« La vraie solitude ne fait pas peur à ceux qui ont appris à vivre avec eux-mêmes. Ce qu’ils espèrent encore, ce n’est pas une présence pour combler un vide, mais une âme sincère qui n’exige jamais qu’ils deviennent quelqu’un d’autre. » Ours du Forez
Il y a
des gens qui passent
Leur vie
à courir après le bruit.
Le bruit
des soirées,
Des
conversations sans âme,
Des
présences temporaires
Juste
pour ne pas entendre le vide leur parler la nuit.
Et puis
il y a ceux qui ont appris très tôt
À marcher
seuls dans les chemins de leur existence.
Ceux qui
savent préparer un café pour une seule tasse,
Prendre
la route sans passager,
Regarder
tomber la pluie contre les vitres
Sans
avoir besoin de meubler le silence.
Moi, la
solitude ne m’a jamais vraiment fait peur.
Depuis ma
jeunesse,
J’ai
appris à m’accompagner moi-même.
À travers
les montagnes du Forez,
Les
forêts de sapins,
Les
hivers longs,
Les
départs, les déceptions,
Et ces
soirées où le monde semblait tourner trop vite
Pour
quelqu’un qui cherchait simplement un peu de paix.
Avec le
temps, on comprend quelque chose d’essentiel :
Beaucoup
de gens qui disent vouloir être seuls
Ne
cherchent pas réellement la solitude.
Ils
cherchent une présence rare.
Une
présence qui ne leur demande pas de mentir,
De jouer
un personnage,
De
sourire quand le cœur est fatigué.
Quelqu’un
devant qui le silence reste confortable.
Quelqu’un
qui ne transforme pas chaque échange
en
compétition, en contrôle ou en théâtre.
Parce
qu’au fond,
La plus
grande fatigue humaine
N’est pas
d’être seul.
C’est
d’être obligé de devenir quelqu’un d’autre
Pour être
accepté.
Alors
certains finissent par préférer
La compagnie du vent,
Des
chiens fidèles,
Des vieux
chemins de campagne,
Du chant
des oiseaux au petit matin,
Ou d’une
simple lumière, traversant
Les branches des sapins.
Non pas
parce qu’ils ont renoncé aux autres,
Mais
parce qu’ils espèrent encore mieux.
Et malgré
les blessures,
Malgré
les années qui usent parfois les rêves,
Il reste
toujours cette petite braise au fond de soi.
L’espoir
discret d’une rencontre sincère.
Pas une
présence pour remplir un vide.
Pas un
pansement contre la peur d’être seul.
Mais une
âme calme,
Capable
de marcher à côté de vous
Sans vous
enlever votre liberté intérieure.
Quelqu’un
qui comprendrait qu’aimer,
Ce n’est
pas enfermer.
Ce n’est
pas posséder.
C’est
simplement offrir un peu de chaleur humaine
Dans ce pays
de plus en plus occupé
Divisé ou
la haine grandie de jour en jour
Souvent
froid et bruyant.
Et
peut-être que le vrai bonheur
Ressemble à ça finalement :
Deux
solitudes paisibles
Qui
choisissent un soir
De
regarder ensemble tomber la pluie
Sur les
montagnes du Forez.
© copyright Ours du Forez
Mai 2026
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