasse de café, quelques arbres derrière une fenêtre, la présence d’un animal, un morceau de musique qui réveille un vieux souvenir, ou quelques mots déposés sur une page.

 

Ce n’est pas grand-chose, diront certains.

 

Pour moi, c’est parfois beaucoup.

 

Parce que derrière celui qui plaisante, qui sourit, qui semble prendre les choses avec philosophie, il y a aussi quelqu’un qui a connu les coups de la vie.

 

Et non…

 

Ce n’est pas vrai que je suis invincible.

 

Moi aussi, je me brise.

 

Pas toujours de façon spectaculaire.

 

Parfois simplement à l’intérieur.

 

Un mot de trop.

 

Une déception de plus.

 

Une promesse oubliée.

 

Une absence qui fait mal.

 

Un anniversaire que quelqu’un oublie.

 

Un silence qui dure.

 

Toutes ces petites choses que l’on prétend ne pas remarquer et qui, mises bout à bout, finissent parfois par peser lourd.

 

Alors j’ai appris à me réparer seul.

 

Pas très élégamment, je vous l’avoue.

 

Il m’est arrivé de rassembler mes morceaux avec du fil, 

De la patience, un peu d’humour… et beaucoup de mauvaise foi.

 

Parce qu’à défaut d’être invincible, j’ai au moins appris à être têtu.

 

Et puis il y a cette vieille technique que beaucoup connaissent :

 

faire croire que tout va bien.

 

Sourire quand ça fait mal.

 

Faire une plaisanterie quand on aurait envie de crier.

 

Dire « ça va » alors que la réponse honnête serait plutôt :

 " aujourd’hui, c’est un peu compliqué  ".

 

J’ai appris à crier à l’intérieur et à pleurer de rire à l’extérieur.

 

Une drôle de mécanique de survie.

 

On devient presque expert dans l’art de cacher les fissures.

 

Mais voilà…

 

Faire semblant que cela ne fait pas mal 

ne fait pas disparaître la douleur.

 

Au contraire.

 

Cela lui donne simplement une autre adresse.

 

Elle s’installe quelque part en nous, tranquillement, 

En attendant qu’on accepte enfin de lui ouvrir la porte.

 

Alors aujourd’hui, j’essaie de faire autrement.

 

J’accepte davantage mes fragilités.

 

Je ne cherche plus autant à prouver que je suis fort.

 

Après tout, être fort ne signifie peut-être pas ne jamais tomber.

 

Peut-être que la vraie force consiste simplement à tomber,

 A rester quelques instants au sol… puis à

 Regarder autour de soi et à se dire :

 

" Bon… puisque je suis encore là, autant continuer. "

 

Avec un peu d’humour.

 

Avec quelques cicatrices.

 

Avec moins d’illusions, peut-être.

 

Mais aussi avec davantage de douceur.

 

Car la vie m’a appris quelque chose que je 

N’aurais probablement pas compris autrement :

 

On peut être cabossé sans être définitivement cassé.

 

On peut avoir beaucoup perdu et continuer à rêver.

 

On peut aimer la solitude sans renoncer à aimer les autres.

 

On peut être fort et fragile dans la même journée.

 

Et surtout…

 

on peut encore avoir envie de croire que demain

 Apportera quelque chose que l’on n’attendait plus.

 

Alors oui, je me dévoile peut-être un peu trop.

 

Mais écrire, pour moi, c’est aussi une façon de

 Déposer quelques morceaux de moi quelque part.

 

Pas pour qu’on me plaigne.

 

Pas pour qu’on me répare.

 

Simplement pour respirer un peu mieux.

 

Parce qu’il y a des blessures qui ne demandent

 Pas forcément qu’on les guérisse.

 

Elles demandent parfois seulement qu’on cesse de les cacher.

 

Et puis, entre nous…

 

si je devais vraiment être invincible, 

Je crois que je m’ennuierais énormément.

 

Je préfère encore être cet homme un peu cabossé, parfois solitaire, souvent rêveur, qui avance comme il peut avec ses cicatrices, ses souvenirs, ses fous rires et ses petits bonheurs.

 

Après tout, une vieille maison peut avoir

 Quelques fissures et rester chaleureuse.

 

Un vieux chemin peut être plein d’ornières 

Et conduire encore quelque part.

 

Et un cœur qui a beaucoup souffert…

 

peut encore avoir de la place pour un peu de lumière.

 

" Il faut parfois avoir connu l’ombre pour

 apprendre à reconnaître la lumière. "

 

Ours du Forez

 

Une simple réflexion partagée

Signé Ours du Forez

© copyright Ours du Forez

Octobre 2026    


Non, ta Tristesse, ton Vague à l’Âme

 




Non, ta tristesse, ton vague à l’âme, si c’est bien ce que je pense, sont plutôt un signe de force… Les recherches d’un esprit vif et excité tendent parfois à dépasser les limites de l’existence, et, bien sûr, ne trouvent pas de réponses. C’est alors que vient la tristesse… ce mécontentement provisoire de la vie… C’est la tristesse de l’âme qui questionne la vie sur son mystère… 


Ivan Gontcharov


Je Croyais Que je Brûlerais ...

 




Le dessin du Jour,