Black
Friday : Entre Tentation et Révolte
Je dois
l’avouer, je suis partagé. D’un côté, il est agréable de profiter de bonnes
remises, surtout lorsqu’on a réellement besoin d’un objet ou d’un service. Mais
pour cela, encore faut-il avoir de l’argent. Et pour ceux qui n’en ont pas ? Ce
sont une fois de plus les banques qui sortent gagnantes : découverts, agios,
crédits à la consommation... Ce cercle vicieux devient indécent,
particulièrement face à la montée de la pauvreté en France.
On n’est
pas aux États-Unis, et pourtant, on nous impose cette folie consumériste comme
si elle allait résoudre tous nos problèmes. Franchement, ça suffit ! Ras-le-bol
de ce matraquage publicitaire qui ne fait qu’alimenter la frustration de ceux
qui n’ont pas les moyens. À force d’entendre ces pubs absurdes à longueur de
journée, j’ai fini par éteindre la radio pour ne plus écouter que de la
musique.
Et même
si ces remises sont réelles, qui en profite vraiment ? Les riches, encore et
toujours. Ce sont eux qui peuvent se permettre de "faire des
affaires" pendant que d’autres peinent à remplir leur frigo. Cette époque
me dégoûte. Une époque où les inégalités se creusent, où les
laissés-pour-compte sont de plus en plus nombreux.
Peut-être
qu’il est temps d’agir, de se lever contre ce système absurde. Pourquoi ne pas
renverser la table ? Peut-être faudrait-il piller ces magasins qui exploitent
la misère pour gonfler leurs profits. Une révolution sociale, voilà ce qu’il
faudrait, plutôt que ce cirque consumériste qui ne profite qu’aux mêmes.


