" Je ne vois pas pourquoi je devrais mourir dans
la souffrance pour satisfaire les convictions des autres. Chacun brandit ses
vérités, ses croyances, ses peurs… mais personne ne porte ma douleur. Peut-être
que si chacun s’occupait de sa propre vie, sans vouloir intervenir dans celle
des autres, cette terre serait déjà un peu moins proche de l’enfer. "
La vie était devenue aussi précieuse que fragile.
Elle ne tolérait plus ni rancœurs ni ressentiments,
Mais imposait d'aller à l'essentiel.
Theresa
Révay- (La louve blanche)
Je ne
vois pas pourquoi je devrais m’éteindre lentement,
Comme une
vieille ampoule qui clignote dans une pièce vide,
Juste
pour rassurer le regard inquiet du voisin d’en face.
Lui, avec
ses certitudes bien rangées,
Ses
croyances empilées comme
Des
boîtes dans un grenier poussiéreux,
Il pense
savoir ce qui est juste… pour moi.
Mais moi,
je ne lui ai rien demandé.
Je ne me
suis jamais invité dans sa vie
Pour lui
dire comment aimer,
Pourquoi prier,
Pour un
dieu imaginaire
Ou
comment mourir.
Alors
pourquoi faudrait-il que je traîne mes os
Dans une
agonie interminable,
Comme une
dette que je n’ai jamais contractée ?
On nous
parle de dignité
Avec des
mots propres, bien repassés,
Mais il
n’y a rien de digne
Dans un
corps qui se délite,
Dans un
esprit qui regarde
Partir
ses propres lumières.
Il y a
juste de la peur.
Et une
forme d’hypocrisie tranquille.
Certains
veulent que la souffrance ait un sens.
Moi, j’y
vois surtout une habitude
Qu’on
n’ose pas remettre en question.
Ils
invoquent des dieux, des lois, des principes…
Comme si
la douleur devenait noble
Dès qu’on
lui colle une étiquette sacrée.
Mais au
fond,
La mort,
c’est quelque chose de personnel.
Intime.
Silencieux.
Un
dernier geste qui ne regarde que celui
Qui doit
le faire.
Je ne
réclame pas qu’on m’applaudisse,
Ni même
qu’on me comprenne.
Je
demande juste qu’on me foute la paix
Avec
leurs vérités toutes faites.
Parce
qu’au bout du compte,
C’est mon
corps,
Ma
fatigue,
Ma fin.
Et si je
dois partir,
Je
préfère le faire comme
On ferme
une porte doucement,
Plutôt
que d’attendre qu’elle me tombe dessus.
" Ma fin ne regarde que Moi.
Que chacun s’occupe de sa Vie…
Et peut-être que cette Terre
Cessera enfin de ressembler à un Enfer. "
" Ils ont
des opinions sur ma mort, mais aucune sur ma douleur.
Qu’ils vivent leur vie… le monde s’en
porterait déjà mieux. "
Une simple réflexion partagée,
© copyright Ours du Forez
Avril 2026
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